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    Dossier: Vachon Lucien

    Lucien Vachon, fondateur d'une Faculté de théologie véritablement universitaire

    Michel Dion, Louise Melançon

    Un bâtisseur d'avenirs : son œuvre (1965-1996)

    L’oeuvre de Lucien Vachon s’accomplit dans une carrière universitaire de plus de trente ans. Elle met en relief, à la manière d°un pivot central, l'homme d'action, à la fois comme intellectuel chérissant l'exercice de « l’intelligence pratique», à la fois comme théologien s'engageant dans des voies neuves pour que les fonctions de la théologie -- comme celles de l'université -- demeurent au service de la vérité et de la Cité. Cette oeuvre témoigne d'une continuité, celle de donner aux institutions un avenir, que ce soit dans les moments de fondation, de crise ou de développement. N'est-ce pas la meilleure façon de rendre hommage à un homme que de rappeler ainsi son œuvre pour l'inscrire dans les mémoires ?

    Fondateur d'une Faculté de théologie véritablement universitaire

    Sa nomination comme doyen de la nouvelle Faculté canonique de théologie de Sherbrooke, le 31 mars 1965, Lucien Vachon s'en rappelle comme d'un «coup de tonnerre» : en effet, l’archevêque-chancelier de l’université avait entrepris toutes les démarches sans consulter le principal intéressé. Celui-ci avait bien été nommé assistant du directeur de l'Institut de théologie en 1964, au moment où, de retour de ses études doctorales à Rome, il était nommé aumônier général de l'Université de Sherbrooke. Mais la tâche et le défi qui lui incombaient d’assurer les débuts dune nouvelle faculté serait pour lui le début d'une longue carrière et d'une oeuvre remarquable.

    Cette fondation se fit dans des conditions particulièrement étranges et difficiles. À une époque où la clientèle étudiante en théologie était exclusivement cléricale, on lui demandait de fonder une faculté universitaire de théologie mais, dans un même temps, les évêques maintenaient la clientèle disponible à l’intérieur des murs de leurs grands séminaires respectifs. Il fallait donc aller chercher une autre clientèle qui, d’ailleurs, en ces temps de fin de Concile, était toute prête à apparaître : les personnes laïques, hommes et femmes, y compris les religieux et religieuses. Former un corps professoral, penser des programmes d'études, donner des statuts à cette jeune institution, tout cela fut accompli rondement par le doyen Lucien Vachon. En septembre 1966, la Faculté de théologie recevait sa première cohorte d'étudiantes et d'étudiants à plein temps : clientèle exclusivement laïque jusqu’en 1969, quand les « séminaristes » reçurent l'autorisation de fréquenter l'université. Ce démarrage original marqua la physionomie de la Faculté de théologie de Sherbrooke et aussi la mentalité du doyen. L’un et l’autre prirent parti, et avec conviction, pour leur vocation universitaire.

    Cela apparaît clairement dans le discours inaugural de la première rentrée, en septembre 1966, où le doyen Vachon affirme la pertinence de la théologie à l’Université, à titre de science, à sa manière, qui se veut une approche globale de la réalité, de l’être humain, des civilisations, de l’univers. Il insiste sur la fonction sociale de la théologie : la société québécoise, dit-il, a besoin de théologiens pouvant participer activement aux grands courants de la pensée, « qui soutiennent, créent ou expliquent son évolution (sa révolution), qui sachent ou puissent aider l’homme contemporain à se construire selon des critères qui ne soient pas trop partiels (1)».

    Cela n’enlève pas à la théologie sa fonction d’Église; mais c’est en étant véritablement universitaire que la théologie rend service à l’Église. L'ouverture au monde promue par le Concile Vatican II exige une présence d’Église dans le monde, au niveau d'une intelligence moderne de plus en plus scientifique et exigeante. De son expérience de plusieurs années en milieu universitaire, Lucien Vachon avait constaté le manque de consistance de la « pensée chrétienne ». Aussi écrivait-il en mars 1965 :

    L’Église peut devenir présente à la « pensée humaine » grâce à une Faculté de théologie bien plantée sur le campus, grâce à des théologiens bien préparés à une carrière en milieu scientifique et offrant une pensée chrétienne qui possède l'allure et la tenue intellectuelle qu'on retrouve dans plusieurs sciences profanes. L’Église deviendrait d'une façon plus sentie celle qui rend témoignage à la vérité par une recherche sincère et réaliste dans les domaines de la pensée qui préoccupent l'esprit contemporain [...](2)

    Plus la théologie sera elle-même dans le dialogue avec les autres disciplines, mieux elle exercera ses fonctions sociale et ecclésiale. Le doyen Vachon a trouvé pour sa jeune faculté un champ nouveau de formation, celui de la Pastorale scolaire. Au Québec, à la fin des années 1960, le monde de l'éducation est en pleine reconstruction : les écoles secondaires requièrent des animateurs de pastorale. Ceux-ci ont besoin d'une formation adaptée. La Faculté de théologie de Sherbrooke innove en offrant un programme de 2e cycle en pastorale scolaire, mis sur pied en collaboration avec les gens du milieu : là aussi, les sciences de l’action, sociologie, psychologie entre autres, seront des alliées nécessaires pour un discours et une pratique pastorale adaptés au milieu scolaire. Le développement de ce secteur d'études fournira à la jeune faculté la possibilité de prendre réellement son envol.

    En même temps, les programmes de formation pour l’enseignement religieux à l'école secondaire (qui rejoignaient la clientèle la plus naturelle pour la Faculté depuis les débuts) bénéficièrent, sous la direction de Lucien Vachon, d'une nouvelle pédagogie de formation dans le milieu. Des professeurs devinrent, comme en pastorale scolaire, des professeurs-itinérants allant même vers des régions éloignées du Québec et des Maritimes.
       
    L'option nette, chez Lucien Vachon, pour le caractère « scientifique » universitaire de la théologie se reflétera rapidement dans son choix d’introduire, à l'intérieur même de la faculté, les nouvelles « sciences humaines de la religion ». En 1968, la faculté offre, avec la collaboration du Groupe de sociologie des religions de Paris qui assure une grande partie des cours, un programme de maîtrise en sciences humaines des religions: Henri Desroches, Jean Séguy, Iean-Pierre Deconchy, Jacques Maître, Roger Bastide sont invités à participer à cette expérience unique, certainement avant-gardiste, de la confrontation entre théologie et sciences humaines des religions. Pour Lucien Vachon, cette décision voulait produire un « décapage » de la théologie, l’obliger à être vraie et libre, sans repli sur elle-même :

    Elle [la théologie] doit d'abord évidemment éviter de s'identifier avec les sciences humaines de la religion tout en acceptant l'apport nécessaire que ces dernières peuvent lui fournir (3).

    Une telle expérience, un peu risquée, évoluera non sans chocs et difficultés, mais en plus de contribuer à une formation rigoureuse et moderne des étudiantes et étudiants, elle permettra à la théologie de s’affirmer :

    Face à cet interlocuteur, la théologie a à réaffirmer la spécificité de son discours qui est d’être une réflexion enracinée dans la foi, [...] c'est seulement en retrouvant et réaffirmant son identité qu’elle pourra établir des relations intéressantes et enrichissantes avec les autres disciplines (4).

    Monsieur Vachon sera réélu doyen, à deux reprises, avec des mesures d'exception, jusqu'en 1977. Durant toutes ces années, il travailla au développement de la Faculté. Il mit beaucoup d'efforts à constituer un corps professoral compétent et le plus complet possible, compte tenu de la taille de l'institution. Il faut signaler le fait que, dès 1970, il engagea des femmes comme professeures. À l’époque, peu d'institutions théologiques pouvaient rivaliser avec une telle vision. Il faut dire qu’il faisait déjà l'effet d’un précurseur lorsqu'en novembre 1966 il fit une communication sur la situation juridique de la femme dans l’Église, lors d'une journée d'étude organisée par la Faculté de Droit de l'Université de Sherbrooke, dans le contexte des Journées du centenaire du Code civil (5). La crise des « prêtres laïcisés » présentera, dans les années 1970, un défi particulier. Il réussira, avec tact et diplomatie, à garder des ressources essentielles. Cela s'inscrit, dans la manière dont il conçoit les fonctions autant sociale qu’ecclésiale de la théologie.

    Dès lors, la Faculté se sait participer au savoir universitaire non point en tant que confession ni en tant que pur témoin des enseignements du magistère de l'Église catholique, mais par le fait du savoir ordonné et visant à l’universalité que ses membres s’efforcent d'élaborer, par son projet de recherche libre de la vérité théologique et religieuse, et par son intention de se situer d'emblée dans le mouvement global de la culture universitaire (6).

    Par ailleurs, il fait preuve de souplesse d'interprétation et de prudence lorsqu’il est question du statut canonique de la Faculté de théologie.

    Canonicité. Le contenu réel de ce concept n'est pas facile à préciser. De soi, il semblerait référer à une sorte d'accréditation catholique internationale en ce qui a trait à la qualité de la recherche et de l’enseignement. De soi, il ne semble pas impliquer, pour l'Église, des pouvoirs juridiques directs sur les affaires strictement académiques et universitaires des facultés de théologie, non plus que le droit d’approuver ou non les professeurs de ces facultés. Surtout que ces pouvoirs juridiques seront extrêmement difficiles, sinon impossibles, à préciser et à appliquer (7).

    Quelques années plus tard, encore à l'écoute des besoins du milieu, il soutiendra une réorientation du programme en sciences humaines des religions. Dans une société québécoise en pleine mutation, en période de « sécularisation », des professeurs d'enseignement religieux souhaitent s’adapter à cette nouvelle réalité : Monsieur Vachon encouragera fortement la recherche dans ce domaine d'une « culture religieuse ». Avec les années, cette recherche aboutira sur une autre réalité, celle de l'arrivée d’enseignants de plus en plus diversifiés, s'ouvrant donc sur la question de la rencontre des cultures ou l’interculturel. La Faculté en viendra à offrir un programme de 2e cycle en « éducation interculturelle » pour les enseignantes et enseignants aux prises avec ce nouveau phénomène. Nous retrouvons ainsi chez Lucien Vachon la même préoccupation pour la fonction culturelle de la théologie, exprimée lors d'un éloge en l'honneur du professeur Fernand Dumont, récipiendaire d'un doctorat honoris causa de l°Université de Sherbrooke, le 25 septembre 1971 :

    Parmi ces discours sur l'homme, monsieur Fernand Dumont ne refuse pas celui auquel l'invite sa foi. Bien au contraire, c'est dans et par sa culture très riche, questionneuse de l'existence historique de l'homme qu’il se laisse interpeller par sa foi, qu'il interpelle sa foi et que sa réflexion devient théologique [...] il accomplit en lui-même cette rencontre entre culture et foi, entre deux formes d'expressions de la « praxis » historique de l’homme. Et, il n’est pas dit que cette rencontre, cette co-naissance ne devienne langage, discours, ne devienne théologie. Car, précisément, la théologie se fonde sur la foi affirmée d'une relation réelle entre la Parole de Dieu et l'homme. Ce qui la constitue théologie, c'est de proposer une intelligence ordonnée de cette relation, de la poser en savoir méthodique. Cette théologie qui deviendrait une explication de la praxis chrétienne grâce à une expérience critique dans la lecture des aspects divers de l’expérience historique de l'homme, cette théologie, c’est celle que pratique déjà monsieur Fernand Dumont (8).

    Cette même passion pour les rapports foi-culture anime Lucien Vachon lors de l’éloge qu'il fera plus tard du professeur Benoît Lacroix, récipiendaire à son tour d'un doctorat honoris causa en théologie de l’Université de Sherbrooke, le 9 juin 1990 :

    [...] la connaissance doit servir la vie. Or une culture n'a pas d’avenir si elle trahit son être profond en reniant ou en ignorant ses racines, son histoire et les formes concrètes d’expression de soi qui ont été les siennes. La vitalité créatrice ne peut se vivifier qu'en assumant la contingence et la pesanteur d'un enracinement historique et culturel [...] Il faut donc libérer de nouvelles énergies. Ces forces ne seront efficaces que si elles s'enracinent dans la vigueur de la sagesse paysanne et de la foi populaire mais également dans la liberté d'un imaginaire nourri et guidé par un profond attachement à la nature et à l'humain, par un goût de la fraternité, de l'accueil et du respect des autres (9).

    Finalement, après quatre mandats, en quittant en 1977, Lucien Vachon laissait une faculté consolidée, avec un corps professoral de 20 personnes et des programmes reconnus.

    Mais la vie des institutions comme celle des individus connaît des périodes de perte d'énergie ou de difficultés : la Faculté de théologie, au moment où l'Université connaît une crise financière, se trouve dans la tourmente. En 1986, les personnels de la Faculté demandent à Lucien Vachon de revenir prendre le gouvernail. Il pourrait penser à sa retraite, mais il accepte de relever une fois de plus le défi. C'est ainsi, qu'après s'être battu contre vents et marées, il mènera la barque, de 1986 à 1994, dans les eaux d'un second développement aussi audacieux que le premier; on pourrait presque dire que ce fut une re-fondation.

    Il prendra la route pour aller vers une autre clientèle éloignée, celle des régions du Québec et même des milieux francophones du Canada (Ontario, Alberta, par exemple). Ce sont des laïcs encore une fois, en majorité des femmes d'ailleurs, qui s'engagent dans la vie d'Église et doivent de plus en plus prendre la relève dans des communautés paroissiales en manque de prêtres, en cette fin du 20e siècle. Appuyé par un corps professoral courageux et généreux, il entraîne sa Faculté dans la « formation à distance » : grâce à l'enseignement sur vidéocassettes, dans une collaboration avec des églises diocésaines, de nouvelles cohortes d'étudiantes et d'étudiants pourront s’inscrire dans un programme de 1er cycle en théologie pastorale. Sous la gouverne de Lucien Vachon, la Faculté de théologie de Sherbrooke s’engageait ainsi avec SerFADET dans une voie d’avenir. Et quand le doyen Vachon remettra les premiers diplômes obtenus par un groupe du diocèse de Gatineau-Hull, il soulignera avec conviction sa conscience d’avoir provoqué, par la formation théologique d'un nombre important de femmes, un mouvement important dont les effets pour l'Église ne sont pas encore prévisibles... Il s'en réjouissait, comme vingt ans auparavant, il avait spontanément encouragé des femmes à faire des études avancées en théologie.

    Ces dernières années de décanat ont aussi permis au théologien Vachon de travailler un autre champ interdisciplinaire, celui de l'éthique. Ses convictions au sujet d'une faculté de théologie universitaire répondant aux besoins de la société trouvaient là un milieu propice. Il incite un de ses professeurs principaux à développer un cours d'éthique aux futurs ingénieurs de la Faculté des sciences appliquées; il encourage un jeune professeur nouvellement engagé à se lancer dans « l'éthique des affaires »; un Centre de documentation en éthique des affaires sera d'ailleurs inauguré en novembre 1992. Il travaille lui-même à créer un groupe de recherche et d'enseignement en bioéthique avec les éthiciennes et éthiciens de sa Faculté et d'autres spécialistes en médecine, en droit, en sciences : il fera en sorte d'attirer à Sherbrooke l'un des bioéthiciens les plus reconnus en Europe, Jean-François Malherbe. Ses efforts après moult obstacles et retards, commencent à donner des fruits.

    Finalement, le dernier des nombreux mandats du doyen Vachon lui fournira le temps et la chance de réaliser pour sa Faculté un projet qu’il caressait en rêve depuis longtemps : les études doctorales. Il réussit à concrétiser son rêve, le 7 décembre 1992, obtenant une entente avec l'Université Laval pour que s’offre, « en extension » à Sherbrooke, le programme de doctorat en théologie de l'Université Laval, selon une entente entre les deux universités. C'était une manière réaliste et pragmatique de réaliser un projet qui lui tenait à cœur en même temps qu'une voie d’avenir dans les échanges entre les facultés de théologie québécoises et les centres universitaires. Mais Lucien Vachon souhaitait encore plus pour « sa » Faculté. Il voulait renouveler le corps professoral pendant que le développement de la clientèle le permettait, sachant lire les signes de compressions budgétaires à venir, inévitables, dans le milieu universitaire. Par ailleurs, il rêvait de rendre le corps professoral plus à l’image du développement de la théologie ouverte sur le monde, sur les autres religions en particulier. En permettant l’engagement d'une professeure japonaise bouddhiste, il favorisa la présence d'une autre culture et tradition religieuse à l'intérieur même de la Faculté de théologie. D’autre part, l’engagement de deux jeunes professeurs avec un doctorat en philosophie apparaissait contribuer à redonner une place à la philosophie à l’intérieur d'une Faculté de théologie aux objectifs plus larges; ces objectifs étant conformes à la fonction culturelle de la théologie en même tmps que respectueux de l’autonomie des différentes disciplines qui y concourent.

    Notes
    (1) Lucien Vachon, « Discours inaugural 1966-67 », Faculté de théologie, Université de Sherbrooke, p. 3.
    (2) Lucien Vachon, « La Faculté de théologie de l’Université de Sherbrooke », Faculté de théologie, Université de Sherbrooke, mars 1965, p. 3-4.
    (3) Lucien Vachon, «Discours inaugural 1967-68 », Faculté de théologie, Université de Sherbrooke, p. 3.
    (4) Lucien Vachon, « Discours inaugural 1973-74 », Faculté de théologie, Université de Sherbrooke, p. 7-8.
    (5) Des Journées provinciales (réalisées à Montréal) et des Journées régionales organisées par les Facultés de droit des universités Laval, McGill, Montréal, Qttawa et Sherbrooke) avaient été organisées pour souligner le centenaire du Code civil du Bas-Canada, au moment même où l’Office de révision du Code civil commençait à « reprendre l'œuvre au complet ». Les organisateurs de ces Journées voulaient « ouvrir le plus largement possible la voie de collaboration interdisciplinaire en rendant sensible au public l’interdépendance des sciences de l’homme et du droit ». Les professeurs de droit les plus en vue à cette époque, tels Paul-A. Crépeau, Maximilien Caron, Jean-Louis Beaudoin, Marcel Guy, Germain Brière, Pierre Blache, Albert Bohémier et Nicolas Mateesco Matte étaient parmi les conférenciers invités. Seul le doyen Lucien Vachon représentait les « sciences de l’homme ». (Lucien Vachon, « La situation juridique de la femme dans dans l'Église », Le droit dans la vie familiale. Livre du Centenaire du Code Civil (I) [Jacques Boucher et André Morel, éd.], Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 1970, p. 245-286.
    (6) Lucien Vachon, « Problématique touchant les rapports entre la Faculté de théologie et l'Église catholique », Faculté de théologie, Université de Sherbrooke, 18 mai 1971, p. 2.
    (7) Lucien Vachon, «Remarques du Doyen sur le document de travail intitulé “Problématique concernant les relations entre la faculté de théologie et l'Église catholique”», Faculté de théologie, Université de Sherbrooke, 18 mai 1971, p. 2-3.
    (8) Lucien Vachon, « Éloge de M. Fernand Dumont, récipiendaire d’un doctorat en théologie honoris causa », Université de Sherbrooke, 25 septembre 1971, p. 4-5.
    (9) Lucien Vachon, « Éloge de Benoît Lacroix », Dits et gestes de Benoît Lacroix. Prophète de l'amour et de l'esprit (Giselle Huot, éd.), Saint-Hippolyte/Montréal, Éditions du Noroît/Fondation Albert-le-Grand, 1995, p. 394.

    Source

    Michel Dion et Louise Melançon, « Lucien Vachon : un théologie dans la cité», dans Dion et Melançon (dir.), Un théologien dans la cité, Montréal, Bellarmin, 1996, p. 29-37.

    Date de création : 2017-03-22 | Date de modification : 2017-03-24
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    Michel Dion, Louise Melançon
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