Ne désespérez pas

Jean-Paul Richter
Le désespoir est le suicide du cœur; et de même qu’en Silésie on ensevelit la face contre terre celui qui s’est suicidé, l’homme en proie au désespoir laisse retomber vers la terre, où il n’est pas encore, son visage qu’il devrait tourner vers le ciel qu’il a perdu, le ciel qui lui est et qui lui sera toujours ouvert. Lève-toi, ver terrestre; porte tes regards, faible atome, vers quelque chose de plus haut et de plus serein que ton séjour! La sérénité et non le plaisir est un devoir pour nous : qu’elle soit constamment notre but! Dans une âme pleine de tristesse et d’amertume, un air pesant et sombre étouffe toutes les fleurs intellectuelles et le développement moral. Que notre cœur s’ouvre à une douce mélancolie, et non au noir chagrin et à l’abattement, de même que la fleur qui s’épanouit à la rosée, et qui se ferme à la pluie. (traduction: De Lagrange)

Autres articles associés à ce dossier

À lire également du même auteur




Nos suggestions