 |
 |
|
| Musique |
|
 |

Musée du Caire. © Photo Otto Kohler, reproduite avec son autorisation.
« Socrate, pourquoi joues-tu de la lyre avant de mourir?» -«Pour jouer de la lyre avant de mourir. » (anonyme) |
 |
On peut tenter de définir la musique par des conjectures sur son origine. Les premiers sons ont-ils été émis pour des raisons pratiques de communication ou pour s'enchanter soi-même? Pour imiter le chant des oiseaux ou le grognement des bêtes? Pour calmer un enfant fiévreux ou endormir une douleur? Orphée, le mythique inventeur de la lyre, charmait les animaux, les plantes et même les pierres. La première danse est-elle née de l'impulsion produite par les premiers rythmes? Ou les cadences du danseur ont-elles déclenché le désir de les accompagner par le battement des mains ou le sifflement de la voix? Quelle que soit l'opinion retenue, elle ne peut être qu'une conjecture parmi d'autres. Voici celle d'Alain : « A la chasse, il est nécessaire que les chasseurs s'avertissent de loin; ils ont commencé sans doute par crier en arrondissant leurs mains autour de leur bouche; puis ils ont fait des porte-voix en écorce et en métal; et là-dedans ils mugissaient en ne gardant de la voix ordinaire que l'aigu et le grave, joint à un rythme. C'est alors que la physique a réglé et comme filtré ces cris-là; car un tuyau ne renforce pas également tous les sons, mais seulement ceux qu'on appelle harmoniques; et, comme ceux-là s'entendaient mieux que les autres, on a appelé bons crieurs et maîtres dans l'art de crier ceux qui poussaient ces sons-là; c'est ainsi que le porte-voix est devenu peu à peu trompette, cor de chasse, clairon, en même temps que l'art de crier devenait l'art de chanter; toute notre musique est bâtie sur les notes que donne un clairon ou un cor de chasse. C'est dans ce qui nous entoure, dans la nature même qu'il faut chercher l'origine des institutions, et non dans les vieux papiers (1) ».
Note
1. Alain, Préliminaires à l'esthétique, Édition électronique.
* * *
« La vie sans musique n'est qu'une erreur, une besogne éreintante, un exil. »
Friedrich Nietzsche, lettre à Peter Gast, 15 janvier 1888.
* * *
« Le temps que "prend" la musique, et qu'elle nous donne lorsque nous l'exécutons ou nous l'entendons, est le seul temps libre qui nous soit accordé avant la mort. »
George Steiner |
| Enjeux |
Musique de l'omniprésence ou omniprésence de la musique?
Victor Hugo disait: « La musique, c'est du bruit qui pense ». Il rejoignait ainsi l'inépuisable définition de Leibniz: « La musique est une mathématique de l'âme qui compte sans savoir qu'elle compte ». Cette définition de Leibniz vaut-elle pour notre époque? Arrêtons-nous d'abord à un phénomène tellement enkysté dans notre temps que nous ne le percevons pas comme une chose récente: il s'agit de l'envahissement, de l'imprégnation de toute notre vie sociale et personnelle par la musique, sous l'influence de découvertes techniques permettant l'enregistrement et la diffusion permanente des sons. Un philosophe américain, Allan Bloom, décrit ce phénomène de façon convaincante: « Nous sommes, écrit-il, à l'ère de la musique et des états d'âme qui l'accompagnent. Pour trouver l'équivalent de cette explosion d'enthousiasme musical, il faut remonter au moins un siècle en arrière et évoquer l'Allemagne et l'atmosphère qui entourait les opéras de Wagner. [...] Les Wagnériens vivaient pour Wagner. De nos jours aussi, on peut dire qu'une très grande partie de nos jeunes gens entre dix et vingt ans vit pour la musique, qu'elle est leur passion, que rien d'autre ne les enthousiasme comme elle et qu'ils ne peuvent rien prendre au sérieux qui soit étranger à la musique (1) ».
Nous sommes à l'ère de la musique. Nous vivons effectivement dans une époque où elle envahit et imprègne tout. Les ethnologues objecteront qu'elle imprégnait également la vie entière de nos ancêtres. Effectivement, dans les civilisations égyptienne, hébraïque, grecque et romaine - qui auront été le berceau de la musique occidentale - diverses formes musicales présidaient aux grands rites de la vie quotidienne. D'une façon telle que les ethnologues ont pu regrouper ces manifestations musicales autour de la religion, de la guerre et des grands moments de la vie en société. Chez les Égyptiens et les Romains notamment, on faisait de la musique dans les temples, au cours des banquets et des fêtes populaires et lors des défilés militaires. En quoi le phénomène actuel est-il nouveau? En ce que, dans une partie de plus en plus importante de notre vie, nous ne choisissons plus nos sons, ils nous sont imposés, alors que jusqu'à l'avènement de l'industrialisation du son, l'usage qu'on faisait de la musique était circonscrit et ritualisé.
D'une part, elle exigeait un long apprentissage puisqu'il fallait, faute de notation musicale adéquate, la mémoriser pour la transmettre, et d'autre part, il fallait pour l'entendre ou bien savoir l'interpréter, - ce qui n'exclut pas, bien au contraire, la capacité d'improviser - ou bien pouvoir se procurer des musiciens, ou bien se déplacer dans les lieux ad hoc. Allan Bloom a montré que la musique a la propriété de conférer « une justification incontestable et un plaisir gratifiant aux activités qu'elle accompagne: le soldat qui entend l'orchestre militaire scander sa marche est captivé et rassuré; la prière du croyant se trouve exaltée par le son de l'orgue dans l'église; et l'amant est transporté et sent sa conscience apaisée par la guitare romantique (2) ».
Mais comment justifier la mélopée ininterrompue et ininterrompable diffusée dans tous les lieux publics, où tous les styles de musique se succèdent dans l'anarchie? Leur répétition conduit inévitablement à l'indifférenciation.
Notes
1-2 Allan Bloom, L'âme désarmée, Paris, Julliard, 1987, p. 74.
* * *
La musique. Conférence de Louis Dandrel (L'Université de tous les savoirs, 22 décembre 2000): "Faire un état de la musique aujourd'hui oblige à dresser un inventaire abondant et disparate. On peut tenter d'y voir ou d'y entendre plus clair en observant les transformations des situations d'écoute, les techniques de traitement et diffusion du son, ou encore les évolutions de l'architecture. L'extrême diversité de la musique semble en effet coïncider avec le fractionnement et le mélange des espaces où elle prend forme et se propage. Des ethnologues et des historiens ont déjà mis en évidence des relations entre des développements de musiques traditionnelles ou savantes et leur milieu acoustique. La production et la consommation de musique paraissent à ce jour doublement liées à leur environnement qu'elles contribuent à façonner mais dont elles sont étroitement dépendantes." Vous pouvez faire l'écoute de cette conférence en Real Audio (Telerama.fr).
* * *
Muzak, le contremaître musical
La diffusion des sons dans les endroits publics relève de compagnies dont la plus importante s'appelle Muzak, fondée à New York en 1934. Cette compagnie dans sa publicité se présente comme une technique de l'administration contemporaine «et par conséquent, non comme une forme d'art ou de divertissement». Cette musique est essentiellement destinée à accroître la production des travailleurs dans les bureaux, les endroits publics, et comme telle, utilise les procédés connus du conditionnement. «Le produit destiné aux bureaux et aux usines présente des chansons en séquences de quinze minutes... chaque séquence évoluant d'un rythme lent vers un rythme rapide. L'intensité et le tempo des séquences elles-mêmes augmentent et diminuent aussi selon le cycle d'une journée de travail, correspondant aux hauts et aux bas de l'humeur des travailleurs ou d'autres facteurs environnementaux ou psychologiques prédéterminés par le département de génie humain dans les bureaux de Muzak à New York (1)». Les résultats sont-ils à la hauteur du génie humain? Des enquêtes ont démontré que l'utilisation de Muzak accroît la productivité «en particulier chez ceux dont le niveau d'instruction est faible».
Muzak ne se contente pas de jouer ce rôle psycho-social dans le monde du travail, on le retrouve aussi dans le monde médical où il est «utilisé comme aide à l'anesthésie dans les salles d'opération de certains hôpitaux». Aux sons de quelle musique les opérés se réveillent-ils?
Cette musique aseptisée se reconnaît à son orchestration fixe et sans relief. Elle dessert, entre autres, 22 des 25 industries américaines les plus importantes, et la musique qu'elle met savamment au point est diffusée dans 18 pays et dans plus de 500 villes à travers le monde.
«Le compositeur et écrivain canadien R. Murray Schafer a mis en doute la validité de la prétention de Muzak de «masquer» des sons moins attrayants comme ceux de la machinerie des usines ou le brouhaha des supermarchés. Il considère l'ubiquité croissante de cette musique qu'il appelle ironiquement «Moo-zak» comme une invasion de l'intimité et une dénégation de la liberté de choix. Il voit également en Muzak le germe d'une atrophie générale de la sensibilité esthétique par l'inévitable exposition à un semblant de musique qui pourrait rendre les sujets non prévenus de moins en moins réceptifs aux expériences d'écoute consciente, non seulement de la vraie musique et de celle qui divertit, mais aussi de l'environnement naturel (2)».
Notes
1-2 Encyclopédie de la musique au Canada, Éditions Fides, p. 713.
* * *
Nietzsche, critique de la modernité en musique
«En musique, nous manquons d'une esthétique qui s'entendrait à imposer des règles aux musiciens et qui leur créerait une conscience; nous manquons, et c'en est une conséquence, d'une véritable lutte pour des "principes" — car, en tant que musiciens, nous nous moquons des velléités qu'Herbart a manifestées sur ce domaine, de même que de celles de Schopenhauer. De fait, il résulte de cela une grande difficulté: nous ne sommes plus capables de motiver les notions de "modèle", "maîtrise", "perfection" — nous tâtonnons aveuglément, avec l'instinct d'un vieil amour et d'une vieille admiration, dans le domaine des valeurs, nous sommes presque disposés à croire que "ce qui nous plait est bien"... Cela éveille ma méfiance d'entendre partout désigner Beethoven, bien innocemment, comme un «classique»: je soutiendrais avec rigueur que, dans d'autres arts, on entend par classique le type contraire à celui que représente Beethoven. Mais, lorsque je vois chez Wagner cette décomposition de style qui saute aux yeux, ce que l'on appelle son style dramatique, présenté et vénéré comme un "modèle", une "maîtrise" un "progrès", mon impatience atteint son comble. Le style dramatique dans la musique, tel que l'entend Wagner, c'est la renonciation à toute espèce de style, sous prétexte qu'il y a quelque chose qui a cent fois plus d'importance que la musique, c'est-à-dire le drame. Wagner sait peindre, il se sert de la musique, non pour faire de la musique, il renforce les attitudes, il est poète; enfin, il en a appelé aux "beaux sentiments", aux "idées élevées", comme tous les artistes du théâtre. — Avec tout cela il a gagné les femmes en sa faveur, et ceux qui veulent cultiver leurs esprits: mais ces gens-là, qu'ont-ils à voir à la musique? Tout cela n'a aucune conscience pour l'art; tout cela ne souffre pas quand toutes les vertus premières et essentielles de l'art sont foulées aux pieds et narguées en faveur d'intentions secondaires (comme ancilla drarnaturgica). Qu'importent tous les élargissements des moyens d'expression, si, ce que doit exprimer, l'art lui-même, a perdu la règle qui doit le guider. La splendeur picturale et la puissance des sons, le symbolisme de la résonance, du rythme, des couleurs dans l'harmonie et la dissonance, la signification suggestive de la musique, toute la sensualité dans la musique que Wagner a fait triompher — tout cela Wagner l'a reconnu dans la musique, il l'y a cherché, l'en a tiré, pour le développer. Victor Hugo a fait quelque chose de semblable pour la langue mais aujourd'hui déjà on se demande en France, si, dans le cas de Victor Hugo, ce n'a pas été au détriment de la langue... si, avec le renforcement de la sensualité dans la langue, la raison, l'intellectualité, la profonde conformité aux lois du langage n'ont pas été abaissées? En France, les poètes sont devenus des artistes plastiques, en Allemagne les musiciens des comédiens et des barbouilleurs ne sont-ce pas là des indices de décadence?»
FRIEDRICH NIETZSCHE, "Critique de la modernité" (1887), trad. Henri Albert, publié dans le Mercure de France, Paris, 1902, t. 146, v. 41
|
| Essentiel |
| La dimension cognitive de la musique, sa supériorité sur les mathématiques peut être mise en lumière grâce à la distinction entre metron et rythmos: pour utiliser une image de Klages, avec le metron, notre attention est fixée sur la grille, qu'il est nécessaire d'appliquer au réel pour le convertir en données utiles; avec le rhytmos, elle est fixée sur ce que l'on peut voir entre les mailles de cette grille, sur le silence interstitiel. Comme disait Mahler, «tout se trouve dans la partition – sauf l'essentiel». (Andreas Goppold) |
| Documentation |
Georges Duhamel, La musique consolatrice, Éditions du Rocher, 1999 (lecture en mode image).
Andreas Goppold, Music, Pattern, and the Neuro-Structures of Time. Or: The Infinite Return of the Eternally Unequal, Institute for Socio-Semiotic Studies ISSS, International Association for Semiotic Studies IASS, Waltergasse 5/1/12, A-1040 Vienne, mars 1999.
Jean Brun. Essence et histoire de la musique. Genève, Ad Solem, 1999.
Henri-Irénée Marrou. Traité de la musique selon l'esprit de saint Augustin. Neuchâtel, La Baconnière, 1942. Coll. « Les cahiers du Rhône - série blanche » # 2. (ouvrage publié sous le pseudonyme de Henri Davenson)
Comment percevons-nous la musique? (Découverte, Radio-Canada)
Musique et affect. Xe Journées scientifiques de musicothérapie organisées par l’Institut de psychologie, le Centre de formation continue de Paris V et l’Association française de musicothérapie. 20-21 novembre 1998, Paris. Compte rendu par Jean-Pierre Aubret (Carnet Psy, no 42)
Sciences et musiques : quelques grandes étapes en théorie musicales, par Patrice Bailhache (publié dans Littérature, Médecine et Société, no 13, Université de Nantes, 1996)
Leibniz et la musique, par Patrice Bailhache.
Mathématiques et musique, «Spécial mathématiques», CNRS Info, mai 2000
L’amygdale et la perception des émotions, par Dominique Nancy (Forum - Université de Montréal, vol. 35, no 31, 4 juin 2001): Nathalie Gosselin a démontré le rôle de l’amygdale dans la perception des émotions évoquées par la musique
Daniel Pipes, You Need Beethoven to Modernize, The Middle East Quarterly, vol. V, no 3 septembre 1998. Pour l'auteur, un lien existe entre la maîtrise de la musique occidentale par les peuples et civilisations, et la possibilité de modernisation de ceux-ci.
Alexis Malalan, La musique et l'irréductible |
|
|
 |
|
 |
| | Initiation à la musique | | Léo-Pol Morin | | Initiation à la musique | | LA MUSIQUE DANS L'ANTIQUITÉ Si loin qu'on remonte dans la civilisation, il est impossible de préciser le moment où la musique a pris naissance. A n'en pas douter, il a toujours été question de musique à travers le monde. | | Philosophes et écrivains devant la musique | | Léo-Pol Morin | | De tout temps, on a vu des philosophes et des écrivains s'intéresser à la musique. Platon, Aristote, Pythagore, Quintillien, Se Ma T'sien dans le passé, et plus près de nous Schopenhauer, Nietzsche, Jean-Jacques Rousseau, de nombreux autres, ont considéré la musique comme l'une des plus profondes spéculations de l'esprit humain. Les poètes ont toujours chanté Euterpe, et un Paul Valéry, de nos jours, ne dédaigne pas de flirter avec cette noble dame. Mais les poètes exaltent et magnifient toutes choses, tandis que les philosophes et les écrivains ont quelquefois la main dure. On sait combien furent fécondes les idées de Schopenhauer sur la musique et tout ce que Wagner doit au philosophe de la volonté. On sait également que Nietzsche n'aborda pas sans passion la musique, ce que révèlent des livres comme Humain, trop humain et le Gai Savoir, d'autres encore comme Nietzsche contre Wagner et Le Cas Wagner, qui détruisent un dieu terriblement adoré. Avec Nietzsche et Schopenhauer, on est en présence de philosophes très avertis des choses de la musique. L'auteur de Zarathoustra, qui est Nietzsche, a écrit de nombreuses oeuvres pour piano et des mélodies qui sont en voie de publication. Malgré le succès de son opéra-comique le Devin du village, on ne considère pas Jean-Jacques Rousseau comme un musicien de profession. Cependant, les articles que Jean-Jacques a écrits pour l'Encyclopédie de Diderot comptent parmi les travaux les plus importants de la musicologie de ce (...) |
 |
|
 |
|
|
 |
 |
 |
|
|  |
 |
|
  |  | Terminologie / Traductions |
|  |
|
 |
 |
 |
| Allemand |
| Musik |
| Anglais |
| Music |
| Espagnol |
| Música |
|
|
 |
 |  | À lire également sur ce sujet |
|  |
|
| | Beaux arts | | Poétique de Delacroix | | Antoine Orliac | | Peinture, poétique, Titien, Rubens, Rembrandt, Nicolas Poussin, Véronèse, Van Dyck, poésie, Dante, Baudelaire, Edgar Allan Poe, Stéphane Mallarmé, musique, Hector Berlioz, Frédéric Chopin, impressionnisme, Constable, Bonnington, Claude Monet, Alfred Sisley, Camille Pissarro, Paul Cézanne, art moderne | | «Delacroix aime la sobriété, la force contenue, le beau calme des antiques. Cependant ils n'agissent sur l'imagination que par le rythme, l'harmonie des proportions, l'équilibre des volumes, l'ésotérisme du symbole.» | | Art minimal et mouvement moderne | | Pierre Grenier | | Modernisme, art moderne, architecture, musique, arts visuels | | C’est surtout dans le domaine des arts visuels que se distingue une relation fondamentale entre l’art minimal et certaines tendances de son prédécesseur : le mouvement moderne. | | | Civilisations | | Le bruit | | Remy de Gourmont | | Silence, pollution sonore, musique | | "Dans l'état de civilisation, tous les organes des sens sont plus ou moins protégés contre les contacts brutaux du monde extérieur, tous, un seul excepté, - l'oreille." | | | Cultures / Valeurs | | Les Européens et la culture: principaux résultats d'un sondage Eurobaromètre | | Union européenne | | Pratiques culturelles, lecture, disque, musique, télévision, internet, industrie culturelle | | Lecture, musique, télévision, usage de l'Internet ou encore pratique d'activités artistiques. La Commission européenne et Eurostat ont souhaité avoir une image de la diversité des pratiques culturelles des Européens. | | | L'humain | | La musique | | Charles-Pierre Baudelaire | | Musique, passion, gouffre, mer, brume, nuit, vaisseau, convulsions, désespoir, souffrance, calme, âme, angoisse | | «La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J'escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile» | | L'amour comme principe médical | | Platon | | Médecine, musique, amour, harmonie, consonnance, accord, contraire | | « En effet, l'harmonie n'est pas possible tant que le grave et l'aigu restent opposés ;» | | La musique | | Charles-Pierre Baudelaire | | Musique, passion, gouffre, mer, brume, nuit, vaisseau, convulsions, désespoir, souffrance, calme, âme, angoisse | | | Littératures | | Beethoven: ébauche de portrait | | Rainer Maria Rilke | | Poésie, musique, Dieu, ouïe | | Le mouleur devant la boutique duquel je passe tous les jours, a accroché deux masques devant sa porte. Le visage de la jeune noyée que l’on moula à la Morgue, parce qu’il était beau, parce qu’il souriait de façon si trompeuse, comme s’il savait. | | George Sand est immortelle par Consuelo | | Alain | | Musique, religion, livre, chant, consolation | | Attention : Texte du domaine public au Canada; il est cependant protégé par le droit d'auteur en France et dans les pays de l'Union européenne. «George Sand est immortelle par Consuelo, oeuvre pascale.» | | | Musique | | La chaleur d'un chant chrétien en terres froides | | Jean Proulx | | Grégorien, églises, Nouvelle-France, musique | | Perdus dans de grands espaces, luttant jour après jour contre le froid et la maladie, sans cesse obligés de se protéger contre les attaques des Anglais ou des Amérindiens, éprouvant assurément un profond sentiment d'isolement, nos ancêtres français | | Biographie de Verdi par un contemporain | | Arthur Pougin | | Opéra italien, musique, requiem | | Le plus fameux compositeur de l’Italie contemporaine, n’est pas né le 9 octobre 1814 à Busseto, comme tous les biographes l’ont écrit jusqu’à ce jour, mais le 9 octobre 1813, à Roncole, petit village peuplé seulement de 200 habitants, situé à trois | | Bibliographie musicale de Philippe de Vitry | | Jean-Marc Warszawski | | Ars nova, musique, théorie musicale, biographie de Philippe de Vitry | | «Philippe de Vitry (1291-1361), futur évêque de Meaux, rédige plusieurs traités de théorie musicale dont le plus important s'intitule Ars Nova, expression qui désignera dès lors, tout l'art musical au XIVe siècle.» | | Claude Debussy | | René Chalupt | | Musique, art, symbolisme, impressionnisme, drame lyrique, opéra, chant | | Un contemporain évoque la figure et l'oeuvre de Debussy, décédé peu de temps auparavant. | | La découverte du piano | | Romain Rolland | | Musique, émerveillement, découverte, enfance. sonorité | | Jean-Christophe découvre la magie de la sonorité du piano... | | Richard Wagner | | Charles Gounod | | Opéra, musique allemande, musique française, musique, wagnérisme | | "Richard Wagner fut incontestablement une personnalité artistique considérable. | | | Politique | | Une leçon de contrepoint | | Jean-Philippe Trottier | | Changement, permanence, contrepoint, musique, liberté, Québec | | Le contrepoint musical contient des principes d'organisation analogues à ceux que l'on est censé retrouver dans la société. | | | Religions | | Luther, homme de la Joie | | Jules Michelet | | Protestantisme, Réforme, christianisme, saint, musique, Moyen-Âge, modernité | | Il s'agit d'un extrait de l'Histoire de France depuis la Renaissance jusqu'à la Révolution (Réforme, chapitre V) | | | Vie personnelle | | Temps mort, temps vivant | | Dominique Collin | | Gestion du temps, musique | | Le temps agité nous apparaît comme du temps vivant, par opposition au temps lent qui nous semble mort. C'est l'inverse qui est vrai, nous dit Dominique Collin, notant au passage que nous avons perdu l'art de faire alterner les deux temps. La ... |
|
|