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Essentiel

Le premier souci des groupes humains a toujours été non pas de limiter leur croissance démographique mais d'assurer leur survie. D'où l'importance du culte de la mère et de la fécondité dans de nombreuses religions; d'où aussi la répression dont ont été l'objet les religions anti-natalistes, tel le catharisme. À tout moment, une famine, une épidémie ou une guerre pouvait décimer une population complète.

À partir du XVIIIe siècle, la population de l'ensemble de l'humanité a crû de façon constante. Alors est apparue la crainte, illustrée par l'oeuvre de Malthus, que la planète ne suffise pas à nourrir tous ses habitants.

Cette crainte subsiste, malgré la démonstration de Frances Lappé. C'est pourquoi, même si l'on sait que ce ne sont pas les ressources qui font défaut, mais la volonté de les distribuer adéquatement, les religions, dont l'Islam et dans une moindre mesure le catholicisme, qui interdisent certaines méthodes efficaces de contrôle des naissances suscitent une vive opposition. Voici comment Muhammad Yunus, fondateur de la Grameen Bank, voit ce problème: à une collaboratrice qui se désespérait du fait que les femmes pauvres aient des familles si nombreuses, et qui lui demandait pourquoi on ne leur parlait pas tout de suite de planification familiale, il répondait: «on ne peut semer deux graines à la fois». Pour lui, il faut commencer par aider les familles à sortir du trou, par les moyens de la micro-économie, avant toute chose. Sans micro-crédit, ces femmes seraient trop pauvres pour que les méthodes anti-natalistes aient un sens quelconque pour elles.

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