• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'hypothèse Dieu

         Un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants a été créé. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un vira...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

      • L’îlot Louis Valcke

        Sur les traces de Louis Valcke (1930-2012), professeur, philosophe, essayiste, cycliste, navigateur et pèlerin. Spécialiste mondial de l’œuvre de Pic de la Mirandole.

  • La lettre
    • Édition


    La lettre de L'Agora
    Abonnez-vous gratuitement au bulletin électronique. de L'Agora.
    Si l’Encyclopédie de l’Agora demeure progressiste, c’est dans un nouveau sens du mot progrès, fondé sur la science réparatrice et sur le principe de précaution.
    Média social:
    Facebook:


    Fluxs RSS:

    Impression du texte

    Jarmusch Jim

    Introduction à l’oeuvre de l’auteur

     

                Si la Vie était un édifice, elle serait sans nul doute un dédale. La vivre, c’est parcourir un réseau infini de corridors avec la crainte, chevillée au corps, de mourir avant d’avoir trouvé une issue. C’est cheminer dans une forêt de possibles en ayant, pour seule boussole, la foi d’un Ulysse avide de mettre un terme à son harassante odyssée. C’est bifurquer, encore et encore, sans savoir si le mauvais sort ne vous fait pas tourner en rond. Bien des hommes ont caressé l’espoir d’être Thésée. Du berceau à la tombe, ils ont attendu qu’une Ariane salvatrice leur tende un fil conducteur. Leur patience, hélas, n’a été que pure vanité. Aucun d’entre eux ne pourrait affirmer, si l’Au-delà lui accordait une minute de parole, qu’il a percé le secret de la condition humaine. Tout ce qu’il pourrait confier à son auditoire, c’est que ses rêves d’évasion Icarienne ont sombré dans la mer cauchemardesque des réalités.

     

                Serions-nous donc les perpétuels prisonniers d’un labyrinthe que quelque dieu cruel aurait privé de sortie ? Sous ses dehors détachés d’esthète underground, Jim Jarmusch n’a eu de cesse de poser cette question fondamentale. Il en a fait le cœur de sa filmographie, fleuve singulier vers lequel confluent les courants de l’avant-garde New-Yorkaise, des réalisateurs Européens, des musiques contestataires et des classiques Hollywoodiens. S’il avait appartenu à la légion des puissants studios de Los Angeles, la face de son œuvre aurait été sensiblement différente. Il est des en effet des sujets trop lourds pour que de gros investisseurs, enrichis par le commerce de la légèreté, prennent le risque de les traiter[1]. L’auteur de Ten Minutes Older a cependant la bonne fortune de ne pas être Michael Bay ou l’un de ses multiples avatars. Loin des courtisans du sacro-saint « Grand Public », il prend paisiblement modèle sur des créateurs confidentiels à l’image d’Amos Poe, d’Eric Mitchell, de Sara Driver ou de Mark Rappaport. Cette indépendance est pour lui gage de liberté. Elle l’autorise à proposer un Cinéma qui, plus qu’aucun autre, a mérité le qualificatif de « particulier ». Elle lui permet, luxe suprême, d’interroger l’Universel sans être accusé de heurter les bons sentiments de la Majorité : notre pauvre vie a-t-elle un sens ?


    Lire la suite de l'article...



    [1] Quentin Tarantino fait figure d’exception en la matière. Le bouillant auteur de Pulp Fiction a ainsi consacré son œuvre à l’absurdité de l’Existence tout en s’attirant, avec un égal succès, les faveurs des grands argentiers et l’admiration de millions de spectateurs. Pour en savoir davantage sur ce réalisateur de génie, on se référera utilement à l’article qui lui est consacré dans le Dictionnaire critique du Cinéma Anglo-Saxon (http://agora.qc.ca/collaborateurs/jean-philippe_costes ).

    Biographie

    Débuts

     

                Fils d’un businessman d’origine Européenne, Jim Jarmusch est initié au Septième Art par sa mère. Cette dernière, critique de Théâtre et de Cinéma, le pousse à fréquenter les salles obscures dès sa plus tendre enfance. C’est ainsi qu’au fil du temps, le futur metteur en scène découvre la Nouvelle Vague Française mais aussi, les auteurs Japonais, Italiens ou Tchèques.

                Guidé par sa passion de l’Image et du Son, Jim Jarmusch intègre la section « Cinéma » de l’Université de New York. En 1979, il devient l’assistant de Wim Wenders sur le tournage de Nick’s Movie, documentaire consacré à la lente agonie de Nicholas Ray. Son film de fin d’études sort en 1980. Intitulé Permanent Vacation, il est remarqué dans bon nombre de festivals. La carrière de Jim Jarmusch n’est toutefois lancée qu’en 1983, date à laquelle le réalisateur Américain signe un long-métrage qui lui vaut une reconnaissance internationale : Stranger Than Paradise.

     

     

    Particularités

     

                Proche d’auteurs à l’image d’Amos Poe, d’Eric Mitchell, de Sara Driver ou de Mark Rappaport, Jim Jarmusch est devenu l’une des figures de proue du Cinéma Indépendant Américain. Son style épuré, contemplatif et désabusé a notablement concouru à sa renommée mondiale. Influencé par les cultures Européenne, Africaine et Asiatique, le réalisateur a fait appel à des acteurs aussi divers que Roberto Benigni, Johnny Depp, Isaach de Bankolé ou Masatoshi Nagase. Il a également dédié Broken Flowers au cinéaste et critique Français Jean Eustache.

                Féru de Musique, Jim Jarmusch est l’ancien claviériste d’un groupe « post Punk » baptisé The Del-Byzanteents. Il a dirigé les chanteurs Iggy Pop, Joe Strummer et Tom Waits dans plusieurs de ses films. En 1997, il a même consacré un documentaire au grand auteur-compositeur Neil Young : Year of the Horse.

                Cinéaste original entre tous, Jim Jarmusch a conçu différents longs-métrages à partir de séries de courts-métrages. Tel est le cas de Coffee and Cigarettes, de Mystery Train et de Night on Earth. Notons pour finir que cet esthète de grande classe ne répugne pas à tourner en noir et blanc, couleurs idéales pour exprimer son pessimisme radical.

    Oeuvres

    Filmographie

    - Réalisateur

    N.B : Jim Jarmusch a écrit le scénario de chacun de ses films

    · 1980 : Permanent Vacation

    · 1982 : The New World (court-métrage)

    · 1983 : Stranger Than Paradise

    · 1986 : Down by Law

    · 1986 : Coffee and Cigarettes I

    · 1989 : Mystery Train

    · 1989 : Coffee and Cigarettes II

    · 1991 : Night on Earth

    · 1993 : Coffee and Cigarettes III

    · 1995 : Dead Man

    · 1997 : Year of the Horse

    · 1999 : Ghost Dog, la voie du Samouraï (Ghost Dog, the way of the Samurai)

    · 2002 : Ten Minutes Older

    · 2003 : Coffee and Cigarettes

    · 2005 : Broken Flowers

    · 2009 : The Limits of Control

    - Acteur

    · 1984 : American Autobahn d'André Degas

    · 1987 : Straight to Hell d'Alex Cox

    · 1987 : Helsinki-Napoli (Helsinki Napoli All Night Long) de Mika Kaurismäki

    · 1988 : Candy Mountain de Robert Frank et Rudy Wurlizer

    · 1989 : Leningrad Cowboys Go America d'Aki Kaurismäki

    · 1990 : The Golden Boat de Raoul Ruiz

    · 1991 : Fishing with John de John Lurie

    · 1992 : In the Soup d'Alexandre Rockwell

    · 1995 : Iron Horsemen de Gilles Charmant

    · 1995 : Brooklyn Boogie (Blue in the Face) de Wayne Wang et Paul Auster

    · 1996 : Canne Man de Richard Martini

    · 1996 : Sling Blade de Billy Bob Thornton

    · 1999 : Bob l'éponge (épisode La pause)

    · 2008 : Les Simpson (épisode Lisa fait son festival)

    · 2009 : Bored to Death (épisode 3, saison 1) de Jonathan Ames

    - Divers

    · 1980 : Underground U.S.A. d'Eric Mitchell, ingénieur du son

    · 1981 : You Are Not I de Sara Driver, directeur de la photo

    · 1982 : L'état des choses (Der Stand der Dinge) de Wim Wenders, musique

    · 1985 : Burroughs d'Howard Brookner, ingénieur du son

    · 1986 : Sleepwalk de Sara Driver, directeur de la photo

    · 1993 : When Pigs Fly de Sara Driver, producteur

    - Clips

    · 1985 : The Lady Don't Mind, pour Talking Heads

    · 1986 : Sightsee M.C.! pour Big Audio Dynamite

    · 1990 : It's Allright with Me, pour Tom Waits

    · 1992 : I Don't Wanna Grow Up, pour Tom Waits

    · 1996 : Dead Man, pour Neil Young

    · 1996 : Big Time, pour Neil Young & Crazy Horse

    · 2006 : Steady as She Goes, pour The Raconteurs

    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
    Loading

    Référence


    2%
    Dons reçus (2017-2018): 509$
    Objectif (2017-2018): 25 000$


    Nous avons reçu près de 22 000$ lors de la campagne 2016-2017. Nous vous remercions de votre générosité. Pour la campagne 2017-2018, notre objectif s'élève à 25 000$.

    Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homo vivens en devenant membre ou en faisant un don.