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Multidisciplinarité

Multidisciplinarité (ou pleuri), interdisciplinarité , transdisciplinarité, ces trois mots marquent trois degrés dans l'intégration des disciplines et des savoirs. Au premier degré, La pluridisciplinarité (ou multidisciplinarité) « qui peut être entendue comme une association de disciplines qui concourent à une réalisation commune, mais sans que chaque discipline ait à modifier sensiblement sa propre vision des choses et ses propres méthodes. À ce titre, la pluridisciplinarité existe depuis longtemps, même si son importance s'est accrue de nos jours.» Au second degré,« l'interdisciplinarité, qui poursuit des objectifs plus ambitieux. Son but est d'élaborer un formalisme suffisamment général et précis pour permettre d'exprimer dans ce langage unique les concepts, les préoccupations, les contributions d'un nombre plus ou moins grand de disciplines qui, autrement, restent cloisonnées dans leurs jargons respectifs.»

PIERRE DELATTRE, chef du groupe de biologie théorique au Commissariat à l'énergie atomique, responsable de l' Ecole de biologie théorique du CNRS


Vers la transdisciplinarité

Il y a une différence entre les multiples regards sur un même objet et la multidisciplinarité. Il est rare que l’on songe à inclure un peintre ou un poète dans une équipe multidisicplinaire. Le regard de l'un et de l'autre enrichit pourtant la connaissance que nous pouvons avoir d'un objet ou du monde dans son ensemble. D’une manière générale, discipline n’est pas synonyme de regard, pouvant faire place à la subjectivité, mais de région à l’intérieur de la science objective.

Par-delà l'objectivité et le formalisme de l'interdisciplinarité, telle que la conçoit Pierre Delattre, le tenants de la transdisciplinarité renouent avec la subjectivité, la vie intérieure et les divers regards sur le monde. La quête de l'unité du savoir ne consiste plus dès lors à relier entre elles des disciplines objectives, mais à cultiver un terroir intérieur où regards subjectifs et données objectives sont associés entre eux comme les microorganismes et les minéraux dans l'humus.

Essentiel

Le but de l'intégration des disciplines et des regards c'est une sythèse qui, bien qu'elle paraisse aujourd'hui impossible, n'en correspond pas moins au besoin d'unité de l'esprit humain. Certes, personne ne peut faire entrer dans sa synthèse personnelle tous les savoirs spécialisés du monde. Mais de même qu'il n'est pas nécessaire de jouer de tous les instruments pour avoir une vue d'ensemble de la musique et devenir chef d'orchestre, de même, il devrait être possible, avec l'aide d'amis de diverses disciplines et en se limitant à l'essentiel dans chaque cas, d'acquérir une vue d'ensemble du savoir telle qu'on puisse dire: je commence à comprendre le monde.
À défaut d'une telle synthèse, nous en sommes réduits à entreprendre sans comprendre, ce que nous avons fait trop allègrement au cours des deux derniers siècles.

Articles


Génie sans frontière

Jacques Dufresne
Quand les grands défis font apparaître la nécessité de coopération entre disciplines. Conférence prononcée lors du colloque de l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), mardi le 6 novembre 2002, à

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