Claude Lorrain

Raymond Bouyer
Poète de ton siècle, ô Claude le Lorrain,
pour toi, dieu, la Nature, esclave de la norme,
étendait le beau pâtre à l’abri d’un bel orme
et la nue idéale au fond du ciel serein !

La mer glauque, miroir du palais riverain,
charmait tes yeux, dardés sur un soleil énorme,
du marbre étincelant dans l’onde et de la forme
du haut voilier classique à la poulpe d’airain.

O sublime illettré qui n’appris guère à lire,
tu reçus, en naissant, le compas et la lyre,
tu conduisais l’ombrage au rythme de ton chant;

et d’or italien couronnant la chaumière,
ton art transfigurait, à l’heure du couchant,
les lointains bleus aimés de l’antique Lumière…

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