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    Tauler Jean

    La prose allemande avait pris, dans la bouche des orateurs franciscains, de l’aisance et de la vivacité : des théologiens mystiques, appartenant à un ordre rival, lui donnèrent plus de vigueur et d’éclat, en l’appliquant aux recherches métaphysiques. C’étaient des esprits sincères, qui se sentaient repoussés par la sécheresse de l’enseignement scolastique, et qui voulaient y substituer une doctrine plus large et plus féconde. Le principe fondamental de leur philosophie était l’union de l’âme avec Dieu. Leurs nombreux disciples étaient répandus dans les maisons dominicaines le long du Rhin; leur centre était à Cologne. Ils avaient des rapports avec la secte des Amis de Dieu, fondée par Nicolas de Bâle. Nous n’avons point ici à considérer leur influence sur la philosophie du moyen âge : ce furent eux surtout qui amenèrent la ruine de la scolastique allemande. Mais ils mirent aussi leur empreinte sur la langue. Ils remplacèrent les formules latines, où la pensée philosophique avait été emprisonnée jusqu’alors, par des vocables allemands, que l’usage admit peu à peu, et qui furent définitivement consacrés par les écrivains de la Réforme.

    Le fondateur de l’école, Henri Eckhart, que l’admiration de ses contemporains a fait nommer maître Eckhart, vécut dans la seconde moitié du XIIIe siècle et au commencement du XIVe (...)

    Un trait de la vie de Jean Tauler, le plus illustre des disciples d’Eckhart, montre bien l’esprit qui animait l’école. Né probablement à Strasbourg vers 1290, et ayant fait ses études à Paris, il était venu, lui aussi, visiter le grand établissement des domincains à Cologne. Il passait déjà pour un des premiers orateurs de la ville, lorsqu’un jour (c’est lui-même qui nous raconte ce fait dans une préface) il fut abordé dans la rue par un laïque qu’il ne nomme point, mais que l’on suppose être Nicolas de Bâle, et qui lui dit que ses sermons ne laisseraient aucune trace durable, parce qu’il était plus préoccupé de lui-même que de ses auditeurs. Tauler fut tellement frappé de cette remarque, qu’il cessa pendant deux ans de monter en chaire. Lorsqu’il reparut devant ses auditeurs, il avait changé de méthode : il n’enseignait plus que ce qu’il appelle la simple vérité. Tauler mourut à Strasbourg, en 1361. Dans sa jeunesse, il n’avait fait que se pénétrer des idées de son maître; plus tard, il essaya de corriger le mysticisme de l’école et de lui donner un caractère plus pratique. Son Imitation de la vie pauvre du Christ rappelle un livre célèbre du moyen âge; cependant l’analogie n’est pas aussi complète que pourrait le faire croire la ressemblance du titre. Tauler ne s’arrête pas dans la vie contemplative, comme l’Imitation de Jésus-Christ; il exige seulement que l’esprit du christianisme pénètre toutes les actions et toutes les pensées de l’homme.

    source: Adolphe Bossert, Histoire de la littérature allemande, Paris, Hachette, 1904, p. 165

    Oeuvres

    Traductions françaises

    Sermons. Traduction de G. Théry et al. Paris, Cerf, 1991.

    Documentation

    Gandillac, Maurice de. Valeur du temps dans la pédagogie spirituelle de Jean Tauler. Paris, Libraire philosophique J. Vrin; Montréal, Institut d'Études médiévales, 1956. Coll. « Conférence Albert-le-Grand ».

    Libera, Alain de. Eckhart, Suso, Tauler ou la divinisation de l'homme. Paris, Bayard, 1996.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Informations
    Références
    Données biographiques
    Naissance
    ca 1290
    Déces
    1361
    Raccourcis

    Référence


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