| Un nouveau site sur l'appartenance |  (... Ce n'est pas seulement l'appartenance aux autres et à une communauté qui est en cause, mais aussi l'appartenance à l'univers, à la terre, à l'eau, à tout ce qui vit, à toute l'humanité. (Jean Vanier) |
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| Essai sur l'Europe |  CHANTAL DELSOL INTERROGE JEAN-FRANCOIS MATTEI, PHILOSOPHE, SUR SON LIVRE "LE REGARD VIDE"
Dans cette belle description du génie européen (génie au sens premier de “caractère propre”), je vois d’abord une forte croyance européocentrée : dès les premières pages, vous citez Husserl et plus loin Patocka, son disciple, et l’on a le sentiment que vous les rejoignez dans vos analyses successives : l’Europe serait-elle donc, comme le disait autrefois Brugmans, “la métropole du genre humain” ?
Je m’inscris effectivement dans la lignée de Husserl, de Patocka et de Hegel, mais aussi de Baudelaire, de Proust ou de Kundera. Il s’agit d’envisager ce qui a fait l’originalité de la culture européenne dans le sens étendu qui était celui que Cicéron a donné au mot cultura. Or, les œuvres majeures de notre patrimoine, ce que Braudel nommait ses « unités brillantes » pour qualifier leur rayonnement universel, soulignent la spécificité du regard que l’Europe a porté sur le monde.
Ce “regard” est d’ordre théorique en ce qu’il vise intentionnellement une idée éloignée de toute empiricité : l’idée de vérité, l’idée de justice, l’idée de bien ou l’idée d’humanité.
Husserl écrivait en ce sens que l’Europe a toujours visé un “télos”, une fin transcendantale, de sorte que l’homme européen est devenu « un spectateur désintéressé, un regard jeté sur le monde ». Certes, d’autres peuples s’étaient interrogés sur le monde et sur l’homme. Mais jamais leur regard n’a franchi les limites d’une représentation centrée sur son propre foyer : la Chine a découvert d’autres pays, mais ne les a pas soumis à une connaissance universelle. Au contraire, l’Europe a toujours posé un regard excentré sur son monde pour appréhender les autres, comme le montre l’invention de l’anthropologie. >> |
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| Edgar Morin |
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| Biographie en résumé |
| Edgar Morin est l'un des penseurs français les plus importants de son époque, directeur de recherches émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Son oeuvre multiple est commandée par le souci d'une connaissance ni mutilée ni cloisonnée, apte à saisir la complexité du réel, en respectant le singulier tout en l'insérant dans son ensemble. |
| Œuvres de Edgar Morin |
Sociologie contemporaine (l'Esprit du temps, éd. Grasset, 1962-1976).
Il s'est efforcé de concevoir la complexité anthropo-sociale en y incluant la dimension biologique et la dimension imaginaire (l'Homme et la Mort, Seuil, 1951, le Cinéma ou l'Homme imaginaire, Minuit, 1956, le Paradigme perdu : la nature humaine, Seuil, 1973).
Il énonce un diagnostic et une éthique pour les problèmes fondamentaux de notre temps (Pour sortir du XXe siècle, Nathan, 1981, Penser l'Europe, Gallimard, 1987, Terre-Patrie, Seuil, 1993, Une politique de civilisation, avec Sami Naïr, Arléa, 1997).
Enfin, il a élaboré en vingt ans (1977-1991) une Méthode (Seuil) qui permettrait une réforme de la pensée.
La Complexité humaine (Flammarion, 1994) rassemble des concepts clés de l'oeuvre d'Edgar Morin (extraits de ses principaux ouvrages) et permet une première approche de la «pensée complexe ».
Les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur (Agora 21)
Edgar Morin sur Aragon (1959) (site de l'Université de Münster)
L'Anarchisme en 1968, Magazine littéraire, n°19, juin 1968
Alerte en Méditerranée - extraits du discours de Barcelone, 1994 (Archipress)
Autonomie ou dépendance de la science, Quadrature, n°30, oct.-déc. 1998, p. 5-11 (Conférence du 26 mars 1997 animée par Jean Clavel de l'ASTS)
Entretien avec Edgar Morin. À propos de Une politique de civilisation, publié avec Sami Naïr chez Arléa, en 1997 (Label France, no 28, juillet 1997)
«Je suis saturé par le téléphone, mais j'attends toujours l'appel miraculeux»: entretien avec Edgar Morin (Cybertribes)
Hommage à René Berger, Bulletin interactif du Centre International de Recherches et Études transdisciplinaires, n° 6, mars 1996
Israël-Palestine: le double regard, Libération, 11 septembre 1997 |
| Documentation |
Morin et la connaissance. Chapitre II du livre de René Barbier L'Approche Transversale. L'écoute sensible en sciences humaines, Paris, Anthropos, 1997, 357 p. |
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| À propos de la déprofessionnalisation | | Spécialisation hiérarchie | | Voici le texte de la conférence que prononça Edgar Morin au terme d'un colloque sur la déprofessionalisation organisé par la revue Critère à Montréal en 1979. |
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