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    Dossier: Indifférence

    L'indifférence, faiblesse et force

    Jean-Jacques Wunenburger

    L'indifférence est réputée gangrener notre société individualiste ; c'est pourquoi elle se voit démasquée et dénoncée par différents donneurs de morale, comme expression majeure de l'égoïsme, voire de l'hostilité envers l'humanité. Sous ce terme, devenu péjoratif, sont d'ailleurs souvent confondues deux attitudes à bien des égards différentes : la première, à caractère intellectuel, consiste surtout en une neutralité de jugement («ne-uter», ni l'un ni l'autre) par laquelle on reste « sans opinion » (catégorie toujours significative dans les enquêtes d'opinion), on ne veut pas prendre parti ; la seconde, à caractère affectif, fait qu'on se montre insensible, sans cœur, aux drames et souffrances d'autrui, ce qui entraîne l'inaction, qui peut devenir franchement inacceptable lorsqu'on ne porte pas assistance à une personne en danger, par exemple. Dans un cas, on se montre indifférent à l'égard de la vérité, dans l'autre, indifférent à autrui.

    La progression contemporaine des deux attitudes d'indifférence n'est, à vrai dire, pas surprenante. La première est le résultat d'une hyper-médiatisation de la vie sociale, d'une saturation d'informations, qui égalisent les positions et émoussent les jugements de valeur. La seconde est l'expression de l'hédonisme ambiant, encouragé par une société de consommation où chacun ne cherche qu'à se replier sur soi et à se soucier de son bien-être. La situation a bien changé en quelques décennies. Les idéologies de l'après-guerre (existentialisme ou marxisme) encourageaient encore les hommes à des parti-pris dogmatiques, à des engagements conflictuels, à des espérances en de grands changements; aujourd'hui, nous sommes entrés dans l'ère des logiques molles, des credos consensuels, de la fin des grands récits historiques, bref d'une présumée post-modernité. L'indifférence reflète logiquement un déficit de valeurs individuelles claires et de normes collectives visibles.

    Faut-il pour autant s'y résigner? Nos sociétés ne secrètent-elles pas là un poison à effet lent, mais délétère ? En quel sens effectivement convient-il de voir sous la passivité molle de l'indifférence une menace morale? Mais, dans quelle mesure, aussi, l'indifférence peut-elle se révéler comme signe d'une exigence morale ? On peut tenter de mieux le comprendre au moins pour l'indifférence envers autrui.

    1) Procès de l'indifférence

    De fait, l'indifférence a toujours passé pour signe d'un malaise existentiel, d'un mal-être, bref d'une anomalie, d'un déficit de vie. Elle se manifeste par l'incertitude, par le désintérêt, par la froideur, qui inhibent l'échange social, et affaiblissent aussi le sens moral, l'exigence de vertu. Dès l'Antiquité et au Moyen Age, on y voyait le signe d'une mélancolie morbide, d'une « acedia », d'une sorte de torpeur qui entraîne à négliger le bien. Loin d'en faire une forme de repli hédoniste, d'art d'être toujours content, les moralistes l'assimilent à une tristesse qui dessèche l'âme, la prive de tout appétit d'excellence.

    Mais se limite-t-elle seulement à un rétrécissement de la sphère vitale, à une suspension du jugement? Existe-t-il bien un état intermédiaire où l'on n'éprouve ni attirance ni répulsion, où l'on est incapable de trancher entre le négatif et le positif? La tradition piétiste allemande a analysé le cœur humain avec une rigueur impitoyable. Le philosophe E. Kant l'illustre avec éclat en récusant l'existence d'états d'âme qui se tiendraient dans l'entre-deux. En fait l'indifférence n'est pas tellement le signe de quelque mollesse, mais trahit déjà, face au devoir que chacun ressent en soi, une résistance, un refus du bien. Par là, l'indifférence représente, pour Kant, la première forme de la malignité en l'homme, car, pour ne pas consentir au bien, il faut bien faire preuve d'une force contraire mauvaise : « Imaginez un homme qui abandonne tel autre, dont il voit la détresse, et qu'il pourrait aisément secourir. Il entend dans son cœur la loi positive de l'amour du prochain ; cette loi, il l'étouffé, ce qui suppose une action intérieure réelle engendrée par des mobiles qui rendent l'omission possible. Toutes les omissions qui sont des défauts d'une plus grande perfection et non des péchés par omission, ne sont que de pures négations d'une certaine vertu, et ne sont pas privation ou démérite» (Essai pour introduire en philosophie le concept de grandeur négative). Il n'y a donc pas d'état intermédiaire entre le bien et le mal. La position d'indifférence ne saurait être confondue avec l'équilibre des opposés, qui, elle, est image de justice.

    D'ailleurs, même si l'on ne voulait pénétrer dans les arcanes de la conscience, pour y débusquer les intentions cachées, l'indifférence ressortit, à suivre certaines analyses, à une faute caractérisée, ne serait-ce que par les effets réels qu'elle entraîne. L'indifférence conduit, en effet, fréquemment à l'inaction, au silence, ce qui favorise la réalisation du mal. La passivité des témoins est une aubaine pour les malfaiteurs, et l'on n'a guère de mal à accuser l'homme indifférent d'être lâche ou complice. Par là, l'indifférence se révèle être une fuite devant la responsabilité et la liberté. Car il ne suffit pas, dans la vie, de ne rien faire, pour être innocent. On ne peut toujours se contenter de fermer les yeux ou de tourner le dos pour avoir les mains propres.

    On le voit, un certain rigorisme qui juge en morale autant les intentions que les actes, le cœur autant que le contenu des actions, n'a que peu d'indulgence pour l'indifférence, qui passe autant pour le degré le plus bas de la liberté, comme le soutenait déjà R. Descartes, que pour la forme la plus sournoise du penchant au mal, de la malignité. Faut-il pour autant culpabiliser systématiquement l'indifférence, et encenser toute forme d'attitude opposée? Si l'indifférence consiste à se préférer soi-même à tout autre, et même à exiger bien peu de soi-même, puisqu'on témoigne de peu d'empressement pour le bien, suffit-il d'être altruiste pour être vertueux ?

    2) Les contrefaçons de la sympathie humaine

    Dénoncer l'indifférence n'est pas pour autant indiquer le droit chemin. Le langage est en ce sens éloquent: car l'inverse de l'indifférence ne se dit pas en un seul mot. Nous trouvons, au contraire, une large gamme d'attitudes où coexistent pêle-mêle sympathie, solidarité, générosité, charité, indignation, révolte, etc. Nous permettent-elles toutes d'échapper aux soupçons soulevés par l'indifférence ? On peut, au moins, mettre en exergue deux formes exacerbées d'engagement aux côtés d'autrui, de préférence pour les autres, qui ressemblent fort à des contrefaçons :
    - à l'opposé d'abord de l'indifférence à l'égard des autres, on trouve l'effervescence de la sensiblerie. Certes, il est parfois bien difficile de rester insensible au sort d'autrui, et la pente des sentiments nous pousse aisément vers une réelle sympathie. Il y a en tout homme une disposition à la compassion, qui signifie sentir, souffrir avec l'autre. Le spectacle réel de la maladie, de la mort, de la souffrance, de la détresse, de la misère, touchent même l’âme la plus endurcie, qui peut se laisser gagner par des réactions pathétiques. La compassion n'est pas d'abord une vertu mais un quasi réflexe de notre sensibilité. Les manifestations de charité sont, de ce fait, souvent moins un devoir qu'un élan, quand nous avons été confrontés à la peine, à l'affliction de l'humanité. Mis en branle par l'émotion du malheur, le cœur humain est capable des plus grands dévouements.

    Les sociétés ont toujours su capter et canaliser ces élans sentimentaux. Les Anciens déjà voyaient, par exemple, dans l'art de la tragédie un moyen de toucher l'homme, de faire vibrer son âme et de la purifier (d'où le thème de la « catharsis » d'Aristote). Le spectacle du malheur nous dispose toujours un peu à la vertu. De nos jours, les techniques évoluent, les effets changent de proportion. Les gradins des amphithéâtres grecs ont fait place aux petites lucarnes de la télévision sur lesquelles défilent les atrocités des catastrophes, des famines, des guerres et des crimes. Quand une société ne sait plus ce qui est vraiment bien et mal, elle aime à se rassurer par les grandes indignations collectives, les sursauts humanitaires, les manifestations de solidarité télécommandées. A une époque où la morale a troqué l'intellect contre la sensibilité, l'entraide tapageuse et la générosité spectaculaire deviennent les figures maîtresses de la vertu.

    La morale en sort-elle vraiment victorieuse ? Sans parler des nouvelles formes de corruption engendrées par ce commerce de la générosité, il n'est pas sûr que l'image du malheur dissolve vraiment l'indifférence du cœur. Les élans de charité deviennent des rituels médiatisés, et l'impact de la misère ne dure souvent guère plus de temps qu'un clip. C'est l'époque de la compassion en zapping, qui déclenche des commisérations sur mesure. Les passions morales deviennent elles-mêmes des spectacles collectifs, dont on se repaît pour se donner bonne conscience. Faisons-nous mieux, devant nos écrans de télévision ou nos brochures des ONG, que ces spectateurs dénoncés par Rousseau, qui finissent par se complaire à leurs larmes, pour mieux goûter, par après, les délices de la vie ? On pourrait même se demander quelle est la valeur morale de la pitié, et, plus largement, quel est le mérite de devoirs qui se confondent avec le soulagement de la mauvaise conscience ? La disproportion des effets, le caractère généralement éphémère des réactions, sont souvent loin de nous engager dans une conversion du cœur.

    - Dans un registre plus intellectuel, la lutte contre l'indifférence passe surtout, de nos jours, par la rhétorique de la solidarité. Réservé davantage aux intellectuels qu'au grand public, cet engagement moral prend la forme d'un devoir de soutien ou d'ingérence. Si la sensibilité ne suffit pas à sortir les hommes de leur léthargie, on va mettre en route des manifestes, des collectifs, des comités, dont les signatures et les appels deviennent, à eux seuls, des symboles de moralité. Le souci d'autrui prend la forme d'interpellations et de dénonciations véhémentes, de proclamations bruyantes de solidarité. La défense consensuelle des droits de l'homme constitue la forme la plus prisée de l'engagement moral, qui remplace, ironiquement, les anciens appels à la révolution, qui enfermaient les hommes et les peuples dans la dialectique paranoïaque de l'amour et de la haine et hypostasiaient le combat des bons et des mauvais (prolétaires contre bourgeois).

    Mais nos actuels défenseurs de la solidarité humanitaire ne se contentent-ils pas trop souvent de mots ou de mots d'ordre? Il existe un verbalisme juridique et politique qui n'a de moral que le vêtement. On peut se demander s'il n'y a pas, parfois, quelque naïveté à croire qu'on fait reculer l'indifférence par la dévotion à une figure angélique du bien. Le philosophe Hegel déjà faisait le procès de la « belle âme », de cette forme de conscience morale pour qui l'idée remplace l'action, la force des mots se substitue à la transformation du réel. On peut re-vendiquer la solidarité avec les pauvres et les opprimés, mais sort-on de l'abstraction tant que l'on ne commence pas par aider, ici et maintenant, notre prochain ? Invoquer la dignité de l'humanité, son droit à l'existence, est plus facile lorsqu'il s'agit de situations lointaines, qui n'obligent pas à mettre fin à nos petites lâchetés et à nos égoïsmes quotidiens. N'y a-t-il d'ailleurs pas un risque à brandir un credo moral sans ombre ni aspérité, à se croire porteur de valeurs pures, ce qui peut endormir notre conscience et démobiliser notre exigence morale? Or la vérité morale ne se ramène pas toujours à un impératif simple, bien tranché.

    En fin de compte, la lutte contre l'indifférence à l'égard d'autrui passe par des voies multiples et déconcertantes. Provoquer par l'émotion à la sympathie, répandre à grand renfort d'unanimisme une charte morale, ne vont pas sans risque de falsification du bien. De plus, est-on bien sûr que ces sursauts actuels de charité et de solidarité ne se développent pas sur fond d'insidieux égoïsmes ? Bien des analystes de l'humain (La Rochefoucault, F. Nietzsche) ont suggéré combien l'homme était enclin à faire du bien pour se faire du bien. Comment s'assurer que l'humanitarisme contemporain suffit vraiment à nous faire découvrir la véritable dimension de la personne humaine ? Dès lors, ne faudrait-il pas se demander si l'indifférence ne comporte pas quelques ressorts cachés qui confortent paradoxalement la vertu?

    3) Les vertus cachées de l'indifférence

    Pourquoi en effet condamner toutes formes d'indifférences en lui préférant l'exhibition pathétique ou solennelle du souci de l'autre? Car si l'indifférence est souvent signe d'une passivité, d'une faiblesse, d'une lâcheté, elle peut aussi, dans certains cas, être revendiquée comme une obligation motivée par une fin bonne. Deux voies de réflexion s'imposent :

    - ne pas immédiatement juger selon le bien et le mal, ne pas sentir spontanément d'attirance ou de répulsion pour une chose, n'est pas forcément signe de désintérêt pour le bien. Déjà les anciens philosophes stoïciens mettaient à part une catégorie de réalités, en elles-mêmes indifférentes (« adiaphora », en grec) : la santé ou la richesse sont des faits qui ne prennent de valeurs positives ou négatives que par leur usage. Être indifférent à leur égard, c'est-à-dire ne pas les condamner ou les louer en soi, devient, dès lors, une forme de prudence, de sagesse, qui prémunit contre les fausses valeurs. Rester neutres face à des choses ambivalentes ne saurait être une faute morale;
    - parallèlement, ne pas éprouver d'émotion ou de passion, loin d'être forcément un vice, peut devenir un auxiliaire d'une action bonne. Certaines conduites exigent précisément une retenue, une réserve, un sang-froid, donc une forme d'insensibilité, au moins de contenance. Comment, très prosaïquement, soigner, sauver des vies en danger, si l'on est bouleversé par la douleur? Comment juger équitablement si on se laisse gagner uniquement par l'émotion ? Comment enseigner si l'on se laisse aller à des attachements ou à des antipathies, qui introduisent de redoutables différences entre les êtres? Dans tous ces exemples, l'accomplissement de ces actions nécessite une maîtrise de soi, qui se traduit par une indifférence qui ne veut point prendre parti, prendre en compte le vécu des hommes. Est-ce à dire que le médecin, le juge ou l'éducateur sont sans cœur, sans charité ? N'est-ce pas pour servir l'homme, pour mieux se mettre à son service, qu'ils s'efforcent de ne pas céder à la chaleur affective, de ne pas faire de cas particulier?

    Par là, l'indifférence peut devenir un moyen austère et même pénible pour une fin morale bonne. On peut ainsi se forcer à rester indifférent à des biens, à des désirs, pour mieux se prémunir contre la tentation du vice. Être indifférent aux amitiés intéressées n'est-ce pas se donner les moyens de rester intègre? Rester indifférent aux richesses n'est-ce pas, pour un homme public, se donner des chances de rester probe? Il y a des relations bienveillantes qui font glisser vers l'injustice, il y a des faiblesses qui entretiennent des vices. L'intégrité et la justice passent souvent par des attitudes de distance et de froideur, qui ne sont pas mépris mais respect de soi et de l'autre. Les bons sentiments et les générosités faciles font souvent trébucher la vertu. Il est même des pitiés qui encouragent au mal. Mais il n'existe plus alors de règles toutes faites pour décider de la « bonne » indifférence. C'est la tâche de l'invention et de l'improvisation morales.

    Ces paradoxes nous permettent, en fin de compte, de mieux comprendre la complexité de l'indifférence et surtout les limites de notre sollicitude pour autrui. Toute forme d'intérêt pour l'autre n'est d'emblée ni innocente ni désintéressée. Comme l'a montré Max Scheler (Nature et forme de la sympathie), si la sympathie ne doit pas être ramenée à une simple fusion affective avec l'autre, elle n'est pas non plus équivalente au véritable amour du prochain. Celui-ci, pour entrer vraiment dans la sphère morale, n'est pas toujours suscité par l'affection et les bons sentiments. Il y a parfois plus de mérite à aimer son ennemi que son ami. Car le cœur humain est plus d'une fois sournois et même pervers. On peut certes souhaiter secourir autrui, lui rendre service, être bienveillant à son égard, le défendre dans sa dignité, mais est-on toujours sûr que l'on cherche vraiment son bien ? Saint Augustin déjà mettait en garde contre les illusions de la charité, qui flatte toujours quelque peu l'amour propre du bienfaiteur. Le vrai vœu de la charité consisterait dès lors à souhaiter à n'avoir plus à assister l'autre, pour purifier vraiment le cœur : « Plus authentique est l'amour que tu portes à cet homme heureux à qui tu n'as pas à rendre service. Plus pur sera cet amour, et bien plus sincère. Car, si tu rends service à un malheureux, peut-être entends-tu te mettre vis-à-vis de lui en position de supériorité et veux-tu qu'il soit sous ta coupe, lui qui est à l'origine du bien que tu lui fais. Il était, lui, dans le besoin. Tu lui as, toi, octroyé une part. Le fait d'avoir rendu service te donne une sorte d'air de supériorité par rapport à celui à qui le service a été rendu. Souhaite un égal, tous deux étant sous la dépendance de Celui à qui il ne saurait être question de rendre service» (Commentaire de la première épître de saint Jean).

    L'indifférence, devenue unilatéralement honteuse, fait souvent place aujourd'hui à une sorte de dévotion compassée envers l'Autre. Mais qu'est-ce que veut dire vraiment «prendre soin» (en latin, «curare»)d'autrui? Le plus difficile est de ne pas confondre bienfait et respect, autrui et le prochain. Si le souci des hommes peut nous amener à dépasser nos égoïsmes, nous ne pouvons espérer vaincre les sortilèges du moi égoïste qu'en redécouvrant vraiment le prochain. Il faut alors faire retour à l'Évangile. Aimez-vous les uns les autres, comme nous sommes aimés par notre Père. Le véritable amour est accueil d'une grâce et non méandre du désir. Nous avons besoin de l'amour de Dieu pour aimer vraiment l'homme, et pas seulement ceux qui nous sont chers ou que nous avons élus comme dignes d'être aimés, en vertu de leur condition malheureuse ou injuste. S'arracher à la mauvaise indifférence exige que nous nous sentions également enveloppés dans l'unique source d'amour qui ne vient jamais seulement de nous. L'indifférence peut dès lors signifier aussi pour nous, nous effacer devant Dieu pour mieux en recevoir l'infinie charité. Ce par quoi nous retrouverions son sens mystique, développé par Saint François de Sales ou Fénelon: «L'indifférence est une volonté positive et formelle qui nous fait vouloir ou désirer réellement toute la volonté de Dieu qui nous est connue » (Fénelon).

    Cet article reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur a d'abord paru dans: Autres temps. Cahier d'éthique sociale et politique. Année 1994, No 41.

    Source

    « L'indifférence, faiblesse et force », Autres Temps. Cahiers d'éthique sociale et politique, n°41, 1994. p. 19-26.

    Date de création : 2015-04-20 | Date de modification : 2015-04-20
    Informations
    L'auteur

    Jean-Jacques Wunenburger
    L'auteur était jusqu'à sa retraite récente, professeur de philosophie à l'Université Jean Moulin de Lyon 3 ; il fut doyen de la Faculté. Il est également membre du Centre d'études des systèmes et directeur associé du Centre de recherches G.Bachelard sur l'imaginaire et la rationalité de l'Université de Bourgogne. Son travail concerne notamment les problèmes de rationalité, d'image, d'imagination et d'imaginaire, ainsi que d'esthétique, de philosophie politique et de philosophie morale.  http://facdephilo.univ-lyon3.fr/presentation/enseignants/m-wunenburger-jean-jacques-110605.kjsp?RH=INS-Centres
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