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    Dossier: Syndrome respiratoire aigu sévère

    Le SRAS pourrait provoquer une grave crise sanitaire

    Kristofer Angle
    Déposition au Sénat américain du docteur Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses.
    Washington

    Il est très possible que le virus du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) continue de se propager et devienne une "grave menace pour la santé publique", a dit le 7 avril le docteur Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses, à l'occasion d'une déposition devant la commission du Sénat sur la santé, l'éducation, le travail et les pensions.

    Parfois un virus devient une grave menace à la santé publique alors que la plupart des autres ne se propagent pas hors de l'endroit où ils ont surgi, et les scientifiques redoutent que le SRAS ne fasse partie de la première catégorie.

    Le SRAS serait causé par un coronavirus, ce qui inquiète le corps médical, car la structure des coronavirus leur permet une mutation facile.

    Selon la directrice du Centre fédéral d'épidémiologie (CDC), Mme Julie Gerberding, les spécialistes craignent que certains porteurs du SRAS soient particulièrement contagieux et que l'infection puisse se répandre aux Etats-Unis comme elle l'a fait au Canada et ailleurs.

    Elle a expliqué qu'il n'y a pas de traitement efficace du SRAS. Les médecins ont essayé le médicament antiviral ribavirine, mais ne sont guère optimistes quant à son utilité.

    "Il n'existe aucun traitement adéquat, aucun vaccin", a souligné le docteur Fauci, ajoutant que les chercheurs travaillaient actuellement à la mise au point d'un tel vaccin.

    Pour Mme Gerberding, le plus gros défi est de trouver un test fiable de dépistage du SRAS. Les premiers symptômes du SRAS ressemblent à ceux de la grippe, ce qui complique l'identification des malades et leur isolement.

    Le directeur du département des maladies contagieuses à l'Organisation mondiale de la santé, M. David Heymann, participait aussi à la séance de dépositions. Selon lui, la communauté mondiale a bien réagi au SRAS. "Tous les pays suivent nos recommandations (...)", a-t-il fait remarquer.

    La façon dont le monde réagit à cette affection, a souligné le docteur Fauci, est un bon test de la façon de répondre à une éventuelle attaque biologique par des terroristes. Il a expliqué que la capacité de réponse s'était beaucoup améliorée depuis l'attaque au bacille du charbon en octobre 2001 aux Etats-Unis.

    Mme Gerberding a recommandé d'éviter de voyager dans les pays où le SRAS est devenu un problème, à moins que cela ne soit absolument nécessaire, notamment à Hong Kong, en Chine et à Singapour. "Nous ne tenons pas à inquiéter les gens inutilement, mais nous voulons souligner que ce que nous constatons n'est que le début du problème", a-t-elle expliqué.

    Le port d'un masque chirurgical, une pratique devenue courante en Asie, n'est pas une mauvaise idée, a-t-elle indiqué, rappelant cependant que le CDC ne le recommande qu'aux personnes se trouvant en contact étroit avec les malades affectés par le SRAS.

    Les statistiques indiquent que la mortalité mondiale du SRAS est d'environ 4 %. A la date du 8 avril, on avait confirmé 101 décès dus au SRAS. Aux Etats-Unis, le nombre des personnes qui pourraient être affectées est de 148.

    Source

    Les articles du «Washington File» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat.
    Date: 10 avril 2003
    Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
    Informations
    L'auteur

    Kristofer Angle
    Rédacteur du "Washington File" - Service d'information de Washington, Programmes d'information internationale, Département d'État américain
    Mots-clés
    épidémie, pneumonie atypique, vaccin


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