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    Impression du texte

    Printemps

    Le printemps de Kamouraska, par Pierre Lussier

     

    Quelques œuvres musicales évoquant le printemps (certaines très connues, d'autres un peu moins...)

    Le Printemps, extrait des Saisons du compositeur russe Alexandre Glazounov. Cette version est dirigée par le grand chef russe Yevgeny Svetlanov.

    https://www.youtube.com/watch?v=Goick97CYIU

    Frühling, un des quatre (sublimes) derniers lieder de Richard Strauss. Interprété par la grande Jessye Norman, accompagnée par Gewandhaus de Leipzig, sous la direction de Kurt Masur

    https://www.youtube.com/watch?v=LqugWCw3cRs

    Rondes de printemps, qui fait partie des Images de Claude Debussy. La présente version est celle de l’Orchestre symphonique de Montréal, sous la baguette du maestro Charles Dutoit.

    https://www.youtube.com/watch?v=zZEVY3dX5aM

    Schumann, Symphonie no 1 « Printemps »

    Deux versions :

    L’une de l’Orchestre philharmonique de Vienne, dirigé par l’immense Wilhelm Furtwängler. Captation d’une prestation publique ayant eu lieu à Munich, le 29 octobre 1951 (son mono)

    https://www.youtube.com/watch?v=yp3OixIiJV0

    L’autre, du même orchestre, mais dirigé par le chef américain Leonard Bernstein, au Musikverein (Vienne, 1984)

    Partie 1 : https://www.youtube.com/watch?v=VFvNriIDLrs
    Partie 2 : https://www.youtube.com/watch?v=dWXfwrXF3gE
    Partie 3 : https://www.youtube.com/watch?v=xrMSZlZDcFY
    Partie 4 : https://www.youtube.com/watch?v=vSAXmAoF44M

    Spring Symphony, op. 44, du compositeur britannique Benjamin Britten. Il s’agit d’une inteprétation sous la direction du compositeur, avec les choeurs et l’orchestre du Royal Opera, Covent Garden. Les chanteurs qu’on entend sont : Jennifer Vyvyan, Norma Proctor et Peter Pears.

    https://www.youtube.com/watch?v=dw-sW83vF4o


    Igor Stravinski, Le Sacre du printemps (ballet). Une chorégraphie de Maurice Béjart (1970)

    https://www.youtube.com/watch?v=iweDcZYNGLY&nohtml5=False


    Concertino de printemps pour violon, op. 135, de Darius Milhaud. L’Orchestre Lamoureux est placé sous la direction de Milhaud lui-même. Le soliste est Szymon Goldberg. Version publiée en 1959.

    https://www.youtube.com/watch?v=_MNhwjjp9Pg


    Hirt auf dem Felsen (Le Pâtre sur le rocher), D. 965, de Franz Schubert.
    Un lied pour soprano, clarinette et piano. Sur les sept strophes, les quatre premières et la dernière sont de Wilhelm Müller, tandis que les cinquième et sixième furent écrites par Karl August Varnhagen von Ense. En voici la traduction française :

    Juché sur le plus haut rocher,
    Les yeux plongés dans la vallée,
    Je chante,

    Et l'écho monte
    Des profondeurs,
    S'élève des sombres ravines.

    Plus ma voix porte
    Plus elle me revient, claire,
    D'en-bas.

    Ma bien-aimée demeure si loin !
    Avec toute mon ardeur
    Je l'appelle d'ici.

    [Son nocturne]
    Mais un noir chagrin me consume,
    Ma joie s'en est allée,
    Tout espoir m'a quitté en ce monde
    À tel point je suis seul.

    Ce chant résonnait avec tant de nostalgie
    Dans la forêt nocturne,
    Qu'il élevait les cœurs vers le ciel,
    D'un pouvoir merveilleux.

    [Idées d'amour]
    Bientôt ce sera le printemps.
    Le printemps, mon espoir.
    Il me faut maintenant
    M'apprêter à partir.

    Une interprétation de la soprano Barbara Bonney, accompagnée par Sharon Kam (clarinette) et Geoffrey Parsons (piano)

    https://www.youtube.com/watch?v=tInWNnXcsKs

    Définition

    «Le printemps est une époque où il faut, me semble-t-il, boire et manger du paysage. C'est la saison des frissons, comme l'automne est la saison des pensées. Au printemps la campagne émeut la chair, à l'automne elle pénètre l'esprit.» (Source et suite)

    Guy de Maupassant

    Le printemps québécois, par André Laurendeau

    Publié sous le pseudonyme de Candide.

    Où il n'y avait qu'un mince rideau d'arbres s'est établie une vraie profondeur de feuillage. Il n'y a plus devant nos yeux que ce vert tendre et riche des printemps pluvieux. On regarde. On avait oublilé.

    Un peu de ciel à travers les branches les plus hautes, du bleu lumineux et vibrant. C'est tout. Et cela suffit.

    * * *

    On nous dit: vous n'avez pas de printemps. N'en croyons rien. Nous avons au contraire d'innombrables printemps. Ils commencent sur la neige, en février, quand tout à coup une certaine mollesse, une douceur vous frôlent: c'est une promesse si furtive qu'il est facile de la manquer. De l'avoir manquée ne prouve rien. Le printemps s'est annoncé. Il reviendra ainsi à plusieurs reprises, seulement un peu plus insistant. Alors ne regardez pas à vos pieds; la neige est sale, son règne finit, laissez-là partir sans un regard. L'important est de se sentir accordé à cette nouvelle douceur, de savoir qu'il n'y a plus beaucoup à lutter, on peut se détendre, ou se laisser aller.

    Il y a, de même, le printemps immobile, où l'on sent la terre en travail. Il y a les premiers bourgeons. Il y a le duvet léger qui adoucit le contour des arbres - enfin, le printemps de partout. Mais à chaque étape, on ne se lasse pas de redécouvrir la couleur et la tiédeur. Nous avons vécu des mois de blancheur et de froide dureté: et puis la terre se met à être douce. Ses couleurs, qui sont pauvres aux yeux d'un méridional, gardent une espèce de pâleur: revenant jadis d'Italie, en juillet, il me semblait que nos paysages s'étaient éteints. Je n'avais plus assez présent dans mes yeux le souvenir de grandes étendues blanches, d'horizons blêmes... Il faut vivre le rythme d'une terre, voir naître ses contrastes, la laisser parler jusqu'au bout.

    * * *


    Où il n'y avait encore, le mois dernier, qu'un mince rideau d'arbres, l'oeil se perd dans une profondeur de feuillage. Et l'on se repose et l'on se divertit à contempler toutes ces nuances de vert, ce vert rendu plus riche et plus doux pour les longues pluies. Quelle fraîcheur, on avait oublié.

    C'est un fouillis, que traverse le corps de quelques arbres. Au sommet, des échappées bleues, juste de quoi éprouver que le bosquet respire; un coin d'évasion, par où l'on imagine qu'on pourrait partir.

    Le printemps de Méléagre, traduction de Simone Weil

    Traduction de Simone Weil

    L'hiver venteux loin de notre air a disparu;
    Pourpre sourit, portant des fleurs, ô printemps, ta saison;
    La terre sombre tendrement s'est recouverte d'herbe;
    Aux arbres dans leur sève, nouvelle est la chevelure de feuilles.
    Ceux dont la douce boisson, nourricière, est la rosée de l'aurore,
    Les prés se rient, pendant que s'ouvre la rose.

    Il a joie dans sa flûte, le berger parmi les monts qui chante
    Et les blancs chevreaux font plaisir au pâtre des chèvres.
    Déjà naviguent sur les vastes flots les matelots
    Au souffle sans péril du zéphyr qui des voiles fait des seins.

    Déjà l'on crie Évohé pour celui qui porte les raisins, Dionysos;
    Des fleurs en grappe couronnent les cheveux, des fleurs de lierres.
    Aux travaux savants celles qui naissent des bœufs, les abeilles,
    Si beaux, sont occupées; dans leur ruche posées elles travaillent
    La blanche et fraîche et poreuse beauté de la cire.

    Partout les oiseaux, race à la claire voix, chantent,
    Les alcyons sur les flots, les hirondelles autour des toits,
    Les cygnes au bord du fleuve et sous le bois le rossignol.
    Si donc dans les forêts la joie vient au feuillage et si la terre fleurit,
    Si siffle le berger, si s'ébattent les laineux troupeaux.

    Si les matelots naviguent, si Dionysos mène les chœurs,
    Si chantent les êtres ailés, si travaillent les abeilles,
    Ne doit-il pas aussi, le poète, au printemps bien chanter?

     

     

     

    Date de création : 2016-04-07 | Date de modification : 2016-04-07
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    Sylvain Garneau
    Stéphane Mallarmé
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    Amour, paix, fécondité
    Stéphane Mallarmé
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