• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'homme, la nature, la techique

        Réflexions inspirées de Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, avec la collaboration de l'Association Aquitaine B.Charbonneau J.Ellul, sous la présidence de Sébastien Mor...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

  • La lettre
    • Édition


    La lettre de L'Agora
    Abonnez-vous gratuitement au bulletin électronique. de L'Agora.
    Si l’Encyclopédie de l’Agora demeure progressiste, c’est dans un nouveau sens du mot progrès, fondé sur la science réparatrice et sur le principe de précaution.
    Média social:
    Facebook:


    Flux RSS:

    Jonas Hans

    Hans Jonas, né en 1903 en Allemagne, élève de Husserl, Heidegger et Bultmann (thèse de doctorat sur la gnose en 1928), a été professeur à Jérusalem (1935), au Canada (1949), à New York (de 1955 à 1976) et à Munich (1982-1983). Il est lauréat du prix de la paix des libraires allemands (1987).

    Biographie

    «Hans Jonas est né en 1903 d’une famille juive allemande. Il a étudié auprès de somités du monde philosophique et théologique tels que Husserl, Heidegger et Bultmann. Pour des raisons évidentes, il a dû émigrer en Palestine en 1933 — année de l’accession de Hitler au poste de chancelier —, et de nouveau au Canada en 1939, pour enfin s’établir à New York de 1955 à 1976. Durant l’année académique 1982-1983, il fut professeur invité à Münich, époque où l’auteur de cet article a eu l’occasion de l’entendre lors d’une conférence à Francfort sur les nouvelles valeurs à définir. Hans Jonas mourut en février 1993.

    Ce Juif d’une grande érudition s’est d’abord fait connaître en Allemagne par sa thèse doctorale sur la gnose et, en Amérique, par ses travaux en philosophie de la biologie. Mais, s’il demeure célèbre, ce sera avant tout à cause de son ouvrage décisif sur les aspects éthiques de la technologie avancée en rapport avec l’environnement naturel, et notamment avec la vie humaine et l’ensemble de la biosphère. Il se dégage du livre, qui a connu un succès énorme (plus de 150,000 exemplaires en Allemagne seulement), une sorte de vibration mystique qui caractérise les grands penseurs juifs. C’est cette audacieuse pensée éthique, marquée du sceau de l’urgence, que nous aimerions rendre accessible à un public élargi, sans toutefois en affaiblir l’argumentation.

    Dans sa thèse de doctorat sur Les aventures contemporaines de la responsabilité (Université Laval, Québec, décembre 1998), Christian Boissinot accorde une place prépondérante à Hans Jonas, à côté d’Emmanuel Levinas, juif français cette fois, sans doute plus génial, mais dont la pensée et l’écriture ne se soumettent pas aisément à la vulgarisation. Du Principe Responsabilité, ce n’est du reste pas tout l’ouvrage qui puisse intéresser le lecteur d’un article d’encyclopédie. Il s’agit, en effet, d’une collection de textes assez disparates, dont plusieurs pièces furent publiées aux U.S.A. avant la parution du livre, et réaménagés par la suite pour en faire un seul ouvrage relié de façon plutôt lâche (all. p. 11), ce qui explique aussi d’inévitables répétitions. L’essentiel aurait pu être ramassé en moins de pages et dans un exposé plus simple, moins éclectique et mieux articulé. L’auteur ne se le cache pas, justifie même la difficulté de son langage. Dans un paragraphe de la préface non traduit par J. Greisch, il déclare : "Etant bien conscient de m’attaquer à un sujet hautement actuel avec une philosophie pas du tout actuelle, voire presque déjà archaïque, il ne m’apparaît pas inapproprié qu’un tension semblable s’exprime aussi dans le style (p. 11)."»

    LAURENT GIROUX, «Hans Jonas (1903-1993) : le Principe Responsabilité», L’Agora, vol. 7, no 2, janvier-février 2000.

    Oeuvres

    À propos de l'ouvrage Le principe responsabilité
    «Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les actions de l’homme pourraient se révéler irréversibles. Or, en face, c’est le "vide éthique", car les morales traditionnelles sont trop courtes. Elles sont particulièrement inopérantes pour les décideurs politiques.

    H. Jonas propose une reformulation de l’éthique autour de l’idée centrale de responsabilité sous ses différents aspects, naturelle et contractuelle, tournée vers l’avenir et dégageant dans le rôle des parents et des hommes d’État deux paradigmes essentiels.

    Ce livre important reprend les concepts clés de l’éthique, de l’éducation, de la politique et de l’histoire. Il discute pied à pied les idéaux du progrès et les utopies (d’où le titre de l’ouvrage qui rappelle Le principe espérance de Bloch) et fait toute sa place aux limites de tolérance de la nature, à la souffrance, à la peur et à l’espérance responsable. L’accueil réservé à cette grande œuvre — des philosophes aux décideurs politiques et des pédagogues aux scientifiques — témoigne de l’urgence d’une telle réflexion.»

    LAURENT GIROUX, ibid.

    Documentation

    — Bernard Sève, ‘Hans Jonas et l’éthique de la responsabilité’, in Esprit, octobre 1990.
    — Paul Ricoeur, ‘La responsabilité et la fragilité de la vie. Ethique et philosophie de la biologie chez Hans Jonas’, in Le Messager européen, no. 5, 1992.
    — Actualiser la morale. Mélanges offerts à René Simon. Etudes réunies et présentées par R. Bélanger et Simone Plourde. Paris, Editions du Cerf, 1992.
    — René Simon, Ethique de la responsabilité. Paris, Editions du Cerf, 1993.
    — René Simon, ‘Le fondement ontologique de la responsabilité et de l’éthique du futur’, in Nature et descendance. Hans Jonas et le principe ‘responsabilité’. Genève, Labor et Fides, 1993 : p. 101-107.
    — ‘The Problem of Macroethic of Responsibility to the Future in the Crisis of Technological Civilisation’. An Attempt to come to terms with Hans Jonas’s ‘Principle of Responsibility’’, in Man and the World, no. 20, 1987

    Textes en ligne:

    Hans Jonas, Le principe responsabilité: étude de Denis Collin
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
    Loading
    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    États-Unis; Allemagne
    Documents Associés
    Laurent Giroux
    Environnement, éthique, nature, technique, progrès

    Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homo vivens en devenant membre ou en faisant un don.