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Géranium des prés

«Géranium des prés.-plante vivace et pubescente; tigee(long. 30-80 cm); feuilles basilaires (larg. 10-12 cm) polygonales dans leur pourtour, 5-7partites; fleurs (diam. 30-35 mm d'un bleu purpurin; pédoncules réfléchis après la floraison. Floraison estivale. Lieux incultes. Naturalisée de l'Eurasie dans l'ouest et le centre du Québec.

Vous hésiterez à appeler géranium des prés cette plante qui ne ressemble guère au géranium à fleurs rouges qui fleurit dans votre maison. N'hésitez plus, mais ne soyez pas étonné si cette plante, que vous aurez peut-être confondue avec la mauve, s'attache à vos pas comme un chien fidèle. Il s'agit d'une plante anthropocore ("qui est transporté par l’homme" d’une manière générale, les plantes introduites par l’Homme). « Les scientifiques s’accordent à dire que ce géranium est une espèce obsidionale (se dit d’une plante se propageant par le mouvement des troupes lié à un conflit armé, bataille ou siège) et donc anthropochore et que son extension est favorisée par l’eutrophisation (HUNDT, 1975). » Nancy

Essentiel

Promenade de la poétesse Marie Noël, dans la campagne autour de Blois, en compagnie de son parrain, Raphaël Périé.

« C'était en juin. Un jour, le plus beau jour de l'été, ils m'emmenèrent avec eux dans la forêt d'alentour et quand nous l'eûmes traversée, nous nous trouvâmes dans un pays dont je ne sais plus le nom, où les gens étaient en train défaire les foins. Nous y avons marché toute la journée, rencontrant toutes sortes d'oiseaux, de plantes, de bestioles (même une cour­tilière), avec qui mon parrain et ma marraine étaient en connaissance et qu'ils interpellaient par leurs noms gentils.
« Et mon parrain prit dans sa main la courtilière qui fut tellement saisie, ou fâchée, qu'elle lâcha dedans, brusquement, son petit oeuf (ou petite crotte) de courtilière.
« Tous les champs et les chemins étaient en fleur. Il y avait par là des prés, des ruisseaux, une jolie maison fermée et silencieuse qui s'appelait « la Bicoquette », et, dans le haut d'une pente, un peu plus loin, une petite église toute seule dans l'herbe. Puis, en bas, vers le soir, il y eut un village (je crois qu'il s'appelait Molineuf ), avec des maisons au toit baissé, de petites fenêtres, des géraniums, des oieillets, des marguerites..., des fumées. De l'une des maisons qui se tenait à l'écart, sortit une vieille femme fée avec son bâton et son nez crochu, et elle nous donna des graines de ses gueules-de-loup merveilleuses.»
Raymond Escholier, Marie Noël, La neige qui brûle, Stock, Paris 1968, p140.

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