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    Impression du texte

    Malherbe

    Gédéon Tallemant des Réaux
    MALHERBE

    Sa conversation étoit brusque, il parloit peu, mais il ne disoit mot qui ne portât. Quelquefois même il étoit rustre et incivil, témoin ce qu'il fit à Desportes. Régnier l'avoit mené dîner chez son oncle; ils trouvèrent qu'on avoit déjà servi. Desportes le reçut avec toute la civilité imaginable et lui dit qu'il lui vouloit donner un exemplaire de ses Psaumes, qu'il venoit de faire imprimer. En disant cela, il se met en devoir de monter à son cabinet pour l'aller quérir.

    Malherbe lui dit rustiquement qu'il les avoit déjà vus, que cela ne méritoit pas qu'il prît la peine de remonter, et que son potage valoit mieux que ses Psaumes. Il ne laissa pas de dîner, mais sans dire mot, et après dîner ils se séparèrent, et ne se sont pas vus depuis. Cela le brouilla avec tous les amis de Desportes; et Régnier, qui étoit son ami, et que Desportes estimoit pour le genre satirique à l'égal des anciens, fit une satire contre lui qui commence ainsi:

    Rapin, le favori d'Apollon et des muses, etc.

    Desportes, Bertaut, et des Yveteaux même critiquèrent tout ce qu'il fit. Il s'en moquoit, et dit que, s'il s'y mettoit, il feroit de leurs fautes des livres plus gros que leurs livres mêmes.

    Il avoit marqué Desportes, et disoit qu'il feroit de ses fautes un livre plus gros que toutes ses poésies ensemble.

    Des Yveteaux lui disoit que c'étoit une chose désagréable à l'oreille que ces trois syllabes: ma, la, pla, toutes de suite dans un vers:

    Enfin cette beauté m'a la place rendue.

    « Et vous, lui répondit-il, vous avez bien mis: pa, ra , bla, la, fla.

    « -- Moi ? reprit des Yveteaux, vous ne sauriez me le montrer. -- N'avez-vous pas mis, répliqua Malherbe:

    « Comparable à la flamme? »

    De toute cette volée, il n'estimoit que Bertaut, encore ne l'estimoit-il guère: « Car, disoit-il, pour trouver une pointe, il faisoit les trois premiers vers insupportables, » Il n'aimoit pas du tout les Grecs, et particulièrement il s'étoit déclaré ennemi du galimatias de Pindare.

    Virgile n'avoit pas l'honneur de lui plaire. Il y trouvoit beaucoup de choses à redire, entre autres ce vers où il y a: Euboïcis Camarum allabitur oris lui sembloit ridicule. « C'est dit-il, comme si quelqu'un alloit mettre aux rives françoises de Paris ». Ne voilà-t-il pas une belle objection ! Stace lui sembloit bien plus beau. Pour les autres, il estimoit Horace, Juvénal, Martial, Ovide, et Sénèque le tragique.

    Les Italiens ne lui revenoient point; il disoit que les sonnets de Pétrarque étoient à la grecque, aussi bien que les épigrammes de mademoiselle de Gournay .

    De tous leurs ouvrages il ne pouvoit souffrir que l'Aminte du Tasse.

    A l'hôtel Rambouillet, on amena un jour je ne sais quel homme, qui disloquoit tout le corps aux gens et le remettoit, sans leur faire mal. On l'éprouva sur un laquais. Malherbe, qui y étoit, voyant cela, lui dit: « Démettez-moi le coude. » Il ne sentit point de mal. Après il se le fit remettre aussi sans douleur. « Cependant, dit-il, si cet homme fût mort tandis que j'avois comme cela le coude démis, on auroit crié au curieux impertinent. »

    Il faisoit presque tous les jours sur le soir quelque petite conférence dans sa chambre avec Racan, Colomby, Maynard et quelques autres. Un habitant d'Aurillac, où Maynard étoit alors président, vint une fois heurter à la porte en demandant: « M. le président n'est-il point ici ? » Malherbe se lève brusquement à son ordinaire, et dit à ce monsieur le provincial: « Quel président demandez-vous ? Sachez qu'il n'y a que moi qui préside ici. »

    Lingendes, qui étoit pourtant assez poli, ne voulut jamais subir la censure de Malherbe, et disoit que ce n'étoit qu'un tyran, et qu'il abattoit l'esprit aux gens.

    Un jour Henri IV lui montra des vers qu'on lui avoit présentés. Ces vers commençoient ainsi:

    Toujours l'heur et la gloire

    Soient à votre côté!

    De vos faits à la mémoire

    Dure à l'éternité!

    Malherbe, sur-le-champ et sans en lire davantage, les retourna ainsi:

    Que l'épée et la dague

    Soient à votre côté;

    Ne courez point la bague

    Si vous n'êtes botté.

    Et là-dessus se retira, sans en dire autrement son avis.

    Le Roi lui montra une autre fois la première lettre que M. le Dauphin, depuis Louis XIII, lui avoit écrite, et ayant remarqué qu'il avoit signé Loys sans u, il demanda au Roi si M. le Dauphin avoit nom Loys. Le Roi demanda pourquoi: « Parce qu'il signe Loys et non Louys.» On envoya quérir celui qui montroit à écrire à ce jeune prince pour lui faire voir sa faute, et Malherbe disoit qu'il étoit cause que M. le Dauphin avoit nom Louis.

    Comme les États-généraux se tenoient à Paris, il y eut une grande contestation entre le clergé et le tiers-état, qui donna sujet à cette célèbre harangue de M. le cardinal du Perron. Cette affaire s'échauffant, les évêques menaçoient de se retirer et de mettre la France à l'interdit. M. de Bellegarde avoit peur d'être excommunie; Malherbe lui dit, pour le consoler, que cela lui seroit fort commode, et que, devenant noir comme les excommuniés, il n'auroit pas la peine de se peindre la barbe et les cheveux.

    Une autre fois il lui disoit: « Vous faites bien le galant; lisez-vous encore à livre ouvert ? » C'étoit sa façon de parler pour dire: Être toujours prêt à servir les dames. M. de Bellegarde lui dit que oui. « Ma foi, répondit-il, je vous envie plus cela que votre duché- pairie. »

    Il y eut grande contestation entre ceux qu'il appeloit du pays d'A-Dieu-Sias (ce sont ceux de delà la rivière de Loire) et ceux deçà, qu'il appeloit du pays de Dieu vous conduise, pour savoir s'il falloit dire une cueiller ou une cueillere. Le roi et M. de Bellegarde, tous deux du pays d'A-Dieu-Sias, étoient pour cueillère, et disoient que ce mot étant féminin, devoit avoir une terminaison féminine. Le pays de Dieu vous conduise alléguoit, outre l'usage, que cela n'étoit pas sans exemple, et que perdrix, met (1), mer et autres étoient féminins et avoient pourtant une terminaison masculine.

    [(1) C'est un mot de province pour huche. (T.)]

    Le Roi demanda à Malherbe de quel avis il étoit. Malherbe le renvoya aux crocheteurs du Port-au-Foin comme il avoit accoutumé; et comme le Roi ne se tenoit pas bien convaincu, il lui dit à peu près ce qu'on dit autrefois à un empereur romain: « Quelque absolu que vous « soyez, vous ne sauriez, Sire, ni abolir ni établir un mot, si l'usage ne l'autorise. »

    A propos de cela, M. de Bellegarde lui envoya demander un jour lequel étoit le meilleur de dépensé ou de dépendu. Il répondit sur-le-champ que dépensé étoit plus françois, mais que pendu, dépendu, répendu, et tous les composés de ce vilain mot, étoient plus propres pour les Gascons.

    Il perdit sa mère environ l'an 1615, qu'il étoit âgé de plus de cinquante-huit ans; et comme la Reine lui eut fait l'honneur de lui envoyer un gentilhomme pour le consoler, il dit au gentilhomme qu'il ne pouvoit se revancher de la bonté que la Reine avoit eue pour lui qu'en priant Dieu que le Roi pleurât sa mort aussi vieux qu'il pleuroit celle de sa mère. Il délibéra longtemps s'il devoit prendre le deuil, et disoit: « Je suis en propos de n'en rien faire; car regardez le gentil orphelin que je ferois. » Enfin, pourtant, il s'habilla de deuil.

    Un jour, au cercle, je ne sais quel homme, qui faisoit fort le prude, lui fit un grand éloge de madame la marquise. de Guercheville, qui étoit alors présente, comme dame d'honneur de la Reine-mère, et après lui avoir compté toute sa vie et comme elle avoit résisté aux poursuites amoureuses du feu roi, Henri le Grand, il conclut son panégyrique par ces mots en la lui montrant: « Voilà, Monsieur, ce qu'a fait la vertu. » Malherbe, sans hésiter, lui montra la connétable de Lesdiguières, qui étoit assise auprès de la Reine, et lui dit: « Voilà, Monsieur, ce qu'a fait le vice. »

    Sa façon de corriger son valet étoit plaisante. Il lui donnoit dix sols par jour, c'étoit honnêtement en ce temps-là, et vingt écus de gages; et quand ce valet l'avoit fâché, il lui faisoit une remontrance en ces termes: « Mon ami, quand on offense son maître, on offense Dieu, et quand on offense Dieu, il faut, pour en obtenir le pardon, jeûner et donner l'aumône. C'est pourquoi je retiendrai cinq sous de votre dépense que je donnerai aux pauvres à votre intention, pour l'expiation de vos péchés. »

    Tout son contentement étoit d'entretenir ses amis particuliers, comme Racan, Colomby, Yvrande et autres, du mépris qu'il faisoit de toutes les choses qu'on estimoit le plus dans le monde. Il disoit souvent à Racan, qui est de la maison de Bueil, que c'étoit une folie de se vanter d'être d'une ancienne noblesse; que plus elle étoit ancienne, plus elle étoit douteuse; et qu'il ne falloit qu'une femme lascive pour pervertir le sang de Charlemagne ne et de saint Louis, que tel qui se pensoit issu de ces grands héros étoit peut-être venu d'un valet de chambre ou d'un violon.

    Il ne s'épargnoit pas lui-même en l'art où il excelloit, et disoit souvent à Racan: « Voyez-vous, mon cher Monsieur, si nos vers vivent après nous, toute la gloire que nous pouvons en espérer, c'est qu'on dira que nous avons été deux excellents arrangeurs de syllabes, et que nous avons été tous deux bien fous de passer toute notre vie à un exercice si peu utile et au public et à nous, au lieu de l'employer à nous donner du bon temps, et à penser à l'établissement de notre fortune. »

    Il avoit un grand mépris pour tous les hommes en général, et il disoit, après avoir conté en trois mots la mort d'Abel: « Ne voilà-t-il pas un beau début? Ils ne sont que trois ou quatre au monde, et ils s'entretuent déjà; après cela, que pouvoit espérer Dieu des hommes pour se donner tant de peine à les conserver ? »

    Il parloit fort ingénument de toutes choses; il ne faisoit pas grand cas des sciences, principalement de celles qui ne servent qu'à la volupté, au nombre desquelles il mettoit la poésie. Et comme un jour un faiseur de vers se plaignoit à lui qu'il n'y avoit de récompense que pour ceux qui servoient le Roi dans ses armées et dans les affaires d'importance, et que l'on étoit trop cruel pour ceux qui excelloient dans les belles-lettres, Malherbe lui répondit que c'étoit une sottise de faire le métier de rimeur, pour en espérer autre récompense que son divertissement; et qu'un poète n'étoit pas plus utile à l'État qu'un bon joueur de quilles.

    Etant allé avec feu du Monstier et Racan aux Chartreux pour voir un certain Père Chazerey, on ne voulut leur permettre de lui parler qu'ils n'eussent dit chacun un Pater; après le Père vint et s'excusa de ne pouvoir les entretenir. « Faites-moi rendre mon Pater, » dit Malherbe.

    Une fois il ôta les chenets du feu. C'étoient des chenets qui représentoient de gros satyres barbus: « Mon Dieu, dit-il, ces gros b... se chauffent tout à leur aise, tandis que je meurs de froid. »

    Un de ses neveux le vint voir une fois, après avoir été neuf ans au collège. Il lui voulut faire expliquer quelques vers d'Ovide, de quoi ce garçon se trouvoit bien empêché. Après l'avoir laissé ânonner un gros quart d'heure, Malherbe lui dit: « Mon neveu, croyez-moi, soyez vaillant, vous ne valez rien à autre chose. »

    Un gentilhomme de ses parents étoit fort chargé d'enfants; Malherbe l'en plaignoit, l'autre lui dit qu'il ne pouvoit avoir trop d'enfants, pourvu qu'ils fussent gens de bien. « Je ne suis point de cet avis, répondit notre poète, et j'aime mieux manger un chapon avec un voleur qu'avec trente capucins. »

    Le lendemain de la mort du maréchal d'Ancre, il dit à madame de Bellegarde, qu'il trouva allant à la messe: « Hé quoi, Madame, a-t-on encore quelque chose à demander à Dieu, après qu'il a délivré la France du maréchal d'Ancre? »

    Il avoit effacé plus de la moitié de son Ronsard et en cotoit les raisons à la marge. Un jour, Racan, Colomby, Yvrande et autres de ses amis le feuilletoient sur sa table, et Racan lui demanda s'il approuvoit ce qu'il n'avoit point effacé. « Pas plus que le reste, » dit-il. Cela donna sujet à la compagnie, et entre autres à Colomby, de lui dire qu'après sa mort ceux qui rencontreroient ce livre croiroient qu'il avoit trouve bon tout ce qu'il n'avoit peint rayé. «Vous avez raison » lui répondit Malherbe. Et sur l'heure il acheva d'effacer le reste.

    Il étoit mal meublé et logeoit d'ordinaire en chambre garnie, où il n'avoit que sept ou huit chaises de paille; et comme il étoit fort visité de ceux qui aimoient les belles- lettres, quand les chaises étoient toutes occupées, il fermoit sa porte par-dedans, et si quelqu'un heurtoit, il lui crioit: « Attendez, il n'y a plus de chaises, » disant qu'il valoit mieux ne les point recevoir que de les laisser debout.

    Il se vantoit d'avoir sué trois fois la v..., comme un autre se vanteroit d'avoir gagné trois batailles, et faisoit assez plaisamment le récit du voyage qu'il fit à Nantes pour aller trouver un homme qui guérissoit de cette maladie dans une chaise; sans doute c'étoit avec des parfums. Par son crédit il se fit céder cette chaise par un autre qui l'avoit déjà retenue, et il écrivit qu'il avoit gagné une chaire, à Nantes, où il n'y avoit pourtant point d'université. On l'appeloit chez M. de Bellegarde le Père Luxure.

    Il a toujours été fort adonné aux femmes, et se vantoit en conversation de ses bonnes fortunes et des merveilles qu'il y avoit faites.

    Le feu archevêque de Rouen l'avoit prié à dîner pour le mener après au sermon qu'il devoit faire en une église proche de chez lui. Aussitôt que Malherbe eut dîne, il s'endormit dans une chaise, et comme l'archevêque le pensa réveiller pour le mener au sermon: « Hé ! je vous prie, dit-il, dispensez-m'en; je dormirai bien sans cela. »

    Quand les pauvres lui disoient qu'ils prieroient Dieu pour lui, il leur répondoit « qu'il ne croyoit pas qu'ils eussent grand crédit auprès de Dieu, vu le pitoyable état où il les laissoit, et qu'il eût mieux aimé que M. de Luynes, ou M. le surintendant, lui eussent fait cette promesse ».

    En ce même hiver, il avoit une telle quantité de bas, presque tous noirs, que, pour n'en pas mettre plus à une jambe qu'à l'autre à mesure qu'il mettoit un bas, il mettoit un jeton dans une écuelle. Racan lui conseilla de mettre une lettre de soie de couleur à chacun de ses bas, et de les chausser par ordre alphabétique. Il le fit et le lendemain il dit à Racan: « J'en ai dans l'L, pour dire qu'il avoit autant de paires de bas qu'il y avoit de lettres jusqu'à celle-là. Un jour, chez madame des Loges, il montra quatorze tant chemise que chemisettes, ou doublure. Tout l'été il avoit de la panne, mais il ne portoit pas trop régulièrement son manteau sur les deux épaules. Il disoit, à propos de cela que Dieu n'avoit fait le froid que pour les pauvres ou pour les sots et que ceux qui avoient le moyen de se bien chauffer et de se bien vêtir ne devoient point souffrir le froid.

    Quand on lui parloit d'affaires d'État, il avoit toujours ce mot à la bouche qu'il a mis dans l'Épître préliminaire de Tite-Live, adressée à M. de Luynes, qu'il ne faut point se mêler de la conduite d'un vaisseau où l'on n'est que simple passager.

    Une fois, étant malade, il envoya quérir Thévenin, l'oculiste, qui étoit à M. de Bellegarde. Thévenin lui proposa de faire venir quelque médecin, et lui ayant nommé M. Robin: « Voilà un plaisant Robin, dit Malherbe, je ne veux point de cet homme-là. -- Hé bien! Voulez-vous donc M. Guénebeau ? -- Non, c'est un nom de chien-courant: Guénebeau! to to ! Guénebeau! . Voulez-vous donc M. Dacier? -- Encore moins, il est plus dur que le fer. -- Il faut donc M. Provins? » Il y consentit.

    Quand on lui montroit des vers où il y avoit des mots qui ne servoient qu'à la mesure ou à la rime, il disoit que c'était une bride de cheval attachée avec une aiguillette.

    Un homme de robe de fort bonne condition lui apporta d'assez fichus vers qu'il avoit faits à la louange d'une dame, et lui dit, avant que de les lui lire, que des considérations l'avoient obligé à les faire. Malherbe les lut d'un air fort chagrin, et lui dit: « Avez-vous été condamné à être pendu, ou à faire ces vers ? car, à moins que de cela, on ne vous le sauroit pardonner. »

    Il n'étoit pas autrement persuadé de l'autre vie, et disoit, quand on lui parloit de l'enfer ou du paradis: « J'ai vécu comme les autres, je veux mourir comme les autres, et aller où vont les autres. »

    On dit qu'une heure avant que de mourir, il se réveilla comme en sursaut d'un grand assoupissement, pour reprendre son hôtesse, qui lui servoit de garde, d'un mot qui n'étoit pas bien français, à son gré; et comme son confesseur lui en voulut faire réprimande, il lui dit qu'il n'avoit pu s'en empêcher, et qu'il avoit voulu jusqu'à la mort maintenir la pureté de la langue françoise.

    *****

    <IDENT historiettes>
    <IDENT_AUTEURS tallemantg>
    <IDENT_COPISTES swaelensg>
    <ARCHIVE http://www.abu.org/>
    <VERSION 2>
    <DROITS 0>
    <TITRE Historiettes>
    <GENRE prose>
    <AUTEUR Tallemant des Réaux, G. (1619-1692)>
    <COPISTE G. J. Swaelens (100112.3376@compuserve.com)>
    <NOTESPROD>

    Quatrième édition
    Collection des plus belles pages
    Soc. du Mercure de France, Paris
    1906

    Le mémorialiste Gédéon Tallemant des Réaux (1619-1692) écrivit ses _Historiettes_ entre 1657 et 1659. Elles restèrent inédites jusqu'en 1834. L'Encyclopédie Universalis écrit à leur sujet: « (Tallemant des Réaux) démasque les visages -- et finalement la face méconnue de toute une époque -- avec une clairvoyance où l'on s'est obstiné à voir de la malveillance, une crudité qui a longtemps scandalisé, une exactitude que confirment toutes les recherches, apportant ainsi sur la vie française au temps de Henri IV, de Louis XIII et de la régence d'Anne d'Autriche un témoignage d'une précision et d'une vérité inestimables, celui d'un observateur qui a su ne pas être dupe et ne rien perdre de sa liberté. »


    French memorialist, Gédéon Tallemant des Réaux (1619-1692) wrote his _Historiettes_ between 1657 and 1659. They remained unpublished until 1834. The Encyclopédie Universalis, the French-language equivalent of the Encyclopedia Britannica, has the following to say on the _Historiettes_:"(Tallemant des Réaux) brings people into the light - and ultimately reveals the unrecognized face of an entire era - with a learsightedness long and obstinately taken for spite, a crudity in the wording which has long been an object of scandal, an accuracy which all research has confirmed, thus providing an invaluably precise and truthful testimony on life in France at the time of Henri IV, Louis XIII and Anne d'Autriche, from an observer who has managed neither to let himself be deceived nor to lose his freedom."

    </NOTESPROD>

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    License ABU
    -=-=-=-=-=-
    Version 1.1, Aout 1999

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    ------- FIN DE LA LICENCE ABU-------------

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    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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