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    Impression du texte

    Curtiz Michael

    Introduction à l’œuvre de l’auteur

     

                De même que la Nature a horreur du Vide, l’Homme exècre le Chaos. C’est dans l’ordre des choses : la stabilité est indispensable pour fonder une famille, pour entreprendre et plus généralement, pour affronter les affres de la condition humaine. Si nous avons besoin d’organisation pour nous ranger, force est toutefois de reconnaître que nous sommes incapables de la préserver. Le grand livre de l’Histoire et ses chapitres sanglants le confirment entre pitié, tristesse et cruauté. Michael Curtiz était assurément l’un des artistes les plus qualifiés pour se pencher sur cette contradiction immémoriale. Avant de devenir l’un des dieux de l’Olympe Hollywoodien, il fut ainsi Mihaly Kertesz, fils de petits bourgeois né dans la Budapest de la fin du XIXè siècle. Il fit ses classes dans un vaste Empire, que la première guerre mondiale réduisit à la modeste Hongrie. Il vit l’avènement de la République des Conseils, création du révolutionnaire Communiste Béla Kun. Il assista au coup d’Etat de Miklos Horthy, Amiral dont l’autoritarisme droitier le convainquit de s’enfuir à Vienne. En un mot comme en cent, sa jeunesse Européenne fit de lui le témoin privilégié d’une vérité universelle, que Charles Baudelaire aurait pu exprimer en ces termes poétiques : l’itinéraire des individus et des peuples n’est qu’un ténébreux orage, traversé ça et là par de brillants soleils.

     

                Le fait que l’harmonie semble inaccessible sur Terre est une énigme aussi fascinante qu’effrayante. Pour Kertesz, maître de la mise en scène qui prit le nom de Curtiz en quittant l’ancien monde pour le nouveau, elle fut une authentique obsession. Elle ne cessa de hanter son esprit durant les trois décennies que dura sa fructueuse collaboration avec les studios Warner. Elle changea son œuvre en une prodigieuse enquête aux confins de l’Art, de la Politique et de la Philosophie. Cette croisade Positiviste, héritière de la pensée d’Auguste Comte qui s’assigne pour mission de découvrir l’une des lois fondamentales de l’Humanité, s’appuie sur une stratégie de recherche dont la constance n’a d’égale que l’efficacité. La remarquable méthodologie consiste à reproduire des communautés en miniature. Elle fait du plateau de tournage un laboratoire, de la caméra un microscope et du réalisateur, un scientifique en mesure d’étudier son sujet dans les moindres détails.

     

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    Biographie

    Débuts

     

                Naturalisé Américain dans les années 1920, Michael Curtiz naît dans la Hongrie impériale de la fin du XIXè siècle. Il s’appelle alors Mihaly Kertesz. Issu d’une famille Juive de condition aisée, le jeune Magyar se passionne rapidement pour le Théâtre. Il devient comédien puis, s’essaie à la mise en scène. Son talent et son autorité naturelle lui permettent de prendre part aux débuts de l’industrie cinématographique de son pays. C’est ainsi qu’en 1912, il réalise le premier film de sa très riche carrière : Le dernier bohème (Az Utolso Bohem).

     

     

    Particularités

     

                Michael Curtiz fut l’élève des maîtres Scandinaves Mauritz Stiller et Victor Sjöström. Il réalisa une cinquantaine de longs-métrages en Hongrie. La première guerre mondiale puis, la révolution Communiste de Béla Kun et la contre-révolution fascisante de l’Amiral Horthy, changèrent le cours de son existence et le poussèrent à l’exil. Il s’établit à Hollywood en 1926, à l’invitation des frères Warner. Ces derniers, admiratifs des reconstitutions historiques à grand spectacle qu’il avait effectuées dans son pays, virent en lui l’alter ego de Cecil B. de Mille. Leur prédiction ne tarda pas à devenir une réalité. Après L’Arche de Noé (Noah’s Ark), qu’il réalisa en 1929, Curtiz devint en effet une légende du Septième Art. Il conçut près de cent films jusqu’à sa mort, en 1962. Certains, illuminés par la présence rayonnante de Joan Crawford, d’Errol Flynn ou de Humphrey Bogart, ont été promus au rang de classiques. Tel est notamment le cas du Roman de Mildred Pierce (Mildred Pierce), de Capitaine Blood (Captain Blood), des Aventures de Robin des bois (The Adventures of Robin Hood) ou encore, de Casablanca. On notera que le cinéaste dirigea un chanteur mythique dans Bagarres au King Créole (King Creole) : Elvis Presley. Cette singulière expérience est caractéristique d’une œuvre qui, du Western au Policier en passant par le Drame social et l’Aventure, est placée sous le signe de l’éclectisme.

     

    Oeuvres

    Voir la Filmographie complète de Michael Curtiz

    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Référence


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