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    Dossier: Shakespeare William

    Des perles dans un énorme fumier

    Voltaire
    Dans la préface à la traduction de Shakespeare par son fils François, Victor Hugo écrit: «Faut-il traduire Homère? — aura été la question littéraire du dix-septième siècle. La question littéraire du dix-huitième fut celle-ci: Faut-il traduire Shakespeare?» Ce qui n'empêche pas que le grand dramaturge anglais fut victime d'une éclipse complète jusqu'au XVIIIe siècle. Ses pièces furent pillées à l'envi par des auteurs qui avouaient parfois s'être inspirés d'un obscur auteur inconnu. Si l'on se souvenait de lui, c'était pour s'en moquer, tel Pope qui le comparait à «un mulet qui ne porte rien et qui écoute le bruit de ses grelots». En 1728, Voltaire ramena d'Angleterre le nom de Will Shakespeare . Ses railleries et ses invectives contre l'«histrion barbare» anglais firent beaucoup pour intéresser Français et Anglais à l'œuvre du poète de Stratford-on-Avon.
    Il faut que je vous dise combien je suis fâché contre un nommé Letourneur, qu'on dit secrétaire de la librairie, et qui ne me parait pas le secrétaire du bon goût. Auriez-vous lu les deux volumes de ce misérable? Il sacrifie tous les Français sans exception à son idole (Shakespeare), comme on sacrifiait autrefois des cochons à Cérès; il ne daigne pas même nommer Corneille et Racine. Ces deux grands hommes sont seulement enveloppés dans la proscription générale, sans que leurs noms soient prononcés. Il y a déjà deux tomes imprimés de ce Shakespear, qu'on prendrait pour des pièces de la foire, faites il y a deux cents ans. Il y aura encore cinq volumes. Avez-vous une haine assez vigoureuse contre cet impudent imbécile? Souffrirez-vous l'affront qu'il fait à la France? Il n'y a point en France assez de camouflets, assez de bonnets d'âne, assez de piloris pour un pareil faquin. Le sang pétille dans mes vieilles veines en vous parlant de lui. Ce qu'il y a d'affreux, c'est que le monstre a un parti en France; et pour comble de calamité et d'horreur, c'est moi qui autrefois parlai le premier de ce Shakespear; c'est moi qui le premier montrai aux Français quelques perles due j'avais trouvées dans son énorme fumier. Je ne m'attendais pas que je servirais un jour à fouler aux pieds les couronnes de Racine et de Corneille; pour en orner le front d'un histrion barbare.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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