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    Esclavage




    En haut - "Am I not a man and a brother?" (Ne suis-je pas un homme et un frère?) - affiche anti-esclavagiste (New York, États-Unis, 1837)
    Library of Congress, Rare Book and Special Collections Division
    Numéro de reproduction : LC-USZC4-5321

    En bas - Visage contemporain de l'esclavage. Fillette forcée de travailler à la fabrication de briques, comme l'ont fait ses parents et ses grands-parents, quelque part en Asie du Sud.
    Photo de Kay Chernush
    Source : 2005 Report - Victims of Trafficking and Violence Protection Act of 2000: Trafficking in Persons Report (U. S. Department of State, Under Secretary for Democracy and Global Affairs, Office to Monitor and Combat Trafficking in Persons_

    Images of African-American Slavery and Freedom From the Collections of the Library of Congress, Prints and Photographs Division

    Définition

    1. L’esclavage est l’état ou condition d’un individu sur lequel s’exercent les attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux;

    2. La traite des esclaves comprend tout acte de capture, d’acquisition ou de cession d’un individu en vue de le réduire en esclavage; tout acte d’acquisition d’un esclave en vue de le vendre ou de l’échanger; tout acte de cession par vente ou échange d’un esclave acquis en vue d’être vendu ou échangé, ainsi qu’en général, tout acte de commerce ou de transport d’esclaves.

    Source: Convention relative à l’esclavage. Conclue à Genève le 25 septembre 1926 (site de la Confédération helvétique)

    Voir aussi l'entrée Esclavage de l'Encyclopédie Hachette (Yahoo ! France)

    Enjeux

    "Alors que l'économie mondiale connaît un ralentissement, un secteur affiche lui une santé florissante. Chaque année, des millions d'individus, femmes et enfants pour la plupart, sont induits par la tromperie ou contraints par la force à se soumettre à une servitude dont ils ne pourront se libérer, quand ils ne sont pas vendus, simple marchandise à la merci d'un commerce mondial dont les profits se chiffrent en milliards de dollars et qui est dominé par des groupes criminels extrêmement organisés et agissant dans l'impunité.

    Le phénomène de la 'nouvelle traite des esclaves', comme l'a appelé le Président nigérien Olusegun Obasanjo lors d'une conférence qui s'est tenue à Lagos en février dernier, s'est récemment aggravé. Il est difficile de trouver des chiffres fiables, mais on estime que la traite touche 45 000 à 50 000 femmes et enfants chaque année, pour les seules victimes à destination des Etats-Unis. Des difficultés économiques croissantes, notamment dans les pays en développement et les pays en transition, les obstacles qui se dressent devant les candidats à la migration légale et de graves conflits armés coïncident avec le développement du phénomène et son extension à des zones jusqu'à présent relativement épargnées.

    La traite des êtres humains est un phénomène qui touche toutes les régions du monde et la plupart des pays. Les filières empruntées par les trafiquants changent sans cesse, mais un facteur reste constant: l'écart économique entre les pays d'origine et les pays de destination. Comme pour toutes les autres formes de migration illégale, la traite se traduit systématiquement par un mouvement d'un pays plus pauvre vers un pays plus riche. On retrouve les femmes d'Asie du Sud-Est dans d'autres pays du Sud-Est asiatique ou en Amérique du Nord et les Africaines en Europe occidentale. L'effondrement de l'Union soviétique et les bouleversements économiques et politiques qui ont suivi ont entraîné une augmentation spectaculaire du nombre de femmes originaires d'Europe centrale et orientale victimes de la traite.

    Les crises sociales qui se prolongent offrent, pendant le conflit et dans la période qui suit, un terrain propice à la traite des personnes. L'ex-Yougoslavie est devenue une destination privilégiée et un centre important de transit et de triage où sont acheminées les femmes originaires d'Europe centrale et orientale. Tout conduit à penser que pendant la crise du Kosovo, des femmes et des jeunes filles ont été enlevées par des bandes armées ou, victimes de leurres, ont été convaincues de quitter les camps de réfugiés du nord de l'Albanie. D'après plusieurs organisations internationales, la traite à destination et en provenance du Kosovo et d'autres régions de l'ex-Yougoslavie serait en augmentation. Elle alimenterait un marché de la prostitution dont l'existence serait due à la présence de travailleurs étrangers bien payés, y compris les membres de la mission de maintien de la paix de l'Organisation des Nations Unies.

    Comment fonctionne le piège

    Les trafiquants ont recours à toutes sortes de méthodes de recrutement et n'hésitent pas à enlever purement et simplement leurs victimes ou à les acheter à leur famille. Toutefois, dans la plupart des cas, les victimes sont des femmes qui cherchent un moyen de partir à l'étranger et qui se laissent séduire par les paroles d'une connaissance ou par une annonce trompeuse. On fait croire à certaines qu'elles sont recrutées pour un emploi légitime ou qu'un époux les attend à l'étranger. D'autres savent qu'elles devront se prostituer ou qu'elles seront obligées de travailler pour rembourser des frais d'embauche et de transport exorbitants, mais elles sont trompées sur les conditions de travail. Elles sont prises au piège d'un réseau de dépendance complexe. Les trafiquants cherchent généralement à exercer un contrôle sur l'identité légale de la victime en lui confisquant son passeport ou ses papiers. Son entrée ou son séjour dans le pays de destination est généralement illégal, ce qui la met dans une situation de dépendance accrue à l'égard des trafiquants. Le système de la servitude pour dettes est largement utilisé. Il permet de contrôler les victimes et de tirer indéfiniment profit de leur travail. Le recours à la force physique, aux brutalités et à l'intimidation est fréquemment signalé.

    Les trafiquants sont rarement appréhendés et encore plus rarement poursuivis. Les sanctions contre les personnes impliquées dans la traite d'êtres humains sont relativement légères par rapport à celles dont sont passibles les auteurs de trafic de drogue ou de trafic d'armes. La faiblesse de la répression s'explique, entre autres, par le petit nombre d'affaires portées devant les autorités, une situation qui se comprend aisément. Les victimes sont souvent traitées en criminelles par les autorités de l'Etat d'accueil qui les arrêtent, engagent des poursuites contre elles et les expulsent. Cette situation, jointe à la peur de représailles de la part des trafiquants, fait que les victimes de la traite n'ont guère intérêt à coopérer avec la police du pays d'accueil. La méconnaissance de leurs droits, les obstacles culturels et linguistiques et l'absence de mécanismes d'aide sont autant de facteurs qui contribuent à isoler davantage encore les femmes victimes de la traite et à les empêcher de chercher à obtenir justice.

    Un lien critique entre la traite des personnes et la discrimination raciale

    Le lien entre la traite des êtres humains et les préjugés raciaux n'est pas évident, mais il n'en est pas moins indéniable. Comme l'a déclaré le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Mary Robinson, la traite est par définition discriminatoire. La traite destinée à approvisionner le marché mondial de la prostitution répond à la demande d'hommes originaires de pays relativement riches qui paient pour obtenir des services sexuels de femmes et de toutes jeunes filles et parfois d'hommes et de jeunes garçons, issus de pays moins riches. Ce phénomène dépasse le cadre du droit du travail et ne se réduit pas à une question d'inégalité de développement. Il s'agit d'une forme de discrimination systématique et pernicieuse qui relève des droits fondamentaux de la personne.

    Les victimes de la traite étant en grande majorité des femmes, on analyse généralement le problème sous l'angle de la parité entre les sexes et de la discrimination sexuelle, et non sous celui de la discrimination raciale. La question de savoir si la discrimination raciale, ou d'autres formes de discrimination, augmente la probabilité que les femmes et les filles soient victimes de la traite a été peu étudiée. Cependant, lorsqu'on regarde de plus près quelles sont les femmes qui sont le plus exposées, le lien entre ce risque et la marginalisation raciale et sociale devient évident. Il est à craindre, en outre, que la discrimination raciale ne détermine le traitement réservé à ces femmes dans les pays de destination. De plus, des idéologies racistes et la discrimination fondée sur la race, l'origine ethnique et le sexe peuvent créer dans la région ou le pays de destination une demande qui risque d'encourager la traite des femmes et des filles. (...)"

    Dimension raciale de la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants (Conférence mondiale contre le racisme, Durban, 2001 - dossier de presse électronique)
    © Nations Unies 2001

    * * *



    L'esclavage subsiste dans de nombreux pays. Dans les pays, où il est officiellement interdit, il prend des formes subtiles.

    «L'esclavage avilit l'homme au point de s'en faire aimer» (Auguste Comte).
    « Il en est qui perdent leur dernière valeur en rejetant leur sujétion.» «Es gibt manchen der seinen letzten Wert wegwarf, als er seine Dientsbarkeit wegwarf.» Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra. Traduction libre: Il en est qui perdent leur dernière liberté en perdant leur esclavage.

    * * *




    Le nouvel esclavage...

    «Jadis, les esclaves avaient des maîtres en chair et en os, dont ils pouvaient aimer, redouter ou haïr le sourire narquois, ou la voix glacée. Ils leur étaient attachés à vie et à mort, à ces hommes dont la richesse résidait dans la possession de seigneuries ou de latifundia. Comme tout a changé depuis. Le savoir fait la fortune, le travail — comme l'amour d'ailleurs — est devenu volontaire et passager, malléable à merci. L'esclave d'aujourd'hui est l'homme qui désespère de donner un visage à son maître, lequel n'a ni yeux, ni oreilles, ni même plus d'empreinte de papier!» (Marc Chevrier, Féodalités d'argent)

    Essentiel

    «Les maîtres romains exposaient un fouet dans le vestibule à la vue des esclaves, sachant que ce spectacle mettait les âmes dans l'état de demi-mort indispensable à l'esclavage. D'un autre côté, d'après les Égyptiens le juste doit pouvoir dire après la mort : “ je n'ai causé de peur à personne. »
    Simone Weil, L'Enracinement

    «Ceux dont on avait détruit la cité et qu'on emmenait en esclavage n'avaient plus ni passé ni avenir, de quel objet pouvaient-ils emplir leur pensée? De mensonges et des plus infimes, des plus pitoyables convoitises, prêts peut-être davantage à risquer la crucifixion pour voler un poulet qu'auparavant la mort dans le combat pour défendre leur ville. Sûrement même, ou bien ces supplices affreux n'auraient pas été nécessaires. Ou bien il fallait pouvoir supporter le vide dans la pensée.

    Pour avoir la force de contempler le malheur quand on est malheureux, il faut le pain surnaturel.»

    «L'esclavage, c'est le travail sans lumière d’éternité, sans poésie, sans religion.
    Que la lumière éternel donne, non pas une raison de vivre et de travailler, mais une plénitude qui dispense de chercher cette raison.

    À défaut de cela, les seuls stimulants sont la contrainte et le gain. La contrainte, ce qui implique l'oppression du peuple. Le gain, ce qui implique la corruption du peuple.»

    Simone Weil, La pesanteur et la grâce

    Documentation

    Convention relative à l'esclavage. Signée à Genève, le 25 septembre 1926. Entrée en vigueur le 9 mars 1927, conformément aux dispositions de l'article 12. La Convention a été amendée par le Protocole fait au Siège de l'Organisation des Nations Unies, à New York, le 7 décembre 1953; la Convention amendée est entrée en vigueur le 7 juillet 1955, date à laquelle les amendements énoncés dans l'annexe au Protocole du 7 décembre 1953 sont entrés en vigueur conformément à l'article III du Protocole (Nations Unies, Haut-Commissariat aux droits de l'homme)
    Convention pour la répression de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui. Approuvée par l'Assemblée générale dans sa résolution 317 (IV) du 2 décembre 1949. Entrée en vigueur: le 25 juillet 1951, conformément aux dispositions de l'article 24 (Nations Unies, Haut-Commissariat aux droits de l'homme)
    Convention supplémentaire relative à l'abolition de l'esclavage, de la traite des esclaves et des institutions et pratiques analogues à l'esclavage. Adoptée par une conférence de plénipotentiaires réunie en application des dispositions de la résolution 608(XXI) du Conseil économique et social en date du 30 avril 1956. Fait à Genève le 7 septembre 1956. Entrée en vigueur : le 30 avril 1957, conformément aux dispositions de l'article 13 (Nations Unies, Haut-Commissariat aux droits de l'homme)

    Slavery and Antislavery. A Bibliography of Recent Works in English
    Assemblée nationale de la République française, Rapport d'information de la mission d'information commune sur les diverses formes de l'esclavage moderne (n° 3459, 12 décembre 2001). Rapporteur: Alain Vidalies.
    La traite des personnes. Rapport 2001 du Département d'État américain
    Campagne contre la traite des femmes. Rapport. Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Commission sur l’égalité des chances pour les femmes et les hommes. Doc. 9190 révisé (français seulement), 7 septembre 2001. Rapporteur: Mme Lydie Err, Luxembourg, Groupe socialiste
    Interview with Moctar Teyeb: "Slavery Is a State of Mind", The Middle East Quarterly, vol. VI, no 4, décembre 1999. Mauritanien d'origine, Moctar Teyeb a grandi comme esclave dans son pays. Il est actuellement coordonnateur de El Hor, une organisation humanitaire anti-esclavagiste
    Thierry Parisot, Quand l'immigration tourne à l'esclavage, Le Monde diplomatique, juin 1998
    Yves Géry, Trafic de femmes en provenance de l'Est, Le Monde diplomatique, février 1999

    Dale B. Martin, Slavery as Salvation: The Metaphor of Slavery in Pauline Christianity, New Haven, Yale University Press, 1990, 245 p. Compte rendu de Beverly R. Gaventa, Theology Today, vol. 48, no 4, janvier 1992
    Montesquieu, "L'esclavage des nègres", in De l’esprit des lois (1748)
    Bernard Lewis, Race and Slavery in the Middle East, Oxford University Press, 1994. On peut lire en ligne le chapitre 1: "Slavery"
    The Emancipation Proclamation (É.-U.), 1er janvier 1863
    Esclavage et abolitions: dossier de la revue Le Français dans tous ses états (no 38, 1998)
    Rufus W. Clark, The African Slave Trade, Boston, American Tract Society, 1860Excerpts from Slave Narratives. Édité par Steven Mintz, University of Houston
    Marc Lastrucci, L'évocation publique à Nantes de la traite négrière et de l'esclavage de «Nantes 85» aux «Anneaux de la Mémoire» (1983-1994). Mémoire de maîtrise d'histoire contemporaine, Département d'istoire, Faculté des lettres et sciences humaines, Université de Nantes, juin 1996
    Esclavage et sacrifices humains. Le Bon Sauvage n'a jamais existé, par Philippe Jacquin, professeur d’anthropologie américaine à l’université de Lyon, L'Histoire, no 240, février 2000
    Du VIIIe au XIe siècle - Verdun, capitale du trafic d’esclaves, par Philippe Simonnot («21 siècles d'économie», Le Nouvel économiste, 19 mai 2000)
    Enquête sur un cimetière d'esclaves noirs en Estrie, par Daniel Baril (Forum, Université de Montréal, vol. 35, no 12, 20 novembre 2000): «Les travaux de Roland Viau accréditent l’existence d’un tel cimetière rapportée par la tradition orale et qu’il cherche à sauvegarder»
    Thomas N. Ingersoll, Mammon and Manon in Early New Orleans : The First Slave Society in the Deep South, 1718-1819 (Knoxville, The University of Tennessee Press, 1999), xxv-490 p.: compte rendu de Pierre H. Boulle, Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 53, no 4, printemps 2000
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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