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    Diabète

    Définition

    «Affection chronique qui survient lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline ou lorsque l’organisme ne parvient pas à utiliser efficacement l’insuline produite.

    Il en résulte que la personne atteinte ne sera plus en mesure d’utiliser le glucose provenant des aliments qu’elle mange. Ceci peut conduire à l’hyperglycémie (un taux de glucose anormalement élevé dans le sang).»

    © Fédération internationale du diabète

    « Le diabète sucré est une affection caractérisée par une incapacité de l’organisme à sécréter en quantité suffisante ou à utiliser adéquatement l’insuline. L’insuline est une hormone sécrétée par les cellules ß du pancréas, qui aide à transformer le glucose en énergie. En l’absence d’insuline, le glucose ne peut pénétrer dans les cellules de l’organisme (principalement les tissus musculaires, adipeux et hépatiques) et demeure dans le courant sanguin. L’hyperglycémie chronique (augmentation de la concentration sanguine du glucose) due au diabète peut entraîner à long terme des lésions, des perturbations fonctionnelles et une insuffisance au niveau de divers organes, en particulier les reins, les yeux, les nerfs, le coeur et les vaisseaux sanguins.
    On distingue trois principaux types de diabète: le diabète de type 1, le diabète de type 2 et le diabète gestationnel. Une anomalie de la glycémie à jeun et un abaissement de la tolérance au glucose sont des états qui peuvent conduire au diabète. La majeure partie de l’information dont nous disposons sur le diabète, en ce qui a trait à l’espérance de vie, aux taux de complications et aux facteurs de risque, nous vient de sources de données américaines.

    Diabète de type 1
    Le diabète de type 1, auparavant appelé diabète sucré insulinodépendant, apparaît généralement pendant l’enfance ou l’adolescence, et la survie du patient est liée à de nombreuses injections quotidiennes d’insuline. La forme la plus courante du diabète de type 1 résulte d’un processus auto-immun de destruction des cellules ß, qui entraîne une incapacité du pancréas à sécréter l’insuline. Le diabète de type 1 représente entre 5 % et 10 % de tous les cas diagnostiqués de diabète.

    Selon les données américaines, la réduction de l’espérance de vie observée chez les personnes atteintes du diabète de type 1 est fonction de l’âge au moment du diagnostic. L’espérance de vie se trouve, au minimum, raccourcie de 15 ans. Une étude fondée sur des dossiers d’assurance-vie a mis en évidence une réduction de l’espérance de vie de 27 ans chez les sujets dont la maladie avait été diagnostiquée avant l’âge de 15 ans. Les auteurs d’une étude menée auprès de patients de la Joslin Clinic, clinique américaine spécialisée dans le traitement du diabète, n’ont observé qu’une réduction de 16 à 17 ans de l’espérance de vie chez les patients dont l’état avait été diagnostiqué à l’âge de 10 ou de 15 ans. Toutefois, la clientèle de la Joslin Clinic appartient, de façon générale, à des familles plus fortunées et reçoit probablement de meilleurs soins médicaux.

    Diabète de type 2
    Le diabète de type 2, auparavant appelé diabète sucré non insulino-dépendant, débute généralement après l’âge de 40 ans. Le diabète de type 2 peut représenter entre 90 % et 95 % de tous les cas diagnostiqués de diabète. L’installation du diabète de type 2 est un processus en deux étapes: 1) une résistance à l’action de l’insuline, souvent exacerbée par l’obésité, est suivie par 2) une incapacité du pancréas à augmenter suffisamment la sécrétion d’insuline pour compenser adéquatement cette résistance. Cette forme de diabète a récemment été diagnostiquée chez de jeunes Autochtones et est appelée diabète de type 2 du jeune.

    L’espérance de vie est réduite de 5 à 10 ans chez les personnes d’âge moyen atteintes du diabète de type 2. L’espérance de vie varie selon l’âge au début de la maladie, et plus le sujet est jeune au moment du diagnostic, plus son espérance de vie se trouve réduite.

    Diabète sucré gestationnel
    Le diabète sucré gestationnel (DSG) est une intolérance au glucose découverte pour la première fois au cours d’une grossesse. Cette forme de diabète est généralement transitoire et disparaît dans les six semaines suivant l’accouchement. Le diabète gestationnel est associé à une élévation de l’incidence de la macrosomie foetale («gros bébés»), de la prééclampsie et des césariennes. Les femmes qui ont souffert du diabète gestationnel risquent davantage de développer un diabète de type 2 par la suite. Certaines données indiquent qu’environ le tiers des femmes ayant des antécédents de diabète gestationnel seront plus tard atteintes du diabète de type 2.

    Affections apparentées
    Les personnes ayant une glycémie (concentration sanguine du glucose) supérieure aux valeurs considérées comme normales mais inférieure à la valeur seuil qui sert de base au diagnostic du diabète dans les épreuves standard sont considérées comme ayant une anomalie de la glycémie à jeun (AGJ) (au test de mesure de la glycémie à jeun) ou un abaissement de la tolérance au glucose (ATG) (à l’épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie orale). Les personnes appartenant à ces groupes sont considérées comme étant à risque élevé de souffrir d’un diabète ou de ses complications. On ne connaît pas les taux de prévalence de l’AGJ ni de l’ATG à l’échelle nationale au Canada. Aux États-Unis, on estime que 7 % de la population présente une AGJ. Selon une étude menée au Royaume-Uni entre 1990 et 1992, la prévalence de l’ATG, établie en fonction des critères de l’Organisation mondiale de la Santé, est de 16,8 % chez les personnes âgées de 40 à 65 ans. Les chercheurs tentent de déterminer quelles sont, parmi les personnes affichant une AGJ ou un ATG, celles qui finiront par être atteintes du diabète et d’empêcher cette évolution.


    Symptômes et tests diagnostiques

    Symptômes
    Les symptômes classiques du diabète sucré sont une fatigue, une polyurie (besoin fréquent d’uriner), une polydipsie (soif intense) et une perte de poids par ailleurs inexpliquée. Dans le diabète de type 1, les symptômes évoluent rapidement et sont souvent spectaculaires. Ils évoluent plus lentement dans le diabète de type 2, aussi arrive-t-il que le diagnostic soit posé à l’occasion d’un examen médical ayant un tout autre motif, en l’absence de symptômes apparents.

    Ces symptômes peuvent également évoquer une acidocétose diabétique (ACD), état déclenché par une carence absolue en insuline et par l’élévation des hormones anti-insuline, qui peut évoluer vers le coma et la mort. L’ACD est beaucoup plus fréquente chez les personnes atteintes du diabète de type 1. Avant la découverte de l’insuline, les personnes souffrant de cette forme de diabète décédaient généralement d’une ACD(34).


    Traitement/prise en charge du diabète
    Le traitement du diabète vise principalement à maintenir le patient en bonne santé, c’est-à-dire à préserver sa qualité de vie et son sentiment général de bien-être tout en prévenant les complications aiguës et chroniques. Étant donné que le traitement peut avoir des répercussions sur presque tous les aspects de la vie quotidienne, le patient diabétique joue un rôle clé au sein de l’équipe soignante. Chez la majorité des diabétiques, un meilleur contrôle métabolique (maintien de la glycémie à un niveau proche des valeurs normales, en tout temps) permettra d’atteindre le but premier qui est de prévenir l’apparition des complications à long terme. Il sera plus ou moins difficile d’atteindre cet objectif sans engendrer des effets secondaires aigus selon le type de diabète et le traitement nécessaire à l’obtention d’une glycémie proche de la normale. Les objectifs métaboliques du traitement et de la prise en charge doivent par conséquent être individualisés. L’éducation du personnel soignant ainsi que des diabétiques et de leur famille constitue la pierre d’assise d’un traitement et d’une prise en charge efficace de cette maladie.

    Diabète de type 1
    Étant donné qu’il est caractérisé par l’incapacité du pancréas à sécréter l’insuline, le diabète de type 1 est particulièrement difficile à équilibrer. Le traitement nécessite une diète stricte qui repose généralement sur un calcul rigoureux des rations alimentaires, un programme d’exercice physique régulier, la mesure régulière de la glycémie à domicile jusqu’à plusieurs fois par jour, et des injections pluriquotidiennes d’insuline.
    Diabète de type 2
    Le traitement fait généralement appel à une diète, à l’exercice physique, à la mesure de la glycémie à domicile et, dans la plupart des cas, à la prise de médicaments par voie orale ou à l’administration d’insuline. Des injections d’insuline sont nécessaires chez environ 40 % des personnes atteintes du diabète de type 2.

    Diabète sucré gestationnel
    Le traitement des femmes atteintes du diabète gestationnel comprend du counselling alimentaire, des exercices physiques réguliers d’intensité modérée, la surveillance de la glycémie et le traitement à l’insulinothérapie si la diète ne permet pas à elle seule d’obtenir un bon équilibre glycémique. L’intérêt du traitement dans le diabète gestationnel fait encore l’objet de controverse.


    Facteurs de risque du diabète

    Diabète de type 1 – Facteurs de risque

    Race et origine ethnique. La race et l’origine ethnique sont des facteurs de risque admis du diabète de type 1. Aux États-Unis, les taux de diabète sont plus élevés chez les Blancs qui ne sont pas d’origine hispanique que chez les Noirs ou les personnes d’origine hispanique.
    Âge. L’incidence augmente avec l’âge tout au long de l’enfance et de l’adolescence, pour diminuer ensuite à l’âge adulte.
    Variabilité géographique. Les comparaisons entre divers pays, rendues possibles par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ont montré que les plus hauts taux de diabète de type 1 étaient enregistrés en Scandinavie; le Canada et les États-Unis affichaient des taux intermédiaires, et le Japon et la Tanzanie, de faibles taux.
    Variabilité saisonnière. La majorité des études font ressortir une fluctuation saisonnière, les taux d’incidence atteignant un creux pendant les mois chauds d’été.
    Susceptibilité génétique/antécédents familiaux. La susceptibilité génétique joue un rôle dans le diabète de type 1, mais n’est pas un facteur important dans le diabète de type 2.
    Liens possibles avec l’alimentation et l’exposition à des virus. Certaines données donnent à penser que l’allaitement au sein pourrait avoir un effet protecteur à l’égard du diabète de type 1.
    Remarque. Le diabète de type 1 touche également les hommes et les femmes.

    Diabète de type 2 - Facteurs de risque

    Âge. La prévalence du diabète de type 2 augmente rapidement avec l’âge. La maladie se manifeste habituellement après l’âge de 40 ans.
    Susceptibilité génétique/antécédents familiaux. Une composante génétique et des facteurs environnementaux expliqueraient probablement l’élévation du risque de diabète observée chez les sujets ayant des antécédentes familiaux de cette maladie. Des études menées sur des jumeaux ont mis en évidence le rôle des facteurs génétiques, car la probabilité que les deux jumeaux soient atteints du diabète était deux fois plus élevée chez les jumeaux vrais (monozygotes) que chez les faux jumeaux (hétérozygotes).
    Obésité. L’obésité est un facteur de risque bien établi de diabète. Une association positive a été mise en évidence entre le diabète et chacun des facteurs suivants : a) le degré d’obésité, b) la durée de l’obésité et c) la distribution de l’adiposité corporelle (c.-à-d. obésité abdominale ou centrale).
    Inactivité physique. Des études d’observation et des études écologiques ont montré que l’inactivité physique était un facteur de risque.
    Origine ethnique. L’origine ethnique est un facteur de risque indépendant reconnu. Des études menées auprès de populations où la prévalence de la maladie était élevée ont en effet révélé que ces populations étaient plus exposées au diabète que la population blanche, après une pondération pour tenir compte des autres facteurs de risque connus.
    Remarque. L’hypertension artérielle et la dyslipidémie (profil anormal des lipoprotéines, lié à la cardiopathie ischémique) sont associées au diabète, bien qu’on ignore pour l’instant si ces facteurs contribuent à accroître le risque de développer le diabète ou sont plutôt causés par le diabète lui-même. Le sexe n’est pas un facteur de risque indépendant du diabète de type 2 dans la population en général. Le tabagisme a été associé au diabète dans quelques études, mais on ne sait pas s’il existe un lien de causalité entre ce facteur et l’apparition du diabète. Le lien de causalité entre le tabagisme et les maladies cardio-vasculaires, l’une des principales complications associées au diabète, est clairement établi.

    Diabète sucré gestationnel – Facteurs de risque

    Selon des études menées aux États-Unis, les Afro-américaines, les Hispano/Latino-américaines, les Indiennes d’Amérique et les femmes ayant des antécédents familiaux de diabète risquent davantage de souffrir de diabète gestationnel. L’obésité est aussi associée à une majoration du risque.


    Complications à long terme associées au diabète
    Voici les principales complications à long terme associées au diabète : i) la microangiopathie ou altération des petits vaisseaux sanguins, comprend la rétinopathie (atteinte de l’oeil) et la néphropathie (maladie du rein); ii) la macroangiopathie, ou altération des gros vaisseaux sanguins, comprend la cardiopathie ischémique, l’accident vasculaire cérébral et la maladie vasculaire périphérique; iii) la neuropathie (atteinte du système nerveux); et les problèmes au niveau des pieds. L’hypertension (pression artérielle élevée) est un facteur de risque pour la majorité des complications du diabète. Il est clairement établi que le diagnostic précoce de la maladie et un contrôle rigoureux de la glycémie et de la pression artérielle permettent de prévenir ou de retarder ces complications.

    Maladie cardio-vasculaire
    Le risque de maladie cardio-vasculaire est nettement accru chez les diabétiques. Selon les données d’une enquête nationale effectuée en 1996 (ENSP 1996/97), la probabilité de souffrir d’une cardiopathie ou d’un accident vasculaire cérébral est de 2 à 6 fois plus élevée (selon l’âge) chez les Canadiens et les Canadiennes diabétiques que chez les non- diabétiques. La cardiopathie est rare chez les personnes de moins de 30 ans atteintes du diabète de type 1. Les adultes diabétiques risquent davantage que les non-diabétiques de présenter des facteurs de risque de cardiopathie, en particulier l’hypertension, de faibles taux de cholestérol des HDL et des taux élevés de triglycérides. Toutefois, le risque accru de cardiopathie associé au diabète semble être dans une certaine mesure indépendant de ces facteurs.

    Maladie du rein (néphropathie)
    Chez 25 % à 40% des patients atteints du diabète de type 1 depuis 7 à 15 ans, on observe une microalbuminurie, qui évoluera avec le temps vers une protéinurie chez plus de 90 % d’entre eux. La vitesse à laquelle se détériore la fonction rénale est variable; le déclin semble plus lent chez les personnes atteintes du diabète de type 2. Après 10 ans de protéinurie persistante, l’incidence de l’insuffisance rénale chronique s’établit à 11 % chez les patients atteints du diabète de type 2 et à 50 % chez ceux atteints du diabète de type 1.

    Cécité
    Trois complications associées au diabète peuvent entraîner la cécité: la rétinopathie, les cataractes et le glaucome. Dans les diabètes ayant au moins 15 ans d’ancienneté, 97 % des patients qui prennent de l’insuline et 80 % de ceux qui n’en prennent pas présentent une rétinopathie; la manifestation la plus grave, la rétinopathie diabétique proliférante, touche 40 % des diabétiques traités à l’insuline et 5 % des autres diabétiques. Douze pour cent des personnes souffrant de diabète insulinodépendant depuis au moins 30 ans sont aveugles. La rétinopathie diabétique est le principal facteur responsable des nouveaux cas de cécité au sens de la loi dans la population en âge de travailler.

    Atteinte du système nerveux (neuropathie)
    Environ 60 % des diabétiques souffrent dans une certaine mesure de neuropathie diabétique qui, chez la moitié d’entre eux, est apparue dans un délai de neuf ans après le diagnostic. La majorité des diabétiques présentent un déficit sensori-moteur qui se manifeste par une diminution de la sensibilité ou une hyperesthésie (exagération de la sensibilité), de la douleur, une faiblesse et une atrophie musculaire. Souvent, l’atteinte du système nerveux autonome (ou système neurovégétatif) se manifeste par des troubles cardiaques et circulatoires et des signes digestifs et génito-urinaires.

    Amputations des membres inférieurs (AMI)
    Le risque d’amputation des membres inférieurs après un diagnostic de diabète est de 6 % dans les diabètes évoluant depuis 20 ans, et de 11 % après 30 ans. Les amputations des membres inférieurs sont généralement dues à une infection du pied qui guérit mal et, éventuellement, évolue vers une gangrène. La lésion initiale est souvent attribuable à la perte de la sensibilité protectrice du pied associée à la neuropathie. Si la lésion se cicatrise difficilement, c’est en raison d’une diminution du débit sanguin et de l’apport en éléments nutritifs au niveau des membres inférieurs, imputable, dans la majorité des cas, à une maladie vasculaire périphérique.

    Pression artérielle élevée (hypertension)
    Selon les estimations, 40 % des diabétiques au Canada ont une pression artérielle élevée. L’hypertension est l’un des principaux facteurs de risque de maladie cardio-vasculaire.

    Problèmes dentaires
    La parodontopathie (maladie qui peut entraîner la perte des dents) touche davantage les diabétiques et, chez eux, elle est plus grave. On a en outre observé que 30 % des patients de 19 ans et plus atteints du diabète de type 1 présentent une parodontopathie.

    Complications associées à la grossesse (chez les femmes souffrant d’un diabète préexistant)
    Le taux de malformations congénitales graves chez les nourrissons de mères souffrant d’un diabète préexistant s’échelonne entre 0 % à 5 % chez les femmes qui ont reçu des soins avant la conception et 10 % chez celles qui n’en on pas reçus. Chez les femmes diabétiques, entre 3 % et 5 % des grossesses se soldent par la mort du nourrisson; dans la population nondiabétique, ce taux est de 1,5 %.

    Autres complications
    Le diabète peut être directement responsable de complications aiguës potentiellement mortelles, comme l’acidocétose diabétique et le coma hyperosmolaire non cétosique, qui sont attribuables au déséquilibre biochimique associé à un diabète non contrôlé. Les diabétiques sont plus exposés à de nombreuses autres maladies. Ainsi, ils risquent davantage que les non-diabétiques de mourir d’une pneumonie ou d’une grippe.»

    Annexe B. Renseignements généraux sur le diabète sucré, dans Le diabète au Canada (Santé Canada, révisé le 27 août 1999; reproduction pour utilisation publique non commerciale autorisée)

    Documentation


    Le diabète: une véritable épidémie (Forum, Université de Montréal, vol. 35, no 3, 11 septembre 2000)

    Étude sur les propriétés antidiabétiques des plantes marocaines (Universités, AUF, 22 décembre 2000)

    David A.L. Maberley, Will King et Alan F. Cruess, La prévalence du diabète chez les Cris de l’ouest de la baie James, Maladies chroniques au Canada, vol. 21, no 3, 2000

    Document sonore: Le diabète: naissance d'une nouvelle épidémie. Vous pouver écouter en Real Audio le reportage de Yanick Villedieu; invités: Brigitte Côté du CLSC Côte-des-Neiges à Montréal. Valérie Émond de l'Institut national de la santé publique du Québec (émission «Les Années lumière», Radio-Canada, 25 février 2001)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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