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Mauve négligée

Fleur sauvage du Québec. Naturalisée d'Eurasie.

Herbacée annuelle ou bisannuelle;
tige souvent couchée, ramifiée;
feuilles (larg. 30 à 50 mm) cordées*, presque circulaires, divisée en 5 à 9 lobes peu profonds;
fleurs (diam. 8 à 15 mm.) à cinq pétales blancs veinés de mauve, plus longs que les sépales, à pistil blanc en forme de cercle, à étamines mauves rayonnantes.

Fleurit pendant l'été et le début de l'automne. Pousse en talles hautes et larges, dans les lieux ouverts, souvent dans les endroits habités: courts, bord des trottoirs, pied des murs, etc.

Corolle de la mauve négligée
Tiges couchés et feuilles
    «Comme peut-être le plus grand nombre des Mauves, celle-ci est fortement héliotropique, les feuilles se plaçant normalement à la lumière incidente et conservant cette position tout le jour. La vitalité des graines qui peuvent demeurer vingt ans et plus dans le sol, explique l'ubiquité de cette plante dans les lieux habités.»1

Usage culinaire et médical
    «Les anciens faisaient grand usage de la Mauve comme plante alimentaire;
    PYTHAGORE la considérait comme une nourriture très salutaire, propre à favoriser l'exercice de la pensée et la pratique de la vertu. Elle paraît encore sur les tables des Chinois. La pharmacopée moderne lui reconnaît des propriétés émollientes.»2

1. frère Marie-Victorin, Flore Laurentienne, Presses de l'Université de Montréal, Montréal, 1964, p.381
2. idem, p.381

Essentiel

LXXXII

Le temps est infini dans tes mains, mon Seigneur. Nul n'est là pour compter tes minutes.

Les jours et les nuit passent, les âges s'épanouissent et puis se fanent comme des fleurs. Tu sais attendre.

Tes siècles se succèdent pour parfaire une frêle fleur des champs.

Nous autres, nous n'avons pas de temps à perdre, et parce que nous n'avons pas de temps il nous faut nous démener pour nos chances. Nous sommes trop pauvres pour nous permettre d'être en retard.

Et c'est ainsi que le temps passe, tandis que je l'abandonne à tous les plaignants qui le revendiquent; cependant ton autel reste vide d'offrandes et dégarni.

À la fin du jour je me hâte dans la crainte que les vantaux ne soient fermés; puis je trouve que pourtant il est temps encore.


TAGORE, Rabindranath, LV, L'offrande lyrique (Gitanjali),
traduction d'André Gide, éditions de la Nouvelle Revue Française, 1914, p.79

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