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    Trappistes

    Définition

    Cisterciens réformés de Notre-Dame de la Trappe dits de la stricte observance, originairement issus de l’Ordre de Cîteaux (Cisterciens) qui fut une réforme des Bénédictins.

    L’Ordre de Cîteaux eut pour fondateur saint Robert, abbé de Molesmes (Côte-d’Or), qui appartenait à Cluny (Saône-et-Loire), chef-lieu des abbayes bénédictines de France (1098). Il eut pour successeurs le bienheureux Albéric (1099-1109) et Étienne Harding (1109-34). Saint Bernard (1091-1153), abbé de Clairvaux (Jura), fut le grand propagateur de l’Ordre des Cisterciens. En 1343, on comptait 800 monastères d’hommes et environ 1000 de religieuses. Au siècle suivant, ce développement trop vaste, la richesse amoncelée, l’institution d’abbés commendataires amenèrent le relâchement et la décadence. Plusieurs monastères échappaient à la dégénérescence en maintenant une stricte observance de la Règle.

    L’abbé Armand de Rancé, né à Paris le 9 janvier 1626 et mort le 27 octobre 1700, appartenait à la famille Le Bouthillier et devint abbé commendataire de l’abbaye de La Trappe au diocèse de Séez (Normandie) : il fut le réformateur et le restaurateur de la stricte observance : d’où provint le nom populaire de Trappistes, affecté aux Cisterciens (1664). Quand, au siècle suivant, la Révolution supprima les Ordres religieux, dom Augustin de Lestrange, maître des novices à la Trappe, fut autorisé à émigrer avec 24 religieux. Le 1er juin 1791, il fonda Val-Sainte (Suisse), qui fut érigé en abbaye, le 8 décembre 1794, sous sa direction. Le monastère reprit tous les usages primitifs de Cîteaux et les dépassa même en certains points. D’autres fondations se firent ailleurs, quand la mésintelligence se mit entre dom de Lestrange et dom Eugène de Laprade, qui d’abord se rendit indépendant (1806), fit approuver cette mesure par Rome et, en 1813, abandonna les règlements de dom Augustin pour adopter ceux de l’abbé de Rancé; dom Augustin décéda en 1827. Le 1er octobre 1834, un décret de Grégoire XVI constituait la Congrégation des moines cisterciens de Notre-Dame de la Trappe. L’unité de gouvernement existait, mais la double manière de vivre persistait. À regret, une division fut sanctionnée par Pie IX, le 25 février 1847 : l’Ancienne et la Nouvelle réforme, suivant que le monastère adoptait les Constitutions de Rancé, ou celles primitives de Cîteaux. Un rescrit daté du 5 février 1868 rendait aux Cisterciens-Trappistes les vœux solennels.

    La séparation de 1847 avait suscité de nombreux regrets. Une première démarche auprès de Léon XIII n’aboutit point. Mais le 20 juillet 1892, un décret pontifical ordonnait la réunion à Rome d’un Chapitre général plénier. Il s’ouvrit le 1er octobre suivant, sous la présidence du cardinal Mazella, et se termina par la fusion de toutes les Congrégations et la nomination d’un général unique, qui fut dom Sébastien Wyart (+ 1904). L’Ordre s’appellera désormais Cisterciens réformés de Notre-Dame de la Trappe. Les Constitutions sont approuvées le 13 août 1894, confirmées avec tous les privilèges anciens de l’Ordre de Cîteaux le 30 juillet 1902, révisées et approuvées par Bref du 26 janvier 1925.

    Au Canada, l’Ordre a fondé des établissements importants, surtout au point de vue agricole.

    Le monastère de Notre-Dame-du-Lac, comté des Deux-Montagnes, a été établi grâce aux Messieurs du Séminaire Saint-Sulpice de Montréal, le 1er septembre 1881, par dom Jean-Marie Chouteau, abbé de Notre-Dame de Bellefontaine, par Bégrolles au diocèse d’Angers (Maine-et-Loire), depuis 1867. Il eut pour successeur dom Antoine (Pierre Oger), né en France (1852), prêtre en 1877, entré à Bellefontaine en 1881, transféré à Oka en 1886, élu prieur en 1887, bénit Abbé le 21 mars 1892, décédé à Oka le 1er août 1913, véritable créateur du monastère et de ses œuvres agricoles si florissante; en 1930, il y a(vait) 50 profès, 17 novices, 65 Frères convers. Brûlé en 1902, le monastère fut reconstruit en 1906.

    Le monastère de Notre-Dame-de-Mistassini, au Lac Saint-Jean, prieuré du diocèse de Chicoutimi, filiation en 1892 du monastère d’Oka; en 1930, 24 profès, 7 novices, 25 Frères, 22 juvénistes.

    Le monastère de Notre-Dame-des-Prairies, Saint-Norbert (Man.), fondé en 1892 sous la dépendance de Bellefontaine; en 1930, 13 profès, 4 novices, 24 Frères convers.

    Le monastère de Notre-Dame-du-Calvaire, près de Rogersville au diocèse de Chatham (N.-B.), récemment fondé sous la dépendance de Notre-Dame de Bonnecombe, au diocèse de Rodez (Aveyron); en 1930, 10 profès, 12 novices, 8 Frères convers.

    source: Louis Le Jeune, article "Cisterciens réformés de Notre-Dame de la Trappe" du Dictionnaire général de biographie, histoire, littérature, agriculture, commerce, industrie et des arts, sciences, moeurs, coutumes, institutions politiques et religieuses du Canada, Ottawa, Université d'Ottawa, 1931, vol. 1, p. 390-391

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    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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