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Le malade imaginaire

Jean-Baptiste Poquelin dit Molière
Les lavements d'intestins, appelés clystères, étaient à l`époque de Molière un remède universel. On peut en juger par les réponses d'Argon, le malade imaginaire, à son examen de doctorat en médecine. Pour être bien sûr d'avoir toujours un médecin à sa disposition, Argon avait en effet décidé de se faire médecin. À toutes les questions des examinateurs: comment soigner la fièvrevre, un rhume, etc. Argon répond invariablement: Clisterium donare, postea saignare, ensuita purgare. On sait que Molière mourut quelques heures aprèss avoir tenu le rôle du malade imaginaire.

Faut-il s'étonner qu'un des personnages ait fait cette réplique à l'un des disciples du célèbre docteur Purgon? «On voit bien que vous n'avez pas accoutumé de parler à des visages.»

Dans ce couple médecin-patient, lequel des deux est le plus ridicule? La soumission du malade imaginaire ne le cède en tout cas en rien à celle des malades d'aujourd'hui: «Monsieur Purgon m'a dit de me promener dans ma chambre, douze allées, douze venues; mais j'ai oublié de lui demander si c'est long ou en large».

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