Eté

Essentiel

« Nous nous couchâmes gaiement sur un lit épais de lentisque parfumé et de pampres fraîchement coupés. Sur nos têtes les peupliers et les ormeaux se balançaient au vent ; près de nous murmrurait une source sacrée qui s'échappait d'un antre, demeure des nymphes ; au pied des buissons touffus babillaient sans repos ni trêve les cigales brûlées par le soleil ; plus loin la fauvette gazouillait sur les touffes d'aubépine. L'alouette et le chardonneret chantaient, la tourterelle gémissait. Les blondes abeilles venaient boire aux ruisseaux, tout sentait la riche saison où tout vient à maturité. »

Théocrite, cité dans Platon, Phèdre, in Oeuvres complètes de Platon. Publiées sous la direction d'Émile Saisset. Traduction par Dacier et Grou, révisée et complétée par M. Chauvet. Paris, Charpentier & Cie, 1885, p. 300, note no 2.

Essentiel

« Nous nous couchâmes gaiement sur un lit épais de lentisque parfumé et de pampres fraîchement coupés. Sur nos têtes les peupliers et les ormeaux se balançaient au vent ; près de nous murmrurait une source sacrée qui s'échappait d'un antre, demeure des nymphes ; au pied des buissons touffus babillaient sans repos ni trêve les cigales brûlées par le soleil ; plus loin la fauvette gazouillait sur les touffes d'aubépine. L'alouette et le chardonneret chantaient, la tourterelle gémissait. Les blondes abeilles venaient boire aux ruisseaux, tout sentait la riche saison où tout vient à maturité. »

Théocrite, cité dans Platon, Phèdre, in Oeuvres complètes de Platon. Publiées sous la direction d'Émile Saisset. Traduction par Dacier et Grou, révisée et complétée par M. Chauvet. Paris, Charpentier & Cie, 1885, p. 300, note no 2.

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Albert Lozeau



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