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Elliott Grace

Vers 1758-16 mai 1823
Fille d’un avocat d’Édimbourg, elle fut élevée en France; sa beauté séduisit le Dr John Elliott, médecin fort riche et déjà âgé, qui l’épousa en 1771. Mais la vertu de la dame n’égalait pas sa beauté; elle eut de nombreuses intrigues dans la société d’Édimbourg et s’enfuit en 1774 avec lord Valentia. Vers 1782, elle accoucha d’une fille dont le prince de Galles, Charles Windham, George Selwyn, et lord Cholmondeley réclamèrent simultanément la paternité. Ce fut le prince de Galles qui présenta Mrs. Elliott, connue sous le nom « la grande Dally » au duc d’Orléans (Égalité) en 1784; en 1786, elle vint s’établir à Paris, où elle reçut plusieurs visites de sa fille, élevée dans la famille Cholmondeley et mariée en 1808 à lord Charles Bentick. À Paris, elle fut la maîtresse du duc d’Orléans. Elle resta dans cette ville pendant toutes la Révolution. – Elle écrivit, pendant les dernières années du siècle, un Journal of My Life During the French Revolution, qui fut publié en 1859 par H. Richard Bentley. C’est un livre curieux, mais qui fourmille d’erreurs, volontaires ou involontaires. Quelques-unes sont amusantes. Mrs Elliott se dit née en 1765; elle aurait donc eu neuf ans à l’époque de sa fuite avec lord Valentia. Elle dit que Bonaparte lui adressa une demande en mariage. Elle se vante d’avoir été dans quatre prisons, dont les registres d’écrou ne portent point son nom, etc.

source: La grande encyclopédie: inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Réalisée par une société de savants et de gens de lettres sous la direction de MM. Berthelot, Hartwig Derenbourg, F.-Camille Dreyfus [et al.]. Réimpresion non datée de l'édition de 1885-1902. Paris, H. Lamirault, [191-?]. Tome quinzième (Duel-Eoetvoes), p. 852

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