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    Impression du texte

    Marguerite

    Définition

    La marguerite, ou chrysanthème, est une fleur sauvage originaire d'Europe, introduite en Amérique par les premiers colons.

    Herbacée vivace, TIGE rigide, peu ramifiée (haut: 30 à 60 cm), FEUILLES BASILAIRES*, oblongues, FEUILLES CAULINAIRES* alternes le long de la tige, profondément dentées, FLEURS en capitules* terminaux, comprenant 20 à 30 rayons blancs.
    Pousse en été dans les lieux ouverts et les terrains secs.



    « Nulle plante de l'ancien monde ne s'est plus complètement naturalisée que la marguerite, qui couvre nos champs l'été et donne la note dominante au paysage.

    La racine est oblique et tronquée. Les rayons du capitule sont roulés sur eux-mêmes au début de l'anthèse. Ils s'étalent complètement pendant l'anthèse de la multitude des fleurs tubuleuses du disque. Celles-ci s'épanouissent par séries successives, c'est-à-dire en suivant l'ordre de la spirale d'insertion, depuis les bords jusqu'au milieu. Les styles ne sortent du tube staminifère qu'après la déhiscence des anthères, en sorte que la fécondation directe paraît impossible. Après la fécondation, les rayons blancs s'inclinent, se réfléchissent et disparaissent sans laisser de traces.

    La marguerite, qui se trouve maintenant en immenses quantités, de l'Atlantique jusqu'aux limites du Manitoba, est l'une de nos pires mauvaises herbes dans les prairies à foin, où elle ne tarde pas à étouffer l'herbe. Les racines étant peu profondes, un labour fait périr toutes les plantes. Les fleurs apparaissent au moment où le trèfle est prêt à faucher ; si l'on fauche à ce moment, les graines de la marguerite ne peuvent mûrir.

    L'espèce est mellifère ; cependant elle n'est pas fréquentée par les abeilles domestiques, mais seulement par de très petits insectes. »1

    Les amoureux effeuillent la marguerite: elle m'aime un peu...beaucoup...passionnément...pas du tout...un peu...beaucoup...

    Le frère Marie-Victorin suggérait de faire de même pour l'avancement de la science:

    «On sait que le nombre des rayons de la marguerite (comme chez la plupart des composées ligulées) n'est pas fixe, mais oscille entre un maximum et un minimum, avec une moyenne présentée par le plus grand nombre des individus. C'est l'une des meilleures illustrations du phénomène de la fluctuation à l'intérieur de l'espèce. Une excellente leçon de choses, pour une classe de biologie élémentaire, consistera à faire compter par les élèves le nombre des rayons de mille capitules et à établir la courbe de variation. La comparaison des courbes obtenues dans des expériences faites en divers temps et divers lieux montrera que l'hérédité transmet non point une valeur particulière de la fluctuation, mais l'amplitude de la fluctuation, la courbe et ses paramètres. »
    2

    Usage culinaire et médicinal:

    Les jeunes feuilles peuvent être mangées en salade. On peut aussi tirer un thé doux de l'infusion de la fleur. Elle est de la même sous-famille que la camomille et poss`de des propriétés semblables: calmantes, astringente, digestives et antispasmodiques.


    1. Frère Marie-Victorin, É.C., Flore Laurentienne, deuxième édition, Les Presses de l'Université de Montréal, Montréal, 1964, p.590
    2. ibid, p.590

    Essentiel

    Dans le language des fleurs, la marguerite représente l'innocence et la droiture. Largement ouverte, elle est une image de confiance et de simplicité.

    «À aucun prix moi je ne veux
    Effeuiller dans le pot au feu
    La marguerite.»
    Brassens, La non-demande en mariage

    L'Unité

    «Par-dessus l'horizon aux collines brunies,
    Le soleil, cette fleur des splendeurs infinies,
    Se penchait sur la terre à l'heure du couchant;
    Une humble marguerite, éclose au bord d'un champ,
    Sur un mur gris, croulant parmi l'avoine folle,
    Blanche épanouissait sa candide auréole;
    Et la petite fleur, par-dessus le vieux mur,
    Regardait fixement, dans l'éternel azur,
    Le grand astre épanchant sa lumière immortelle.
    «Et, moi, j'ai des rayons aussi!» lui disait-elle.»

    Victor Hugo, Les Contemplations

     

     

    Promenade de la poétesse Marie Noël, dans la campagne autour de Blois, en compagnie de son parrain, Raphaël Périé.

    « Tous les champs et les chemins étaient en fleur. Il y avait par là des prés, des ruisseaux, une jolie maison fermée et silencieuse qui s'appelait « la Bicoquette », et, dans le haut d'une pente, un peu plus loin, une petite église toute seule dans l'herbe. Puis, en bas, vers le soir, il y eut un village (je crois qu'il s'appelait Molineuf ), avec des maisons au toit baissé, de petites fenêtres, des géraniums, des oeillets, des marguerites..., des fumées. De ''une des maisons qui se tenait à l'écart, sortit une vieille femme fée avec son bâton et son tez crochu, et elle nous donna des graines de ses gueules-de-loup merveilleuses.»
    Raymond Escholier, Marie Noël, La neige qui brûle, Stock, Paris 1968, p140.

    La petite
    Marguerite
    Est tombée
    Singulière
    Du bréviaire
    De l'abbé

    Trois pétales
    De scandale
    Sur l'autel
    Indiscrète
    Pâquerette
    D'où vient-ell'

    Dans l'enceinte
    Sacro-sainte
    Quel émoi
    Quelle affaire
    Oui, ma chère
    Croyez-moi

    La frivole
    Fleur qui vole
    Arrive en
    Contrebande
    Des plat's-bandes
    Du couvent

    Notre Père
    Qui, j'espère
    Etes aux cieux
    N'ayez cure
    Des murmures

    Malicieux
    Cliquer pour agrandir
    La légère
    Fleur, peuchère
    Ne vient pas
    De nonnettes
    De cornettes
    En sabbat

    Sachez, diantre
    Qu'un jour, entre
    Deux ave
    Sur la pierre
    D'un calvaire
    Il l'a trouvée

    Et l'a mise
    Chose admise
    Par le ciel
    Sans ambages
    Dans les pages
    Du missel

    Que ces messes
    Basses cessent
    Je vous en prie
    Non, le prêtre
    N'est pas traître
    A Marie

    Que personne
    Ne soupçonne
    Puis jamais
    La petite
    Marguerite
    Ah ! ça mais...

     

     

     

    Documentation

    Fiches d'identification:
    1. La Flore Laurentienne en ligne
    2. Plantes sauvages

    Fiches botaniques:
    1. article sur le mélilot du King's American Dispensatory (angl.), par Harvey Wickes Felter, 1898, un classique de botanique américaine.

    Planches de botanique:
    1. dessin de Carl Axel Magnus Lindman, Projet Runeberg (Suède)

    Usage culinaire:
    1. L'herbier gourmand

    Recherches:
    1. Québec: Carte de répartition de la marguerite blanche le long du St-Laurent, 2002, site d'Environnement Canada.

    Nombre d'or:
    Deux articles: Les plantes et l'arithmétique et Le nombre d'or et la beauté des spirales de la botanique
    «Comment se peut-il que les plantes marquent une prédilection pour la suite de Fibonacci ou pour le nombre d'or ? (...) Peut-on imaginer que ce fameux nombre soit présent dans leur génome et, si c'était le cas, y a-t-il là un souci esthétique comme l'exemple des beaux-arts pourrait le faire penser ?»

    Voir aussi: Le nombre d'or dans la nature
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Informations
    Références
    Linguistique
    Allemand
    Gemeine Wucherblume , Gewöhnliche Wucherblume, Frühblühende Margerite, Marguerite / Orakelblume / We
    Anglais
    Ox-eye daisy, White weed, Great ox-eye, Field daisy, Moon daisy, Maudlin daisy, White daisy, Horse g
    Espagnol
    Margarita mayor

    Référence


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