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    Impression du texte

    Houde Roland

    « Né à Shawinigan, professeur de logique et de méthodologie, bibliophile, pédagogue généreux, homme de la trempe d’un Réginald Hamel et d’un [Gaston] Miron, inventeur pragmatique du principe de non-inutilité, [Roland] Houde est le pionnier des études québécoises en philosophie. Il est l’intercesseur qui a lutté contre la honte et le mépris de soi, et qui a légendé un geste nouveau dans la révolution intranquille des idées. »

    Robert Hébert, « Philosophie fatale, libérations et cogito du pauvre ou Pourquoi j’écrivais », Conjonctures, nos 45-46 (2008), p. 162 [www].

    ~ Roland Houde, 59 ans  © Jacques Beaudry, 1985

     

    Biographie

    Philosophe, professeur, auteur, archilecteur, bibliologue et chercheur.

    Après ses études classiques au Collège de Joliette, il entre à la Faculté de philosophie de l’Université de Montréal où il termine son baccalauréat en 1948. Boursier du Gouvernement du Québec, il poursuit ses études à The Catholic University of America (Washington) où il obtient une licence en philosophie sociale et histoire moderne, puis à Marquette University (Milwaukee) où il acquiert 24 crédits en éducation. Il termine en 1956 un doctorat en philosophie obtenu de l’Université de Montréal avec une thèse intitulée On the methodology of the Syllogism, a Comparative Essay. Il entreprend des études postdoctorales à l’Université de Pennsylvanie en philosophie grecque, ce qui l’amène à travailler auprès de Paul Henry et, plus tard, avec Pierre Hadot.

    D’abord stagiaire au Département de philosophie de Marquette University en 1949-50, il enseigne ensuite à Villanova University (Penn.) puis à St. John’s University (N.Y.) où il sera aussi un des conférenciers d’un programme intitulé « Logic of Science » organisé par The Philosophy of Science Institute. En 1963, il vient enseigner à la Faculté de Philosophy de l’Université de Montréal où il occupe aussi les postes de bibliothécaire et de secrétaire. En 1977, il quitte Montréal pour poursuivre son enseignement à l’Université du Québec à Trois-Rivières où il sera directeur du Module de 1980 à 1985. Sa contribution exceptionnelle aux travaux de la Commission des études à l’UQTR et son « souci constant à l’égard de la formation générale et du développement du programme d’études de qualité » seront reconnus et soulignés lors de la 268e réunion (extraordinaire) de la commission, le 30 juin 1988.

    Membre de l’American Catholic Philosophical Association (ACPA), « Associate editor » de la revue The New Scholasticism (1959-64), président du comité de publication de l’ACPA (1960-19644), organisateur et président de la section francophone de cette même association (inaugurée en 1978), membre de l’Association canadienne de philosophie (ACP) dont il sera trésorier national de 1966 à 1970 et membre du conseil exécutif de 1977 à 1980 —, il fait partie des membres fondateurs de la Société de philosophie du Québec et de l’Association québécoise de philosophie (AQP, 1983).

    Membre aussi de la Société historique de Boucherville, pour laquelle il dirigera à son retour au Québec la réédition (augmentée d’études) de l’Histoire véritable et naturelle des mœurs et productions du pays de la Nouvelle-France vulgairement dite le Canada (1664) de Pierre Boucher. Il sera appelé, en 1967, à collaborer en tant que directeur de la Société au Congrès international projeté pour la fondation d’une Fédération des Sociétés historiques francophones. Il sera membre, trésorier, et fera partie du comité de rédaction du journal d’Héritage Shawinigan. En 2004, il codirigera le centre de documentation régionale de la Fondation-Forum, nouvellement mise sur pied par la Société.

    Il a été invité à présider le Comité de sélection des communications dans le domaine de la logique pour le 8e Congrès interaméricain de philosophie (1967), a occupé le poste de trésorier du 4e Congrès international de philosophie médiévale (1967), a participé, sur invitation, au Colloque international de Royaumont sur le Néoplatonisme (1969), a rédigé le rapport des ateliers sur la question de l’enseignement de la philosophie pour le 15e Congrès de l’Association des Sociétés de philosophie de langue française (1971), et était responsable des expositions au 17e Congrès mondial de philosophie (1983). À cela s’ajoute sa participation à diverses activités organisées, entre autres, par l’ACPA, la Société de philosophie de Montréal, l’ACP, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS, Paris), la SPQ, la revue Critère, le Cercle de philosophie de Trois-Rivières, l’Association canadienne Jacques Maritain, le Groupe de recherche de l’université du Québec à Montréal sur l’histoire de la philosophie québécoise, le Département de philosophie de Lakehead University (Thunder Bay), l’Association québécoise pour l’étude de l’imprimé, la radio et la télévision de Radio-Canada et Radio-Québec.

    En plus d’avoir effectué des recherches méta-bibliographiques dans de grands centres bibliographiques (de Belgique, de France, d’Allemagne, d’Angleterre), préparé le manuscrit de la Bibliographie de la philosophie canadienne 1867-1967 (1968), répondu à l’invitation à se joindre à une équipe de recherche au CNRS (Paris, 1972) et à prendre part, à Tunis, aux activités du premier Colloque tuniso-français de bibliologie (1988) —, Roland Houde a participé à, soutenu et dirigé des travaux de philosophie et de traduction dont la traduction québécoise d’un ouvrage de Nelson Goodman, Faits, fictions et prédictions (Éd. De Minuit, 1984).

    Il a conçu, fondé et dirigé la Wn. C. Brown Reprint Librairy qui réédita, entre 1962 et 1969, cinquante volumes académiques rares et appréciés. Il est cofondateur des Éditions Ex Libris destinées à la publication d’études et d’instruments de travail. Réputé bibliophile, il a pratiqué le commerce érudit du livre tout au long de sa carrière, et s’y est consacré quelques années, après qu’il eut pris sa retraite de l’enseignement.

    Enfin, il a publié sept livres, Hand- et Workbook of Logic (Dubuque, Wm. C. Brown Co., 1954), Readings in Logic (Wm. C. Brown Co., 1958), Philosophy of Knowledge: Selected Readings (Chicago, J.B. Lippincott Co.), Tractatus syncategorematum… de Pierre d’Espagne (Milwaukee, Marquette U. Press, 1964), Histoire et philosophie au Québec (Bien public, 1979), Blanchot et Lautréamont (Bien public, 1980). Il a contribué à [10?] autres, parmi lesquels The logic of Science (N.Y., St. John’s U. Press, 1963), New Catholic Encyclopædia (N.Y., McGraw-Hill Book Co., 1967), Philosophie au Québec (Bellarmin, 1976) —, et publié des articles dans 44 périodiques, dont les plus importants sont Speculum, The New Scholasticism, The Modern Schoolman, Dialogue, Critère, Proceedings of the ACPA, Relations, Philosophiques, Schéma et schématisation, Voix et images, Liberté —, ainsi qu’à La Seignerie, Le Devoir, Le Bien public, L’Hebdo du Saint-Maurice, Le Nouvelliste, et deux autres journaux.

    Jacques Beaudry, La Philosophie et le Québec – Des noms et des notes, 1re série [seule parue], Éditions Ex libris, Sherbrooke, 1989, coll. « Itinéraires intellectuels », pp. 84-8. [Interpolations de l’Agora.] (Autorisation accordée par l’auteur de reproduire cette notice.)

    *   *   *

    Oeuvres

    Histoire et philosophie au Québec (1979)

     

    Livre-programme d’une entreprise polémique annoncée au tout dernier paragraphe du Proème à la philosophie contemporaine, six ans auparavant, et qui s’est amorcée et poursuivie dans les revues. Énoncé d’une pratique historienne et critique juxtalinéaire de l’historiographie de l’enseignement de la philosophie au Québec français, pour la période 1920-1975, surtout, et en particulier, 1945-1975. Pour situer une parole et une pratique philosophique québécoise, en toute fidélité, textes à l’appui, contextualisés, avec pour seul instrument, pour seul outil, une précision emphatiquement historique : par l’accumulation des rectifications et l’énumération des omissions. Visé, le récit d’une pauvreté philosophique qui serait particulière au Québec français montre son revers : de la part de ceux qui le reproduisent, une méconnaissance évidente de leur objet d’étude. Confrontée, l’absence mainte fois postulée se révèle pour ce qu’elle est véritablement, absence d’intérêt ou intérêt d’une absence, plutôt qu’absence réelle. Et les rétrospectives linéaires, dont l’économie est éprouvée par la prolifération des matériaux, éclatent. C’est vers les exceptions qu’il faut s’orienter pour des recherches en histoire de la philosophie qui sont utiles, productives et non répétitives. La densité des références en atteste : les sujets de recherche ne manquent pas, pour qui veut bien se donner la peine de lire.

     

    Lire, notamment :

    Histoire et philosophie au Québec – Anarchéologie du savoir historique, Trois-Rivières, Bien public, 1979, xii + 183 p. [www (angl.)]; « Proème à la philosophie contemporaine : suicide ou reviviscence ? », Proceedings of the American Catholic Philosophical Association, vol. 47 (1973), pp. 49-56, reproduit, écourté, dans Liberté, 190, vol. 32, no 4 (1990), p. 81-91 [Érudit]; « Bilan de la bibliologie au Canada », Schéma et schématisation, no 29 (1988), pp. 25-31 [L’Agora]; « Genres et tendances – L’essai : sous ensemble d’un ensemble », pp. 16-20 dans le collectif Les lacets de l’essai (Éd. Fragments, 1984), version revue et augmentée de l’article publié dans Philosophiques, vol. 10, no 2 (oct. 1983), p. 403-7 [Érudit]; « Fantaisies – Des textes et des hommes 1940-1975 », Phi zéro, vol. 4, no 1 (nov. 1975), pp. 41-60; compte rendu de « Les ouvrages de référence au Québec », Revue d’Histoire de l’Amérique Française, vol. 23, no 4 (1970), pp. 637-45 [Érudit]; le dossier Bernanos du Beffroi, no 4 (déc. 1987), constitué par Roland Houde et notamment son essai bibliographique « Bernanos au Canada », pp. 13-33; « Sartre ici : bibliographie anatomique (préliminaire) », Petite Revue de philosophie, vol. 2, no 1 (automne 1980), pp. 137-161; « Biblio-Tableau », pp. 178-205 dans le collectif Philosophie au Québec (Bellarmin, 1976); « Mort du philosophe, vie de la philosophie : Jacques et Raïssa Maritain au Québec au Québec » et « Jacques et Raïssa Maritain au Québec – II. Éléments de bibliographie critique », dans Relations, no 383 (juin 1973), pp. 166-8 et no 384 (juil.-août 1973), pp. 214-7; « Le carbure de calcium et un Jésuite ou De l’historien comme détective », Héritage Shawinigan, vol. 6, no 3 (15 sept. 2001), pp. [?], reproduit dans Histoire Québec, vol. 7, no 2 (nov. 2001), pp. 19-20 [Érudit].

    Sur Roland Houde :

    Les comptes rendus critiques du livre Histoire et philosophie au Québec, par Robert Hébert dans Philosophiques, vol. 7, no 1 (avril 1980), pp. 93-100 [Érudit] et par Louise Marcil-Lacoste dans Livres et auteurs québécois (1979), p. 304-6; Jacques Beaudry, Roland Houde, un philosophe et sa circonstance, accompagné d’un choix de textes (Trois-Rivières, Bien public, 1986) et « Le lecteur tenté », En vrac, no 30 (hiver 1986), pp. 59-63; Francine Gagnon, « Mais Houde est donc ce philosophe ? », Liberté, 190, vol. 32, no 4 (1990), p. 75-80 [Érudit]; Maurice Fournier, « L’influence d’un livre », dans Portraits infidèles, les Éditions du Phénix, Trois-Rivières, 2003, pp. 164-82.
    Bibliographie 1945-1985 des écrits de et sur Roland Houde dans Jacques Beaudry (Bien public, 1986), pp. 171-185.

    *   *   *

    Commentaires

    « Si les pensées les plus remarquables relèvent le plus souvent de l’observation des petits riens qui, pour être trop évidents, ne tombent pas sous le sens, on peut dire de [Roland] Houde qu’il possède l’art de dénicher les localisations judicieuses, traces lilliputiennes qui enchâssent la destinée du livre. Qu’il s’agisse de préfaces, dédicaces, épigraphes, notes, accents déplacés, éditions tronquées, traductions détournées, etc., le lacis interstitiel lui permet de situer des itinéraires qui dissimulent tantôt une itinérance, tantôt un oubli. »

    Francine Gagnon, « Mais Houde est donc ce philosophe ? », Liberté, 190, vol. 32, no 4 (1990), p. 77 [Érudit].

    Documentation

    « Tout enseignement ici doit d’abord être une entreprise de nettoyage, d’autocritique et de critique permanente des erreurs léguées à nous et aux étudiants par la majorité des textes philosophiques contemporains, des ouvrages de critique ou d’érudition, ou par quelques pseudo-maîtres qui sont encore en recherche et en rédaction d’eux-mêmes. La répétition n’a de valeur que si elle modifie en additionnant; l’enseignement est un vecteur : le long de ce vecteur, la philosophie est une accumulation. Pas une soustraction. Dans la relation recherche-enseignement d’un discipline vivante, le problème actuel semble être : comment transformer l’enseignement en utilisant les recherches philosophiques en cours ? »

    Roland Houde, dernier paragraphe du « Proème à la philosophie contemporaine : suicide ou reviviscence ? » Proceedings of the American Catholic Philosophical Association, vol. 47 (1973), p. 56, reproduit dans Liberté, vol. 32, no 4, (190) 1990, pp. 91 [Érudit].
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    Québec
    Naissance
    [2?] août 1926, Shawinigan
    Documents Associés
    Michaël La Chance
    question, philosophie, enseignement
    Robert Hébert
    anarchéologie, an-, historiographie, québec, révolution tranquille, philosophie
    Raccourcis

    Référence


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