« Le Vinci nous réconcilie avec notre espèce »

Joséphin Péladan
On n’admire pas Léonard comme un simple Vélazquez. On l’aime si on le comprend, et l’amour toujours s’extasie à mille points indifférents pour le commun. […]

Le Vinci figure un miroir enchanté où tout homme peut trouver des motifs de courage et d’espoir. Puisque l’humanité a fleuri tellement sous ses traits il ne faut désespérer ni d’elle, ni de soi.

Le Vinci nous réconcilie avec notre espèce, avec nous-mêmes ! Cet homme pour qui rien n’a été propice et qui ne fut traité qu’une seule fois selon son mérite, par le roi de France; cet Aristote dont il ne reste que des aphorismes et des exclamations; cet artiste dont pas une œuvre intacte n’a survécu, et qui avec un seul dessin l’emporte sur tous les dessins sans exception; ce héros, suivant une expression ironiquement commune à cette heure, se dresse en incomparable professeur d’énergie : il a vaincu le temps et ses rivaux – et quels rivaux ! – Sa gloire chaque jour s’augmente d’un rayon; déjà il nomme son siècle, demain il nommera son art; ensuite il nommera l’apogée de l’intelligence humaine.

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