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Planck Max

Prix Nobel de Physique 1918. Lorsque parut en 1905, dans les Annalen der Physik l'article d'Einstein sur la relativité restreinte, Planck fut le premier parmi les savants à en saisir l'importance et à en faire l'éloge. Non seulement était-il un penseur audacieux mais il était un homme courageux. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, même sous domination des nazis, Planck n'a jamais cessé de rendre hommage au génie de Einstein, de race juive, à tel point que Hitler irrité lui avait dit un jour qu'il l'aurait expédié dans un camp s'il n'avait été si vieux.

Mais l'admiration de Planck pour Einstein était réciproque. A l'occasion des cérémonies officielles pour souligner le soixantième anniversaire de Plank en 1918, Einstein s'exprimait ainsi: «la tâche suprême du physicien est d'arriver à des lois élémentaires universelles telles que le cosmos puisse être construit à partir d'elles par pure déduction. Aucune voie logique ne conduit à ces lois; mais la seule intuition, qui repose sur une intelligence compréhensive... Le désir de percevoir l'harmonie (cosmique) est à l'origine de la patience et de la persévérance inépuisables avec lesquelles Planck s'est consacré... aux problèmes les plus généraux de notre science... L'état d'esprit qui permet de faire une oeuvre de ce genre est analogue à celui du fidèle d'une religion, ou d'un amoureux; l'effort quotidien ne sort pas d'une intention ou d'un programme délibéré, mais vient tout droit du coeur».

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