< Billets de Jacques Dufresne


Émile Robichaud ou l'école d'hier pour demain

Notre ami Émile est mort le 25 juin dernier à 91 ans. Il a été professeur, directeur d’école, consultant, formateur de maîtres. Et tout au long de cette carrière, il a donné des conférences, écrit des articles, puis publié des livres. Si on devait nommer cinq personnes qui ont joué un rôle de premier plan au vingtième siècle en éducation au Québec, il ferait partie de cette liste.

En 1972, il a fondé l’école Louis-Riel, laquelle est vite devenue pour les habitants du quartier nord de Montréal où elle a été implantée, l’équivalent d’une école privée. On pourrait trouver dans les principes auxquels obéit cette école bien des idées qui permettraient de transformer, d’améliorer l’école publique d’aujourd’hui sans détruire les écoles privées. Il s’intéressait aussi aux défis liés à la technologie, aux nouvelles technologies. Aujourd’hui il saurait quel parti tirer de l’IA.

À ce propos, voici une anecdote instructive. Émile a eu la bonne idée d’installer des tableaux de maîtres sur les murs de l’école. On a été sceptique face à cette initiative, prétextant que les élèves en quelques jours auraient déchiré ou détruit tous ces tableaux. C’est le contraire qui est arrivé. Ces élèves ont été très respectueux envers les tableaux de Vermeer ou Rembrandt. Ils s’estimaient honorés qu’on leur fasse confiance. Et non seulement ils n’ont pas détruit les œuvres, mais ils s’en sont inspirés pour améliorer l’ensemble de leur comportement.

Textes d'Émile Robichaud dans l'Encyclopédie


OIKOS

Voici le texte de la conférence qu'Émile Robichaud prononça lors du colloque L'éducation, le temps des solutions, au Centre d'Arts d'Orford , le 29 avril 1998. On peut considérer cette conférence comme un manifeste sur la conception organique d

Il avait raison

En 1968, Émile Robichaud publiait Adolescents en détresse (Éditions du Jour), en 1970, Ce pour quoi il faut contester (Beauchemin) et en 1971, Les éducateurs sont-ils coupables? (Beauchemin). Voici quelques extraits de ces livres.

Philosophie du désert : une école en quête d’étendue

Tenir pendant vingt-cinq ans une école en intégrant dans les réformes ce qui méritait de l'être et en assurant un climat de sécurité aux élèves, c'est le défi qu'a relevé quotidiennement l'auteur qui nous livre dans cette conférence la ph

Terra educat

La question essentielle est donc posée : Comment créer ce lieu d’enracinement, de germination qui fécondera « l’humus intérieur »? Nous voici donc bien loin des apprentissages mécanistes, de l’obsession des compétences, bien loin de l’utilitaire et de l’immédiat. Quand elle écrit, dans Le Trésor des savoirs oubliés : « Ils (les souvenirs oubliés) sont comme les différents éléments qui circulent dans la terre et nourrissent les plantes »1,



Lettre de L'Agora - Printemps 2026