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    Impression du texte

    Médecin

    Définition

    « De nos jours, selon la loi, les médecins ont le monopole des soins. La Loi Médicale définit l'exercice de la médecine comme "tout acte qui a pour objet de diagnostiquer ou de traiter toute déficience de la santé d'un être humain. L'exercice de la médecine comprend notamment la consultation médicale, la prescription de médicaments ou de traitements, la radiothérapie, la pratique des accouchements, l'établissement et le contrôle d'un diagnostic, le traitement de maladies ou d'affections". Les autres catégories de thérapeutes reconnus exercent en vertu d'une délégation consentie par les médecins. Certains d'entres eux sont autonomes dans un champ d'exercice limité, comme les dentistes ou les optométristes, les autres exercent sur ordonnance d'un médecin ou d'un autre professionnel de la santé. »

    GILLES DUSSAULT, « Les corporations de santé et les médecines douces ».

    Enjeux

    « Si le médecin a encore pour fin de guérir, il faut qu'il entre en communication avec le malade de manière telle que, l'atteignant en sa totalité concrète, il exerce sur lui son influence salvatrice. Rien ne semble à première vue plus facile. Rien n'est plus malaisé. La simple communication avec autrui est déjà hérissée d'impédients qui l'entravent et qui font surgir d'innombrables ersatz, de multiples suppléances dénuées d'efficacité. S'il s'agit d'un malade, elle devient plus scabreuse encore. Il est commode de considérer le malade comme une abstraction et de ne traiter en lui que la maladie. C'est un jeu de ne voir en lui qu'un objet, un moteur en panne, un mécanisme physico-chimique déréglé. Mais comment pourrait-on sans mensonge se dévouer à une maladie ou à un corps? Comment au surplus, ne pas trahir en l'occurence l'art qu'on exerce. Car le malade est malade en tant qu'il souffre en son organicité désaxée, c'est-à-dire dans ce tissu de relations qui constituent son être. Ce n'est ni une fiche, ni un homme quelconque qui se trouve malade, mais tel homme déterminé qui a nom Callias. Le problème essentiel de l'art médical est de communiquer avec cet homme, pourvu d'un indice d'eccéité, de façon telle qu'il s'ouvre autant que possible au rayonnement libérateur d'une action qui permette à la nature médicatrice de se creuser une issue et de la régénérer. »

    MARCEL DE CORTE, « D'une ontologie de la santé », Qu'attendez-vous du médecin? Paris, Plon, 1953, pp. 58-59.

    Essentiel

    On lit dans le traité de la Bienséance d'Hippocrate : « Il faut rallier la philosophie à la médecine et la médecine à la philosophie, car LE MÉDECIN PHILOSOPHE EST ÉGAL AUX DIEUX. Il n'y a pas grande différence entre l'une et l'autre science, et tout ce qui convient à la philosophie s'applique également à la médecine : désintéressement, bonnes moeurs, modestie, simplicité, bonne réputation, jugement sain, sang-froid, tranquillité dame, affabilité, pureté, gravité du langage, connaissance des choses utiles et nécessaires à la pratique de la vie, fuite des oeuvres impures, absence de toute crainte superstitieuse des dieux, grandeur d'âme divine. Il est de l'essence de ces deux sciences de faire éviter l'intempérance, le charlatanisme, l'insatiable avidité, les appétits déréglés, la rapine, l'impudence. Elles apprennent aussi à bien apprécier ceux avec lesquels on est en rapport ; elles donnent le sentiment des devoirs de l'amitié ; elles enseignent la manière de diriger convenablement et à propos ses enfants et sa fortune. Une certaine philosophie est donc unie à la médecine, puisque le médecin possède la plupart de ses qualités. La connaissance des dieux est inhérente à la médecine, car elle trouve dans l'étude des maladies et de leurs symptômes une multitude de raisons d'honorer les dieux. - Les médecins reconnaissent la supériorité des dieux ; car la toute-puissance ne réside pas dans la médecine elle-même ; les médecins, il est vrai, soignent beaucoup de maladies, mais, grâce aux dieux, un grand nombre guérissent d'elles-mêmes. »

    HIPPOCRATE, Vie et quelques oeuvres.

    Documentation

    Qu'attendez-vous du médecin? Paris, Plon, 1953. Coll. « Présences ». Des contributions de Gabriel Marcel, Gustave Thibon, Marcel de Corte et al.

    Naissance de la profession médicale dans l'histoire occidentale (G. Moutel, Faculté de Médecine Necker-Université Paris V)

    Hardy-Dubernet, A.-C., et C. Gadéa. De « faire médecine » à « faire de la médecine ». Publication du Ministère français de la Santé et des Solidarités, série Études, n° 53, octobre 2005 (texte intégral en format PDF)

    Grenier, Guy. 100 ans de médecine francophone. Histoire de l'Association des médecins de langue française du Canada, Éditions Multimonde, 2002, 460 p. Présentation sur le site de l'AMLFC.

    Goulet, Denis. Histoire du Collège des médecins du Québec, 1847-1997, Montréal, Collège des médecins du Québec, 1997, 263 p. Recensions : Philippe Hudon, "Compte rendu", Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 52, n° 2, automne 1998; Laurence Monnais-Rousselot, "Book Review", Canadian Bulletin of Medical History / Bulletin canadien d'histoire de la médecine, 18 (2), 2001, p. 400-402

    Documents vidéos

    Des médecins traités aux petits soins (émission «Zone libre», Radio-Canada, 19 octobre 2001); vous pouvez faire l'écoute du reportage: «Les compagnies pharmaceutiques jouent un rôle essentiel en matière de santé publique. Dans l'ensemble, les malades voient leur sort amélioré grâce au développement de médicaments de plus en plus efficaces. Mais, pour une entreprise qui agit dans un marché de plus en plus concurrentiel, où il faut se démarquer des compétiteurs, tous les incitatifs semblent bons pour "convaincre" les médecins des mérites de ses médicaments. Repas gastronomiques, séjours dans des hôtels de luxe, croisières, voyages au soleil, autant de cadeaux qui accompagnent souvent les congrès ou les semaines de formation, par exemple. Être ainsi traités aux petits soins pourrait-il entraîner certans effets secondaires? Les médecins en perdent-ils leur sens critique? Et les compagnies pharmaceutiques sont-elles en train d'acheter les médecins?»

    Les poursuites médicales (émission «Justice», Radio-Canada, 22 janvier 2005); vous pouvez faire l'écoute du reportage à l'aide de Windows Media Player : «Au tribunal, les médecins sont défendus par les meilleurs avocats au pays: ils en ont les moyens. De l’autre côté, 60 % des gens qui osent poursuivre un médecin abandonnent carrément les procédures en cours de route, les victimes étant à bout de souffle moralement et financièrement. Dans plusieurs cas, les expertises rendent les causes indéfendables.»
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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