• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'homme, la nature, la techique

        Réflexions inspirées de Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, avec la collaboration de l'Association Aquitaine B.Charbonneau J.Ellul, sous la présidence de Sébastien Mor...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

  • La lettre
    • Édition

    Néolibéralisme

    Définition

    Néolibéralisme et libéralisme
    «En quoi les "néolibéraux" se distinguent-ils des libéraux de plus vielle souche? En un sens, on pourrait dire qu'ils ne s'en distinguent pas vraiment et qu'ils s'efforcent souvent, au contraire, — c'est tout particulièrement le cas de Hayek — de souligner leur stricte fidélité aux points de vue de Locke et de Smith, par-delà les errements modernes qui, comme nous venons de le voir, auraient été le fait de tant de «faux libéraux». Le néolibéralisme ne serait donc rien d'autre qu'un retour, dont Hayek s'est fait le héraut, à ce libéralisme authentique d'Adam Smith, par-delà toutes ces analyses plus modernes (comme celles de Walras, de Keynes ou de Samuelson) qui auraient en commun de subordonner le «libéralisme» à une savante mise en place d'un marché modelé sur les exigences d'un rationalisme sans fondements. Il en va apparemment ainsi au niveau macro-économique, où les idées monétaristes de Milton Friedman, qui, dans la perception populaire en tout cas, semblent avoir consacré ce retournement des choses, peuvent, en un sens, être perçues comme un retour à l'orthodoxie monétaire, par-delà les audaces de la théorie keynésienne. Ce n'est donc pas sans un fondement au moins apparent que les adversaires de ces nouveaux libéraux les ont parfois, par dérision, qualifiés de «paléo-libéraux».

    Il paraît toutefois bien injuste de considérer ainsi les néolibéraux comme de nostalgiques conservateurs qui s'efforceraient de faire revivre un lointain passé désormais révolu. Pour bien voir que les néolibéraux sont loin d'être des paléo-libéraux, il peut être utile d'examiner de plus près la conjoncture qui a rendu possible la quasi mise au rancart, pendant plus d'un siècle, du «vrai libéralisme» et celle qui, au cours des années 1970, a apparemment permis à celui-ci de réapparaître en force, sous la forme de ce «néolibéralisme». Aux mêmes fins, il importe aussi de voir comment les néolibéraux, à cause même de cette conjoncture qui les a forcés à contester l'hégémonie des économistes néoclassiques d'alors, ont été amenés à expliciter quelques-unes des dimensions fondamentales du libéralisme que, dans son pragmatisme, Adam Smith aurait été assez peu enclin à dégager.

    [...]

    Pour Hayek, le véritable libéral est celui qui est convaincu que la libre négociation entre les hommes est le meilleur moyen d'arriver aux arrangements les plus satisfaisants et que les solutions imposées par une autorité centrale seront toujours moins satisfaisantes que ces arrangements, faute de pouvoir tenir compte valablement de désirs individuels dispersés et à peu près indénombrables et inanalysables. Le véritable libéral est donc celui qui soutient qu'il ne faut confier au gouvernement que le soin d'assurer la sécurité et la liberté de tous et le soin de faire respecter les contrats (parce que c'est là le minimum requis pour qu'une négociation ait un sens). Le vrai libéral est celui qui, une fois que le mécanisme du marché est ainsi mis en branle, s'oppose à ce que le gouvernement intervienne plus avant, même sous prétexte d'«améliorer» le fonctionnement de ce marché. Le véritable libéral est enfin celui qui estime que, en vertu d'un mécanisme qui s'apparente à la sélection naturelle, les institutions efficaces prendront forme spontanément, pour peu que la liberté et la sécurité des individus soient assurées et qu'on ne mette pas d'entraves à ce processus.

    MAURICE LAGUEUX, Qu'est-ce que le néolibéralisme. Voir ce texte.

    Documentation

    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
    Loading
    Informations
    Linguistique
    Allemand
    Neoliberalismus
    Anglais
    Neoliberalisme
    Espagnol
    Neoliberalismo
    Documents Associés
    Maurice Lagueux
    Économie, libéralisme, économie néoclassique et économie néolibérale, Hayek, Adam Smith, Say
    Raccourcis

    Référence


    Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homo vivens en devenant membre ou en faisant un don.