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| Omar Khayyam |
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| Biographie en résumé |
«Il fit ses études au collège de Nichapour, où il contracta une amitié durable avec Hassan Sabbah qui devint le Vieux de la Montagne, chef de la secte mystérieuse des Haschichins, et Nézam-ol-Molk (auteur de Règles pour les rois), qui fut vizir du sultan seljoukide Alp Arslan. Grâce à la protectionde Nézam-ol-Molk, Khâyyam put s'adonner à l'étude des mathématiques et de l'astronomie; quelques années après, il était le plus célèbre savant de son époque.»
Ali Nô-Rouze (1923), traducteur de Franz Toussaint |
| Vie et œuvre |
Omar Ibn Ibrahim El Khayyâm. Il prit le nom de Khayyâm, «fabricant de tentes», afin d'honorer le métier qu'avait exercé son père.
«Parmi les quatorze traités et ouvrages scientifiques attribués à Khayyam, deux seulement nous sont parvenus, dont l'un traite de la valeur des postulats d'Euclide, et l'autre, plus important, de la démonstration des problèmes d'algèbre fi Maqalat al-Jabr wa al-Muqabila. Dans ce traité, traduit en français et en anglais, l'auteur après avoir classé systématiquement les équations du deuxième et du troisième degré (selon le nombre des termes que celles-ci contiennent) s'est efforcé de les résoudre toutes.
Malgré toute leur importance, ces travaux, loin de donner satisfaction à l'auteur dans ses recherches métaphysiques, ont provoqué chez lui de vifs sentiments de déception et d'amertume. Khayyam a exprimé ces sentiments dans de parfaits poèmes épigrammatiques appelés ruba'iyyat (singulier ruba'i , qu'on pourrait traduire en français, faute de terme propre, par le mot «quatrain»). Probablement d'origine persane, le ruba'i se compose de quatre vers, construits sur un rythme unique; le premier, le second et le quatrième riment ensemble, le troisième étant un vers blanc. Du fait de la brièveté du quatrain, le poète est tenu de présenter sa pensée, généralement d'ordre philosophique, moral ou spirituel, sans avoir recours à la moindre fioriture.»
Farabi
Mathématiques
«Omar al-Khayyam (parfois écrit al-Hayyam), célèbre philosophe, poète, astronome, disciple d'Avicenne, est connu dans le monde mathématique pour ses commentaires des Éléments d'Euclide (en particulier, théorie des proportions et discussion du 5e postulat proche de celle de Saccheri) et sa classification des différents types d'équations algébriques des second et troisième degrés où il fait usage de radicaux.
Son oeuvre compléta les travaux de Al-Khwarizmi et apporta des résolutions (partielles) de type géométrique (intersections de coniques) à l'équation du troisième degré de la forme x3 + ax = b.»
Serge Mehl
Philosophie
«Khayyâm est un désespéré qui se masque d'un sourire dès qu'un sanglot l'étrangle. Cette sérénité douloureuse, il ne l'a pas conquise sans efforts, sans blessures. Durant toute sa vie, il cherche la vérité dans la science, dans la philosophie, dans les plaisirs de la vie.
La sérénité de ce désabusé ne ressemble ni au calme olympien de Goethe ni à la fade quiétude d'Horace, poètes auxquels on l'a trop souvent comparé. Son érudition universelle, et ses déboires, d'ordre purement transcendantal, lui ont conféré sa dédaigneuse indifférence et cette amertume qui n'accepte un plaisir que pour le changer en douleur.
Son courage est remarquable. Au mépris du jugement de ses contemporains fanatiques (déjà) et intolérants, il ose douter de tout ce que l'on vénère autour de lui, il ose proclamer l'inanité des dogmes religieux et des connaissances humaines.»
Francis Sigrist |
| Documentation |
Shahrukh Gulistan, Le vin de Nishapour: promenades photographiques dans les Rubayat du poète Omar Khayyam (2000)
R. Rashed & B. Vahabzadeh, Al-Khayyam mathématicien, sa vie, son œuvre, Librairie scientifique et technique Albert Blanchard, Paris,1999.
Amin Maalouf, Samarcande, Latès, 1988.
William Dieterle, Les amours d'Omar Khayyam
Abed Azrié, Omar Khayyam (disque traité par quatre chemins)
Zare-Behtash, Esmail. FitzGerald's Rubáiyát: A Victorian Invention. Thèse. |
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| Le vin | | L'oeuvre de Khayyam est traduite en plus de 40 langues. | | De la brièveté de la vie | | Impermanence, sagesse | | L'impermanence de l'homme, qu'il oublie sans cesse, n'est pas celle des plantes: elles sont éphémères mais renaissent lorsque c'est la saison; il se croit éternel mais n'est que mortel. |
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