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| Donatello |
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| Biographie en résumé |
Sculpteur florentin (1386-1466).
« Le monde où Donatello a vécu est un monde de formes, qu’il a vu couleur de marbre, de bronze ou d’or, et parfois étoilé de mosaïques. Pour conquérir ce monde, le sculpteur a appris tout ce que pouvait apprendre un homme de son temps. Les marbriers de Santa Maria del Fiore et d’Or San Michele lui ont montré ce qu’ils avaient retrouvé dans la statuaire romaine : la solidité robuste d’un corps d’homme. D’autres marbriers et des orfèvres lui ont enseigné comment le bas-relief pouvait rivaliser avec la fresque. Brunellesco lui a donné des leçons d’architecture et de perspective. Enfin Donatello a vu et touché les antiques de Rome et de Florence, ceux qui restaient à demi enterrés dans les ruines et ceux qui étaient vénérés comme des reliques dans le palais des Médicis : sarcophages, statues, bronzes, camées, intailles…
Les maîtres et les modèles les plus divers ne lui ont servi qu’à le conduire vers les spectacles changeants de la vie. C’est de la vie qu’il tire, pour les fixer dans le marbre et le bronze, ces aspects qu’aucun sculpteur n’y avait vus : portraits de la vieillesse et de la misère physique, d’une vérité si imprévue et si amère, et dont on a cherché en vain le modèle dans le réalisme du Nord; foules dont il a rythmé le tumulte, sans l’arrêter, et qui s’agitent devant nos yeux avec la puissance dramatique des vagues… »
Émile Bertaux (1860-1917), Donatello, Paris, Plon, col. "Les Maîtres de l'art", 1910 |
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| Œuvres de Donatello |
«Par ses Prophètes du Campanile, par le Zuccone, [Donatello] semble appartenir à la famille slutérienne; sa collaboration avec Brunellesco et Michelozzo lui apprit à regarder l'antique, mais il ne s'en fit pas une manière et, sculpteur de tombeaux, il ne fut jamais un marbrier de sarcophages. Quand il dressait son Gattamelata devant le Santo de Padoue, ce n'était pas la première statue équestre qu'on eût exécutée depuis la période impériale, ni même la première inspirée par le Marc-Aurèle du Capitole, puisque nous avons les statues romanes de Constantin, mais, comme les sculpteurs saintongeais du XIIe siècle transposant dans l'antique dans un monde médiéval, il conservait la fierté propre à son génie. La forme a toujours pour lui cette qualité profilée qui distingue les grands artistes de Florence. Ainsi l'atticisme toscan combat et corrige l'épaisseur et la profusion des monuments figurés de Rome et retrouve spontanément ce qu'il y a de pur, de hardi et de sensible dans l'art hellénistique. Donatello est peut-être le créateur d'un style, mais il ne s'y abandonne pas.»
HENRI FOCILLON, Art d'occident, tome 2, Le moyen âge gothique, Paris, 1965, Librairie Armand Collin, p. 374 |
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| | Biographie de Donatello | | Charles Perkins | | Donatello, Brunelleschi, Ghiberti | | Texte publié en 1868 dans la Gazette des beaux-arts. | | Donatello, scultpeur florentin | | Giorgio Vasari | | Traduction de la vie de Donatello par Giorgio Vasari. Fillipo Brunelleschi, Cosimo de Médicis, évolution de la sculpture | | Traduction nouvelle de la vie de Donat(ell)o scultore fiorentino, par Giorgio Vasari, auteur des Vite de’ piu eccellenti Pittori, Scultori et Architettori. D'après l'édition Giuntana de 1568 disponible sur le site de l'École Normale Supérieure de Pise. Traduit par Bernard Lebleu, de L'Encyclopédie de L'Agora. |
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