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    Impression du texte

    Lully Jean-Baptiste

    Jean-Baptiste (en italien, Giovanni Battista) Lully ou Lulli. Compositeur français d'origine italienne.

    Sous le règne de Louis XIV, Jean-Baptiste de Lulli, Italien d'origine mais naturalisé français, établit les bases de l'opéra français. Nommé par le roi surintendant de la musique royale, il exercera sur la musique de la cour un véritable monopole. Le roi lui accordera le pouvoir d'interdire à quiconque «de faire chanter aucune pièce entière en musique sans la permission du sieur Lulli».

    Pendant quinze ans, l'opéra ne présente donc que ses oeuvres. Lui-même excellent danseur, Lulli collabore avec Molière, Corneille et Racine. Il composera notamment la musique des ballets que Molière introduit dans certaines de ses pièces de théâtre (Georges Dandin, L'amour médecin, Le mariage forcé, Le Bourgeois gentilhomme, etc.) Il travaille avec Corneille sur Psyché.

    Il fixe les règles de l'opéra qui seront adoptées notamment par les Allemands et les Italiens pendant des décennies: le sujet doit être mythologique, présenté en cinq actes, précédé d'un prologue et d'une ouverture instrumentale. Il est le créateur du récitatif qu'il met au point en transposant musicalement les inflexions de la voix de la grande comédienne Champmeslé, qui était une des interprètes favorites de Racine. Il donne aux choeurs une importance qu'ils n'avaient pas avant lui, introduit des danses nouvelles: Menuet, Bourrée, Gavotte. Son orchestre était considéré comme le meilleur d'Europe. A l'apogée du classicisme, «il a su combiner logiquement les divers éléments qui composent la tragédie lyrique et réalisé un ensemble parfait de cohésion et d'équilibre, conforme en tout point au goût des français du XVIIe siècle».

    Auteur prolixe, il a composé quinze opéras dont les quelques titres suivants Cadmus et Hermione, Alceste, Atys, Thésée, Psyché, Bellérophon, Proserpine, montrent l'engouement pour l'antiquité grecque qui a caractérisé les classiques. A la même époque Racine écrivait Phèdre, Andromaque...

    Biographie

    «Pouvons-nous demeurer indifférents devant une musique qui arrachait des larmes à Mme de Sévigné, qui laissait frémissante Mme de Lafayette, qui excitait l’admiration de Molière et vers laquelle Racine penchait son âme attentive?» (Lionel de La Laurencie, auteur d’une biographie de Lully publiée en 1911)


    «Lully naquit à Florence, en 1632. Son père était meunier; un cordelier prit soin de son éducation, lui donna quelques leçons de musique, et lui apprit à jouer de la guitare. Lully commença par cet instrument, qui était fort à la mode en Italie; il préféra plus tard le violon, et parvint aisément à exécuter les gigues et les sarabandes sur lesquelles s’exerçaient les ménestrels de son temps. Le chevalier de Guise voyageait; mademoiselle de Montpensier l’avait prié de lui amener un petit Italien s’il en rencontrait un joli. Singulière recommandation : elle a pourtant servi à faire connaître un homme de génie. À son passage à Florence, le chevalier trouva un petit garçon de treize ans, bien fait et gentil, le décida à quitter sa patrie, et le présenta à Mademoiselle. La princesse ne le trouva pas du tout joli, et le plaça dans sa cuisine en qualité de sous-marmiton.

    Dans ses moments de loisir, le jeune Lully prenait un violon, et jouait bravement des menuets avec accompagnement obligé de pilons et de casseroles. Le comte de Nogent l’entendit en traversant la cour du palais, et dit à Mademoiselle que son marmiton s’escrimait fort bien de l’archet. La princesse désira le revoir, et fut satisfaite des heureuses dispositions de Lully. On lui donna un maître de français, et le marmiton virtuose quitta la cuisine pour passer au service de la chambre. C’était déjà de l’avancement; il fallait encore que le vent de fortune le lançât dans une mer plus vaste, digne de son talent et de son ambition : ce vent ne tarda pas à souffler. Un soupir que mademoiselle fit dans son intérieur, et que la vigueur, la franchise de l’exécution portèrent au loin, causa l’heureuse disgrâce de Lully. La boutade sourde de la princesse fit beaucoup de bruit dans le monde; les plaisants de la cour s’en amusèrent; il courut des vers sur ce burlesque sujet, et Lully, témoin auriculaire, s’avisa de les mettre en musique, avec ritournelles imitatives. Son air et les paroles se chantèrent partout; Mademoiselle congédia sur-le-champ, et sans récompense, l’impertinent compositeur. Qu’importe? La chanson était à la mode, et son auteur aussi. Louis XIV voulut voir, entendre l’auteur de la fameuse chanson; il trouva ses airs délicieux, fut enchanté de son exécution; et comme il n’y avait pas de place vacante dans sa troupe sonnante et râclante, il créa tout exprès une nouvelle bande, que Lully put former, exercer et conduire à sa fantaisie. On la nomma les petits violons; ils surpassèrent bientôt les grands violons : c’est ainsi qu’on désignait l’ancienne bande des vingt-quatre.

    Métra, Roberdet et Gigault lui enseignèrent le clavecin et la composition. Lully n’apporta d’Italie que son nom et son organisation musicale; son talent appartient à la France. C’est bien à tort que l’on a prétendu que ce maître avait naturalisé dans ce pays la musique et le goût italiens.

    Lully composa d’abord la musique des ballets que l’on représentait à la cour; l’Opéra n’était pas encore établi. Le roi aimait beaucoup la musique; Lully se rendit si agréable à ce prince, qu’il le nomma surintendant de sa musique. L’abbé Perrin et Cambert avaient fait représenter Pomone au jeu de paume de la rue Mazarine: c’est le premier opéra français qui ait été exécuté en public. Pomone fut joué pendant huit mois avec un succès prodigieux : les auteurs de cette pièce eurent pour leur part 60 000 francs. Le marquis de Sourdéac avait inventé les machines; sous prétexte des avances qu’il avait faites, il s’empare du théâtre, et quitte Perrin pour Gilbert, qui lui donne un autre opéra, dont Lully fit la musique.

    Ce fut le début de ce compositeur dans la carrière dramatique. Comme il avait autant d’adresse que d’esprit et de talent, il profita de la division qui régnait entre les directeurs associés, et obtint, par le crédit de Mme de Montespan, que Perrin lui cédât son privilège. Une fois maître, Lully congédia Gilbert, abandonna Sourdéac et ses actionnaires, en prit de nouveaux, et fit élever un théâtre au jeu de paume de la rue de Vaugirard, où l’on joua Les Fêtes de l’Amour et de Bacchus, en 1672. Cette pièce était de Quinault. Lully fut si content de son parolier, qu’il travailla presque toujours avec lui. Molière étant mort en 1673, le roi donna à Lully la salle du Palais-Royal, où l’opéra est resté jusqu’en 1781.

    Lully était chanteur, violoniste, acteur, danseur même; il forma lui-même ses acteurs, son orchestre, ses baladins. On peut le regarder comme le premier qui ait fait usage des instruments à vent et de percussion. On lui doit une innovation non moins importante : à la représentation de son opéra Le Triomphe de l’Amour, des danseuses parurent sur le théâtre. Les rôles de femme dans les ballets étaient remplis auparavant par des hommes travestis et masqués; c’était un véritable triomphe de l’amour. L’histoire ne dit pas si Lully avait préparé cette pièce pour justifier son heureuse innovation, que d’anciens préjugés n’avaient pas permis de tenter encore. Intrigant plein d’audace, habile courtisan, Beaumarchais de la musique, Lully ne laissait échapper aucune occasion de plaire à Louis XIV, qui le combla de faveurs. Ce compositeur poursuivit sa carrière avec autant de gloire que de bonheur, et la termina, en 1686, par Armide, son chef-d’œuvre. Il mourut le 22 mars 1687, des suites de la gangrène : il s’était, l’année précédente, blessé un doigt de pied, et n’avait pas voulu en souffrir l’amputation.

    On cite une infinité de saillies spirituelles, insolentes de Lully. Il était conteur agréable, fécond, parfait quelquefois; bon, mais brusque; il n’avait pas la politesse que l’on aurait désirée dans un homme qui vivait à la cour. Il aimait le vin, la table, et avait gardé l’inclination italienne pour l’avarice. Aussi laissa-t-il plus de 300 000 livres dans ses coffres, et de grandes propriétés.

    On peut voir dans les Mémoires contemporains et dans les Lettres de Mme de Sévigné jusqu’à quel point s’étaient élevés l’admiration et l’enthousiasme pour la musique de Lully. Atis, Isis, Armide, étaient des prodiges, des opéras merveilleux, enchanteurs, ravissants. Mme de Sévigné, sortant d’une répétition de Cadmus, écrit : « Il y a des endroits de la musique qui m’ont déjà fait pleurer. Je ne suis pas seule à ne pouvoir les soutenir; l’âme de Mme de La Fayette en est tout alarmée. » Cette bonne dame craignait de se damner en se laissant séduire par les airs de Lully, qui serviraient aujourd’hui à nous faire gagner les indulgences.»

    Castil-Blaze, article « Lulli », dans: William Duckett (dir.), Dictionnaire de la conversation et de la lecture: inventaire raisonné des notions générales les plus indispensables à tous. Tome douzième. Deuxième éditions entièrement refondue, corrigée et augmentée de plusieurs milliers d'articles tout d'actualité. Paris, Firmin Didot, frères, fils, [ca 1860], p. 498-499.

    Oeuvres

    Discographie (University of North Texas Music Library)

    Documentation

    Jugements sur Lully et son oeuvre

    « … [O]n se convainc sans peine que Jean-Baptiste Lully fut vraiment un sale type, grossier, vil, impudent, avide, plat devant les puissants, arrogant et brutal avec les faibles, et de mœurs aussi peu recommandables que son caractère. Les intrigues de cet arriviste forcené associaient au toupet les grimaces et les bassesses. Il flagorna Louis XIV en bouffon plutôt qu’en courtisan, et il en récolta la plus extraordinaire fortune qu’aient enregistrée les annales de l’art sonore. Durant un tiers de siècle, ce pitre accapara et monopolisa la musique en France. Rivaux, émules ou confrères sont annihilés ou subalternes. Rien ne doit exister ou se produire sans son assentiment. Le cas est unique et intéressant à étudier. En réalité, il s’agit de la création d’une forme d’art qui a fait son chemin depuis, d’une forme qui fut et est restée si longtemps "nationale" qu’on ne peut la dénommer autrement que l’opéra français. Et c’est l’opportunisme, la malléabilité d’assimilation d’un Italien roublard qui en cristallisa décidément la matière et en appliqua la formule. [...] l’opéra est né peu à peu d’une amplification du ballet de Cour. Dans ce cadre fastueux et traditionnel, Lully installe en souveraine la tragédie, aux côtés de laquelle la musique ne remplit qu’un rôle ancillaire ou du moins expressément subordonné. Ce qui est l’essentiel ici, c’est le discours de la parole, à qui sont adjoints rythme et son, mais étroitement assujettis. Malheureusement, confectionnée et versificotée par Quinault, cette tragédie est toute abstraite en sa fadeur grandiloquente; ses personnages sont des pantins en baudruche; son intrigue édulcorée, superficielle, vaine, "n’admet aucun conflit intérieur". On n’y découvre pas la moindre trace de cette humanité éternelle qui, chez Monteverdi, nous point si violemment encore à l’heure actuelle. Avec son méli-mélo de décor, de machinerie, de cortèges, de dialogues ou airs langoureux coupés d’intermèdes dansés, son succès triomphal démontre que l’opéra lullyste correspondait à la mentalité contemporaine. Ce spectacle pompeux et inane est l’une des manifestations les plus représentatives de cet "art de société" dont depuis deux cents ans notre génie national traîne comme un boulet le poids mort, une éloquente émanation spontanée de ce "Grand Siècle" auquel nous devons tout l’abstrait, le déclamatoire, le chiqué, tout le pédant et le conventionnel dont sont contaminées dès l’école notre pensée et notre sensibilité françaises. Il semble pourtant que Lully n’ait pas été dépourvu de quelque génialité native. Il fut d’une fécondité peu commune. Sa verve mélodique est souvent d’une indéniable verdeur, et parfois d’un ingénu sentiment populaire. Il paraît avoir fixé une forme, d’ailleurs transitoire, de l’Ouverture et doté la chorégraphie des "airs de vitesse". C’est le plus clair de son bagage de musicien. Son harmonie, plate et banale, est aussi quelconque que son écriture; le tout est un tissu de lieux communs. Musicalement on ne s’expliquerait pas la gloire et l’influence de Lully. Mais le fondateur de "l’Opéra français" fut avant tout un amuseur, et la musique n’était qu’un élément, au fond, presque accessoire de l’art de cet imprésario.

    JEAN MARNOLD, « Revue de la Quinzaine – Musique », Mercure de France, 1er septembre 1911, p. 186-187. À propos d'une biographie de Lully par Lionel de La Laurencie.

    Publications

    Bibliographie (University of North Texas Music Library)

    Beaussant, Philippe. Lully ou le musicien du Soleil, Paris, Gallimard, 1992.
    Gallois, Jean. Jean-Baptiste Lully ou la naissance de la Tragédie lyrique, Paillon, 2001.
    Haymann, Emmanuel. Lulli. Paris, Flammarion, 1991.
    Heyer, John Hajdu (éd.), Jean-Baptiste Lully and the music of the French Baroque: essays in honor of James R. Anthony. Cambridge, Cambridge University Press, 1989.
    Isherwood, Robert M. Music in the Service of the King: France in the Seventeenth Century. Ithaca, Cornell University Press, 1973.
    La Gorce, Jérôme de. Jean-Baptiste Lully, Paris, Fayard, 2002.
    La Gorce, Jerome de. "Les debuts de l'opéra français: Origines et formation de la tragédie en musique", in Les premiers opéras en Europe et les formes dramatiques apparentées: Actes du 4e- séminaire international de la Société internationale d'histoire comparee du théâtre, de l'opéra et du ballet. Paris, Klincksieck, 1992, p. 133-140.
    La Laurencie, Lionel de. Lully - Maîtres de la musique. New York, Da Capo, 1977.
    Prunières, Henry. La vie scandaleuse de J.-B. Lully, Mercure de France, n°429, mai 1916.
    Prunières, Henry. La vie illustre et libertine de J.-B. Lully, Plon, 1929.
    Schmidt, Carl B.(éd.). TheLivrets of Jean-Baptiste Lully's tragedies lyriques: A catalogue raisonne. New York, Performers' Editions, 1995.
    Scott, Ralph Henry Forster. Jean-Baptiste Lully: the Founder of French Opera. London, Owen, 1973.
    L’Avant-Scène Opéra: Numéro spécial: Atys, janvier 1987.

    Voir aussi:

    Beaussant, Philippe. Les Plaisirs de Versailles. Théâtre et musique, Paris, Fayard, 1996.
    Benoit, Marcelle. Musique de Cour : Chapelle, Chambre, Écurie, 1661-1733, Picard, 1971.
    Christout, Marie-Françoise. Le ballet de Cour de Louis XIV, Minkoff, 1987.
    De la Gorce, Jérôme. L‘Opéra à Paris au temps de Louis XIV, Desjonquères, 1992.
    Massip, Catherine. La Vie des Musiciens de Paris au temps de Mazarin, Picard, 1976.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2013-04-10
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    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    France; Italie
    Naissance
    1632, Florence, Italie
    Déces
    1687
    Raccourcis
    Un très beau site consacré à Lully
    The Jean-Baptiste Lully Collection (University of North Texas Music Library, É.-U.)
    Une biographie en langue anglaise (University of North Texas Music Library)
    Jean-Baptiste Lully, "plaisir du peuple et du Roy" (émission "Les Mémoires de la Musique", Espace 2, Radio suisse romande, 30 septembre-4 octobre 2002; on peut faire l'écoute de cette série en format Real Audio)

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