 |
|
|
| Joseph Stiglitz, Andrew Charlton : "Pour un commerce mondial plus juste" |  Prix Nobel d'économie, ex-fonctionnaire de la Banque mondiale et conseiller de l'administration Clinton, Joseph Stiglitz est un partisan avéré d'une mondialisation fondée sur l'ouverture des marchés. Mais l'échec des discussions de Doha montre à quel point les mécanismes du marché sont distortionnés en faveur des nations les plus riches, les États-Unis en particulier, qui contrôlent, en fonction de leur poids économique, les décisions du FMI, de l'OMC ou de la Banque mondiale. Le succès économique des nations asiatiques émergeantes qui ont tenu à distance le FMI et la Banque mondiale, et a contrario, la crise économique en Argentine, largement dépendante du financement international, témoignent suffisamment de leur influence. Pour que la mondialisation réalise la promesse d'un développement équitable pour tous les pays, riches ou pauvres, il faudra "démocratiser" les institutions et les mécanismes qui régissent la libéralisation du commerce international et recentrer sur l'humain un capitalisme vidé de toute éthique : « Le capitalisme néolibéral est devenu une jungle impitoyable où l'on a oublié que l'être humain devait être au coeur du développement économique et que le profit ne devait pas être un but en soi.» >> |
|
|
 |
 |
|
| Écologisme |
|
 |
 |
Une définition humoristique, saisie dans un forum de discussion sur l'écologie:
«Culpabiliser les citoyens pour les amener à accepter de payer ce qu'ils peuvent avoir gratuitement.»
Plus sérieusement, une demande sociale, une protestation contre des techniques dévastatrices non évaluées environnementalement, s’est constituée en mouvement socio-politique (associations et même programmes politiques) sous le nom d’écologisme: «Un mouvement philosophico-politique développant des thèses publiques a-scientifiques, parfois inspirées de l’écologie mais également étrangères à celle-ci; par exemple, discuter d’une option économique et sociale relative aux choix des filières énergétiques (option nucléaire, pétrolière, solaire, ) relève d’un vaste domaine où les apports de l’écologie à la "décision" ne peuvent être que mineurs. Les partisans ou militants de l’écologisme sont les écologistes.» (D. Simonnet, 1979. L’écologisme, Que sais-je ? Puf, Paris, 1979, 128 p.)
source: Marcel B. Bouché, Le Courrier de l'environnement de l'INRA |
| Enjeux |
| Il est extrêmement périlleux, selon Claude Villeneuve, d'établir un parallèle entre la pensée directrice de l'écologisme, si tant est qu'il en soit une unique, et le discours, réel ou supposé de ceux qui représentent les extrémistes d'un mouvement d'écologie profonde. Il est encore plus délicat d'associer à un mouvement idéologique des intentions démoniaques parce qu'il utilise des idées qui ont déjà fait partie d'un ensemble historique. Devrait-on justifier l'esclavage parce que la démocratie d'Athènes le tolérait? Liberté, Égalité et Fraternité devraient-elles toujours être entachées des horreurs de la Révolution française et de la Terreur? (J.D.) |
| Essentiel |
Lorsqu'on veut contraindre une société ou un système naturel à se plier à la pauvreté de nos constructions intellectuelles, qu'elles soient des applications de nos théories économiques, scientifiques ou sociales, on observe toujours des exceptions, des éléments imprévisibles. Vouloir faire autrement, c'est s'engager dans un combat mortel, qui se traduira par un appauvrissement de la diversité et par une fragilisation du système. On ne peut réduire la tendance à la complexification et à la diversification des systèmes vivants. On ne peut confiner les lois de l'écologie aux lois de la physique, pas plus qu'on ne peut définir l'humanité que par ses caractéristiques écologiques.
source: Claude Villeneuve, Pour un écologisme non intégriste. |
| Documentation |
Où se situe l'écologisme? «Ni à droite, ni à gauche, ni au centre mais légèrement (donc pas trop!) en avant.» (Jean-Marie Glantzlen. Voir ses pages sur l'écologisme)
Agence de développement énergétique au Québec, Plan de développement 2002-2003.
Jean-Paul Bozonnet, Joel Jakubec (dir.), L'écologisme, à l'aube du XXIe siècle, Genève, Éditions Georg, 2000.
François Duban, L'écologisme aux États-Unis. Histoire et aspects contemporains de l'environnementalisme américain, L'Harmattan, 2000.
Guillaume Sainteny, L'introuvable écologisme français, PUF, 2000.
Hélène Laberge, L'Écologiste des balbuzards, L'Agora, vol 1, no 4, déc. 1993-janv. 1994. |
|
|
 |
|
 |
|
 |
 |
 |
|
|  |
 |
|
  |  | Terminologie / Traductions |
|  |
|
 |
| Synonymes |
| environnementaliste |
 |
 |
| Allemand |
| Ökologismus |
| Anglais |
| ecologism |
| Espagnol |
| ecologismo |
|
|
 |
 |  | À lire également sur ce sujet |
|  |
|
| | L'humain | | L'environnement humain dans nos sociétés technologiques | | René Dubos | | Environnement, pollution, écologisme, technique, technologie, travail, adolescence, génétique, valeur | | Conférence donnée à l'Université du Colorado, Boulder en 1978. | | | | Répondants régionaux en agriculture biologique du MAPAQ | | Charles-Eugène Bergeron | | Adresses utiles, écologisme | | Liste des répondants régionaux et autres intervenants du MAPAQ en agriculture biologique. | | Le Génie du Lieu | | René Dubos | | Aldo Leopold, environnement, Saint-Benoît, Saint-François, Bible, tradition judéo-chrétienne, nature, écologisme | | Université de Californie, Berkeley - 26 février 1970. École de la Forêt et de la Préservation de la Nature, The Horace Conservation Lectureship. |
|
|
 |  |  |
|