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    Dossier: Eau

    L'eau: problématique-clé

    Claude Villeneuve
    Photo Otto Kohler, reproduite avec son autorisation.
    Le Québec est un territoire choyé sur le plan des ressources en eau. Mais, de l'arrosage des gazons aux rejets de substances toxiques, nous en avons fait plus souvent qu'autrement un usage irresponsable. Notre incurie risque de remettre en question les usages les plus fondamentaux de l'eau pour les générations futures.
    «"L' eau est la chose la plus nécessaire à l'entretien de la vie, mais il est aisé de la corrompre... Car pour la terre, le soleil, les vents, ils ne sont point sujets à être empoisonnés, ni détournés, ni dérobés, tandis que tout cela peut arriver à l'eau, qui, pour cette raison, a besoin que la loi vienne à son secours. Voilà la loi que je propose: Quiconque aura corrompu l'eau d'autrui, eau de source ou eau de pluie ramassée, en y jetant certaines drogues, ou l'aura détournée en creusant, ou enfin dérobée, le propriétaire portera sa plainte devant les astronomes et fera lui-même l'estimation du dommage. Et celui qui sera convaincu d'avoir corrompu l'eau, outre la réparation du dommage, sera tenu de nettoyer la source ou le réservoir conformément aux règles prescrites par les interprètes, suivant l'exigence des cas ou des personnes."
    Platon, Les lois, livre VII, 400 avant J.C.

    Le vieux philosophe avait donc édicté clairement le principe du pollueur-payeur presque 24 siècles avant Pierre Paradis, Jean Charest et tant d'autres... La Bruyère, qui osait écrire, il y a déjà trois siècles que tout a été dit et que l'on vient trop tard, avait-il raison? Le bon sens des législateurs de l'Antiquité n'aurait-il jamais réussi à transparaître à travers plus de deux millénaires de législations?

    La question de l'eau, de ses usages et des abus que l'humanité fait subir à cette ressource essentielle n'a pas fini de nous inquiéter. Il s'agit probablement de la question qui nous rapprochera de la façon la plus tangible de notre environnement dans les décennies à venir. En effet, on peut penser vivre avec un air pollué, avec des sols contaminés, avec une faune et une flore raréfiées... mais l'eau doit être pure, exempte de bactéries nocives ou de substances délétères, sans odeur, sans saveur, sans couleur, pour rencontrer nos critères de qualité. L'accès à une source d'eau potable est probablement la préoccupation la plus ancienne qui confronte l'humanité à son environnement.


    L'eau ubiquiste

    Il y a peu de phénomènes physiques ou biologiques dans la biosphère qui s'expliquent sans faire référence aux propriétés physiques et chimiques de l'eau et à sa nécessité pour les êtres vivants.

    La circulation de l'eau a permis la formation des sols, la croissance des forêts, l'arrondissement du relief et la constitution de précieuses réserves d'eau pure dans les nappes aquifères. De plus, les matières en suspension ramenées dans les écosystèmes marins par le ruissellement des rivières et des fleuves permettent d'alimenter la productivité des estuaires et des zones côtières en éléments nutritifs qui sont essentiels au phytoplancton, base des réseaux alimentaires en milieu marin. Les nuages, la pluie, la neige, les glaciers, les lacs, les rivières, les estuaires, les fleuves et la mer conditionnent notre climat, facilitent ou compliquent nos transports, nos constructions, nous fournissent de l'énergie, nous abreuvent et nous réjouissent la vue par leur présence dans le paysage.

    Les humains sont confrontés depuis leur origine à la nécessité d'un approvisionnement en eau qui soit fiable, tant pour la disponibilité que pour la salubrité. Le milieu aqueux, si favorable pour la vie, est aussi un vecteur privilégié pour les micro-organismes pathogènes et pour toute une série de parasites. L'eau, si indispensable à la qualité de vie, a aussi été le vecteur des épidémies les plus meurtrières qu'ait connues l'humanité. Nous avons donc dans notre histoire constamment cherché à concilier les divers usages de l'eau et nous avons appris très tôt à intervenir à chacune des étapes du cycle de l'eau dans la biosphère.

    Par ailleurs, plusieurs peuples ont trouvé dans les écosystèmes aquatiques l'essentiel de leur alimentation pendant des millénaires. La pêche et l'aquaculture font d'ailleurs partie des sources prévisibles de protéines pour une humanité qui atteindra bientôt dix milliards d'effectifs. N'affirmait-on pas il y a moins de trente ans que les ressources en protéines disponibles dans les océans étaient infinies? Or les organismes vivant dans l'eau sont fragiles et ils dépendent de la stabilité des caractéristiques de leur milieu pour survivre et prospérer. Mais nous considérons la mer à la fois comme une poubelle et un garde-manger. Qui oserait placer son sac de poubelle dans le réfrigérateur et s'étonner que son beurre ait un drôle de goût?

    Malheureusement, l'actuelle tragédie liée à l'absence de gestion des pêches au niveau mondial qui met en cause les populations de poissons les plus abondantes se complique d'une dégradation accélérée des milieux côtiers et des zones humides qui bordent les plans d'eau.

    Or la richesse des écosystèmes aquatiques est très étroitement associée à la présence de zones d'interfécondation des milieux terrestres et des milieux aquatiques: les milieux humides. En effet, les marais, marécages, battures et zones de hautes eaux sont des sites privilégiés de minéralisation des substances nutritives, de production de nourriture pour les écosystèmes aquatiques, de zones de fraie et d'élevage pour les jeunes de nombreuses espèces. Ces zones sont actuellement l'objet de pressions énormes à l'échelle mondiale. La réduction des milieux humides est un drame écologique dont nous ne commençons qu'à saisir les conséquences.


    Lavez-lavez!
    (Martine Sinclair)

    L'eau représente depuis toujours un élément mystérieux pour l'humanité. On la boit, on s'y baigne, elle nous transporte et ne semble jamais cesser de se renouveler. On s'est vite rendu compte aussi de sa capacité à dissimuler les déchets qu'on y jetait et à transporter au loin les substances indésirables.

    Ainsi, les premières mesures d'hygiène publique ont consisté à inciter, sinon à obliger les gens à se débarrasser des immondices et cadavres dans les ruisseaux, rivières et fleuves les plus proches. L'eau courante débarrassait l'environnement immédiat des substances indésirables et les portait en aval, là où on s'empressait de les oublier.

    Déjà, chez les Romains, les aqueducs amenaient des montagnes environ 1 000 litres d'eau par personne par jour qui servaient à nettoyer et qui permettaient les ablutions des citoyens dans les thermes. Les égouts domestiques ont été inventés en Mésopotamie et c'est en Angleterre au XIXe siècle que les toilettes à eau courante sont devenues la norme dans les grandes villes des pays industrialisés.

    L'eau, à titre de solvant, est utilisée pour l'hygiène du corps et des maisons, certes, mais elle sert aussi à de nombreux usages industriels, tant comme intrant dans les procédés que comme refroidissant ou diluant pour les déchets. Chacun de ses usages modifie la composition chimique ou les caractéristiques physiques de l'eau et la rend plus ou moins propre à d'autres usages sans qu'elle ait subi une épuration par les processus naturels, soit biologiques ou physiques qui lui rendront ultimement sa pureté.

    Naturellement, nos interventions ont modifié le cours des fleuves et des rivières et provoqué des changements dans la qualité physique, chimique et biologique des masses d'eau. Ces changements ont eu des impacts sur les communautés d'organismes aquatiques, au détriment généralement des plus fragiles d'entre eux. La maîtrise et la gestion de l'eau doivent prendre en compte chacune des caractéristiques de cette molécule extraordinaire si on veut éviter des erreurs coûteuses pour les générations futures.

    L'augmentation phénoménale de la consommation des humains en eau, depuis la révolution industrielle et les projections d'augmentation, à la fois de la population mondiale et de ses besoins en eau nous indiquent que de plus en plus, nous demanderons aux écosystèmes aquatiques de prendre en charge les matières indésirables que nous produisons, tout en demandant aux fleuves, lacs, rivières et nappes aquifères de nous fournir en abondance une eau de qualité et une nourriture abondante.

    Un peu partout dans le monde, les ressources d'eau sont en remise en cause, les ressources qui dépendent de l'eau le sont aussi.


    Faut arrêter d'pisser dans l'eau
    (Gilles Vigneault, La vieille Margot)

    Le Québec est un territoire choyé sur le plan des ressources hydriques. Malheureusement, de l'arrosage des gazons aux rejets de substances toxiques, nous en avons fait plus souvent qu'autrement un usage irresponsable. Notre incurie risque de remettre en question les usages les plus fondamentaux de l'eau pour les générations futures.

    En 1973, un article de Jean-Marc Fleury dans la revue Québec-Science qualifiait le fleuve Saint-Laurent de plus grand égout d'Amérique.

    C'est vers 1975 que le Québec a commencé à connaître un certain éveil de sa conscience environnementale, quinze ans après les Américains et cinq ans après les Canadiens anglais. Toujours en 1975, selon le Rapport du Comité d'Étude sur le Saint-Laurent, presque toutes les grandes entreprises déversaient directement leurs déchets dans le fleuve! À cette époque, à peu près aucune municipalité du Québec ne traitait ses eaux usées et les agriculteurs commençaient à s'industrialiser et à accélérer leurs impacts sur les milieux humides. On allait aussi voir apparaître les systèmes d'élevage sans sol. Ces élevages industriels, en particulier l'élevage du porc, allaient générer des quantités très importantes de déchets animaux, ce qui allait inciter les fermiers à disposer impunément de leurs purins et fumiers dans les rivières.

    La prise de conscience de la pollution de l'eau par les Québécois est relativement récente. Ses effets étant restés à peu près négligeables jusqu'au début de notre siècle, il aura fallu quelques décennies de développement industriel pour contaminer les écosystèmes aquatiques et empoisonner le réseau hydrographique. Par la suite, nos gouvernements se sont laissé tirer l'oreille pendant une dizaine d'années avant de commencer à réagir en mettant en place des programmes d'assainissement des eaux, domestiques d'abord, puis agricoles et industrielles.

    Dans la décennie 80, de nombreux programmes ont été mis en place pour diminuer la pollution de l'eau, mais l'essentiel du travail reste à faire.
    Nous avons investi collectivement plus d'une dizaine de milliards de dollars depuis une décennie dans le programme d'épuration des eaux usées domestiques lancé par le ministre Marcel Léger. En conséquence, la majeure partie de la population est maintenant desservie par un système de traitement primaire des eaux usées.

    Les manifestations les plus évidentes de nos abus, poissons morts, eaux pestilentielles, plages interdites à la baignade, commencent à s'atténuer grâce aux efforts entrepris dans les programmes d'épuration des eaux et de dépollution industrielle. Cependant, les manifestations invisibles de la pollution de l'eau, de nature généralement toxique comme l'accumulation de métaux lourds dans les poissons et la présence de
    micro-polluants dans l'eau potable, sont de plus en plus importantes et s'avèrent à peu près impossibles à réduire à court terme.

    Malgré certains succès indéniables, comme la réouverture de plusieurs plages, les eaux de surface restent inutilisables pour l'alimentation des réseaux d'aqueduc sur la majeure partie du territoire habité. La pollution diffuse liée à l'agriculture, la pollution industrielle ainsi que la pollution des eaux de surface par divers types de rejets urbains continuent de souiller notre réseau hydrographique. Actuellement, d'ambitieux programmes, comme le «Plan Saint-Laurent» d'Environnement Canada, s'attaquent à certains de ces problèmes, mais les choses vont lentement et chaque progrès est remis en question par des contraintes économiques à court terme. Plus que jamais, la génération à venir devra payer cher pour le manque de préoccupations environnementales de ceux qui ont profité des retombées économiques de la pollution. Lorsqu'on constate, à la lecture du rapport du WWF signé par Pierre Béland et ses collaborateurs, que les bélugas du Saint-Laurent devraient être considérés comme déchets toxiques tant leur contenu en contaminants est élevé, on commence à peine à mesurer le désastre qu'il faudra réparer.

    Malheureusement et malgré des efforts louables d'éducation et de sensibilisation, les mentalités tardent à changer. Devant les immenses ressources aquatiques du Québec, l'illusion du caractère inépuisable est encore bien présente chez nos planificateurs. Derrière la limpidité de l'eau, on essaie d'oublier les matières toxiques qui la polluent.

    Les citoyens, encouragés par ceux qui refusent d'installer des compteurs d'eau et à tarifer cette ressource pour des raisons politiques, persistent à croire que l'eau est un bien gratuit et la gaspillent allègrement. Par ailleurs, pour protéger leur santé contre les micro-polluants, ils achètent de l'eau embouteillée dont les contenants vont engraisser leur poubelle déjà trop bien garnie. Avez-vous déjà pensé au paradoxe que représente la dépense de l'équivalent d'un litre d'essence en coûts de transport et emballage pour acheminer à la table du consommateur québécois une bouteille d'eau d'Évian dans un territoire qui possède près de 9% des réserves d'eau douce de la planète?


    Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage?
    (La Fontaine, Le loup et l'agneau)

    L'eau traverse notre vie comme elle traverse l'espace en coulant dans une rivière. Pourquoi ne pas se fixer des objectifs sur la qualité de l'eau à la sortie de nos collectivités et de nos industries? Pour cela, il faudra responsabiliser les utilisateurs de l'eau de toute nature, en instaurant une gestion de l'eau par bassins versants, l'unité géographique la plus représentative de notre participation au cycle de l'eau.

    L'eau est une ressource trop précieuse et trop fragile pour qu'elle ne serve qu'à dissimuler notre manque de responsabilité! Il est trop facile pour les gens situés en amont de se moquer de ce qui se passe en aval. Combien de problèmes de pollution industrielle pourraient être évités, combien de municipalités seraient plus intéressées à la performance de leur usine d'épuration si on les obligeait à placer leur tuyau de prise d'eau immédiatement en aval de leur tuyau d'évacuation?

    Une gestion par bassins versants, signifie utiliser l'eau pour satisfaire nos besoins, mais aussi la remettre en état avant de la renvoyer dans l'environnement de façon à ce que les prochains utilisateurs, qu'ils vivent en aval ou qu'ils ne soient pas encore nés, puissent aussi jouir des bienfaits d'une eau propre et abondante. C'est l'ensemble des utilisateurs d'un bassin versant défini qui a la responsabilité de gérer la ressource et qui est responsable de la qualité de l'eau en tous point du réseau hydrographique. L'unité de gestion étant une unité écologique, le bassin versant d'une rivière, d'un fleuve ou même d'un ruisseau, l'ensemble des utilisateurs de cette eau étant tenu de faire le compte de ses impacts sur la qualité de l'eau et de payer pour la remise en état de la ressource avant de la remettre en circulation, la gestion assure à ceux qui sont en aval une qualité de l'eau comparable à celle qui a été utilisée en amont. Les choix de «qui doit payer quoi» doivent être faits à l'échelle locale. Ce qui fait qu'il faut un consensus social pour polluer ou détériorer la ressource.

    Nous devons modifier donc nos attitudes envers l'eau dans les années qui viennent. Elle n'est pas une ressource infinie, même si elle se renouvelle. Nous devrons accepter d'en payer le juste prix y compris pour la remettre en état après l'avoir utilisée. Nous devrons apprendre à appliquer le principe du pollueur-payeur mis de l'avant par Platon il y a plus de 2 000 ans pour imputer les responsabilités à ceux qui sont réellement responsables. Nous devrons enfin apprendre à gérer l'eau régionalement, par bassins versants, afin qu'elle devienne facteur d'unité plutôt que de discorde.

    La responsabilisation des utilisateurs de l'eau dans une même unité écologique peut aussi être un facteur d'amélioration globale de l'environnement. Une telle législation pourrait s'appliquer à la dégradation des milieux humides ou à leur réhabilitation éventuelle et permettrait de mettre sur pied les éléments d'une comptabilité environnementale. Enfin, le suivi des espèces fragiles, comme les salmonidés ou les insectes d'eau oligotrophes, pourrait être utilisé comme indicateur de la qualité globale de la gestion des écosystèmes.


    L'eau, une voie privilégiée pour comprendre la biosphère?

    L'attitude de respect que nous devons développer envers l'eau peut être extrapolée à l'ensemble des ressources de notre environnement. Nous sommes en effet dépendants de la qualité de notre environnement pour assurer l'ensemble de nos besoins et ceux des générations qui nous suivront.

    L'eau est impliquée dans les processus les plus fondamentaux de la vie et elle est le facteur déterminant qui a modelé la surface de notre planète. Elle est la matrice dans laquelle la vie a pu apparaître et se développer. Elle est le premier gage du maintien de la santé de l'humanité. Elle est aujourd'hui utilisée pour générer un bien-être économique à de nombreuses sociétés sur l'ensemble de la planète, nous en sommes tributaires pour nos loisirs et notre qualité de vie.

    L'étude et la compréhension des caractéristiques de l'eau et de son cheminement dans la biosphère constituent un point de départ privilégié pour comprendre la nécessité de protéger notre environnement et de mieux le gérer.

    Pourquoi ne pas commencer par là?»
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
    Informations
    L'auteur

    Claude Villeneuve
    Biologiste de formation, Claude Villeneuve est l'une des têtes d'affiches de l'éducation relative à l'environnement au Québec. Professeur au collège et à l'université, auteur et conférencier de renom, il a été directeur de l'Institut européen pour le conseil en environnement à Strasbourg. Président d'Ékolac consultants, il agit comme consultant accrédité auprès de l'UNESCO et du PNUD. De Claude Villeneuve, voir La mort dans la nature.
    Mots-clés
    Pollution industrielle, gazon, environnement, responsabilité
    Extrait
    «Il est trop facile pour les gens situés en amont de se moquer de ce qui se passe en aval. Combien de problèmes de pollution industrielle pourraient être évités, combien de municipalités seraient plus intéressées à la performance de leur usine d'épuration si on les obligeait à placer leur tuyau de prise d'eau immédiatement en aval de leur tuyau d'évacuation?»
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