L'athée

Jean-Paul Richter
Personne, dans l’univers, n’est seul comme le nieur de Dieu. Il pleure avec un cœur orphelin, qui a perdu le père suprême, près du cadavre illimité de la nature, qu’aucun esprit régulateur ne dirige et n’entretient; et il tourne autour de la tombe, il s’afflige, jusqu’à ce que lui-même se détache de ce cadavre. Le monde entier repose devant lui, comme, à moitié couché dans le sable égyptien, le grand sphinx de pierre; et l’univers est le froid masque de fer de l’informe éternité.

Autres articles associés à ce dossier

À lire également du même auteur




Nos suggestions