Le frère Marie-Victorin et l'enseignement des sciences

Jacques Dufresne
Le frère Marie-Victorin, qui a joué un rôle déterminant dans le développement de l'enseignement des sciences au Québec, a introduit sa critique des collèges classiques au coeur même de son grand ouvrage: La Flore laurentienne. "Ce livre, écrit-il dans l'envoi, sera mon humble contribution à une oeuvre pressante: le retour des intelligences aux bienfaisantes réalités de la Nature, au livre admirable et trop souvent fermé, à cette Bible qui parle le même langage que l'autre, mais où si peu d'hommes savent lire les rythmes de beauté et les paroles de vie."

    "Devant les spectacles affligeants d'aujourd'hui, devant le désarroi du monde, beaucoup d'esprits mûrs se demandent si nous n'avons pas fait fausse route en condamnant le cerveau de nos enfants et de nos jeunes gens à un régime exclusif de papier noirci, si la vraie culture et le véritable humanisme n'exigent pas une sorte de retour à la Terre, où les Antée que nous sommes, en reprenant contact avec la Nature qui est notre mère, retrouveraient la force de vivre, de lutter, de battre des ailes vers des idéals rajeunis."

Autres articles associés à ce dossier

Croquis laurentiens

Marie-Victorin

Voici dans leur intégralité les Croquis laurentiens, du frère Marie-Victorin.

Préface aux Croquis Laurentiens du Frère Marie-Victorin

Ernest Bilodeau

Du même auteur. Voir également Croquis laurentiens, texte intégral.

Les écrivains québécois et la nature

Jacques Dufresne

Savoir nommer les plantes de son pays, condition pour pouvoir décrire les hommes qui l'habitent.

À lire également du même auteur

Rendre hommage à Jean Allaire et son héritage dans le débat référendaire de 1995
Jean Allaire a été un donateur généreux pour l’Agora. Je l’ai rencontré personnellement à quelques reprises chez lui, à Laval. Il est venu à la maison aussi à quelques reprises. Il aimait faire des voyages dans une maison mobile.

Émile Robichaud ou l'école d'hier pour demain
Notre ami Émile est mort le 25 juin dernier à 91 ans. Il a été professeur, directeur d’école, consultant, formateur de maîtres. Et tout au long de cette carrière, il a donné des conférences, écrit des articles, puis publié des livres.

Le chiendent : métaphore du mal et mission de la souffrance
Le chiendent et le mal. Le chiendent est une bonne métaphore pour le mal. Sa tige ressemble à une tige d’avoine. Étant raciné dans un réseau qui rappelle celui des champignons. Elle symbolise le mal extérieur. Celui dont on s’accuse dans les confessionnaux et chez les psychologues.

Vieillir sans perdre le goût de vivre
« Mon pays ce n’est pas un pays, c’est un hôpital. » C’était le titre d’un article que j’ai signé dans Le Devoir au moment de la mise en chantier des deux grands hôpitaux universitaires de Montréal.

De l'intelligence artificielle au sport artificiel
La chose était prévisible : des hommes augmentés qu’on appelait hier encore transhumanistes, vont inventer des Jeux Olympiques permettant de dépasser les limites biologiques. Comment? En autorisant les drogues et d’autres moyens techniques interdits.

Edgar Morin
104 ans le 8 juillet 2025. Bon anniversaire ! Sociologue français.

L'art de la greffe... sur un milieu vivant
Suite de l’article La culpabilité de l’Occident ou la recherche de la vie perdue.

Serge Mongeau
Le mot anglais activist conviendrait à Serge Mongeau. Sa pensée, parce qu’elle est simple sans doute, se transforme toujours en action, une action durable et cohérente.




Lettre de L'Agora - Printemps 2026