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    Clairvaux Bernard de

    Bernard de Clairvaux. Qui était vraiment ce Docteur de l'Église qui a prêché la croisade, participé à la réforme de l'ordre cistercien, combattu Abélard, etc ? Pour le découvrir, Régis Burnet reçoit le frère Raffaele Fassetta, cistercien, moine de l'abbaye de Tamié, et Laurence Mellerin, chercheur au CNRS et à l'Institut des Sources Chrétiennes. "La Foi prise au mot", 4 mai 2008 (KTO).

    Animateur influent de l'ordre des cisterciens.

    «Il était noble, comme Abélard. Originaire de la haute Bourgogne, du pays de Bossuet et de Buffon, il avait été élevé dans cette puissante maison de Cîteaux, soeur et rivale de Cluny, qui donna tant de prédicateurs illustres, et qui fit, un demi-siècle après, la croisade des Albigeois. Mais saint Bernard trouva Cîteaux trop splendide et trop riche ; il descendit dans la pauvre Champagne et fonda le monastère de Clairvaux, dans la vallée d'Absinthe. Là, il put mener à son gré cette vie de douleurs, qu'il lui fallait. Rien ne l'en arracha; jamais il ne voulut entendre à être autre chose qu'un moine. Il eût pu devenir archevêque et pape. Forcé de répondre à tous les rois qui le consultaient, il se trouvait tout-puissant malgré lui, et condamné à gouverner l'Europe. Une lettre de saint Bernard fit sortir de la Champagne l'armée du roi de France. Lorsque le schisme éclata par l'élévation simultanée d'Innocent II et d'Anaclet, saint Bernard fut chargé par l'Église de France de choisir, et choisit Innocent. L'Angleterre et l'Italie résistaient : l'abbé de Clairvaux dit un mot au roi d'Angleterre; puis, prenant le pape par la main, il le mena par toutes les villes d'Italie, qui le reçurent à genoux. On s'étouffait pour toucher le saint, on s'arrachait un fil de sa robe ; toute sa route était tracée par des miracles.»
    Jules Michelet, portrait de saint Bernard dans l'Histoire de France

    Biographie

    La fondation et la propagation de l'ordre cistercien
    «Bernard n'était âgé que de vingt-deux ans, lorsqu'il entra à Cîteaux. Cette abbaye avait été fondée quinze ans auparavant, en réaction contre le relâchement des maisons de la congrégation de Cluny; mais elle n'avait eu jusqu'alors qu'une existence précaire: en 1109, lorsque l'Anglais Etienne Harding en reçut la direction, elle n'avait pas encore de novices, et elle semblait menacée d'une ruine précoce. Harding comprit que la principale condition du succès pour une entreprise réformatrice, c'est de poursuivre la réforme à outrance: il la poussa, en la rigueur ascétique, plus loin encore que ses prédécesseurs. Cette austérité valut à Cîteaux la réputation qui attira Bernard et ses compagnons. Harding trouva en eux les hommes qu'il lui fallait. Dans les deux années qui suivirent leur arrivée (1113-1115), Cîteaux put établir quatre colonies ou maisons-filles, dont l'une était celle de Clairvaux. Bernard en fut le fondateur et le premier abbé. En 1151, deux ans avant sa mort, il y avait 500 abbayes cisterciennes; l'abbaye de Clairvaux contenait 700 religieux; 72 couvents s'étaient constitués dans les divers pays de l'Europe, adoptant les observances de Clairvaux, plus sévères encore que celles de Cîteaux: 35 en France, 11 en Espagne, 10 en Angleterre et en Irlande, 6 en Flandre, 4 en Italie, 2 en Allemagne, 2 en Suède, 1 en Danemark, 1 en Hongrie. Dès 1145, Clairvaux avait donné un pape à l'Eglise (Eugène III).»
    * * *

    La doctrine de Saint Bernard
    «Bernard a pris une part décisive à toutes les controverses de son temps, mais il était un homme d'Église plutôt qu'un théologien, quoique le calendrier lui donne le titre de docteur de L’Église. Sa doctrine, comme ses actes, reflète les inspirations d'une nature mystique et contemplative, mais prompte à s'irriter contre tout ce qui peut alarmer ou distraire la piété; non seulement contre toutes les hérésies, mais contre toutes les témérités. On peut se faire une idée sommaire, mais très juste, de cette tendance, en la comparant à celle d'Abélard. Tandis qu'Abélard, qui se prétendait également orthodoxe, convie tous les hommes à l'examen et à l'intelligence des objets de la foi, Bernard déplore que les secrets de Dieu soient ainsi mis à jour et les plus hautes questions jetées au vent (Lettre 88). Il veut que la raison reconnaisse ce qu'il y a d 'infiniment profond et d'incompréhensible dans ces choses. C'est par la foi seule que l'homme peut s'approprier la doctrine divine, quoiqu'il puisse chercher à en concevoir les objets de trois manières: par la foi, par l'intelligence et par l'opinion. La foi présente la vérité certaine, mais encore close et voilée; l'intelligence (intellectus) doit la produire. nue et évidente; mais elle est réservée à une Sphère et à une existence plus élevées que les nôtres;.quant à l'opinion (opinio) elle ne donne rien de certain et d'assuré. Or, quand l'homme prétend pénétrer dès ici-bas avec son intelligence les objets de la foi, il s'expose à prendre son opinion, ses suppositions, pour la pure lumière et à rendre sa foi incertaine.»
    E.-H. Vollet, article Bernard (Saint) de la Grande Encyclopédie

    Oeuvres

    Les œuvres complètes de Saint Bernard de Clervaux, traduites par l'abbé Charpentier, mises en ligne par l'abbaye Saint-Benoît.

    Oeuvres mystiques et oeuvres mariales, Les mystiques chrétiens (theon.free.fr)

    Documentation

    Bredero, Adriaan H. Bernard de Clairvaux. Culte et histoire. Préface de Pierre Riché. Traduction du néerlandais par J. Longton. Turnhout, Brepols, 1998, xii-333 p.

    Chaput, Marc (Université de Sherbrooke). Saint Bernard prêche la deuxième croisade. Illustrée d'une miniature de Jean Fouquet (Musée Condé de Chantilly). Extrait: «Le roi de France Louis VII fut l'un des premiers grands monarques de l'époque à répondre à l'appel du pape et aux prédications de Bernard. C'est à Vézelay, le 31 mars 1146, que Louis se croisa en présence de l'abbé de Clairvaux et de sa cour. Bernard adressa ensuite un discours éloquent à la foule et la réponse de celle-ci fut fort enthousiaste; plusieurs se croisèrent, demandant à haute voix: "des croix! des croix!"»

    Gilson, Étienne. La théologie mystique de saint Bernard. Paris, Vrin, 1934, 254 p. Coll. « Études de philosophie médiévale » # 20.

    Gilson, Étienne. Saint Bernard. Textes choisis et présentés par É. Gilson. Paris, Plon, 1949, xliv-329 p. Coll. « Bibliothèque spirituelle du chrétien lettré ».

    Merton, Thomas. Saint Bernard de Clairvaux. « Le dernier des Pères ». Traduction de Daniel de Maupeou. Paris, Éditions d’histoire et d’art/Plon, 1954, 175 p. Coll. « Tradition monastique ».

    Leclercq, Jean. Maurice Blondel lecteur de Bernard de Clairvaux, Bruxelles, Lessius, 2001, 310 p. – Recension de Christian Trottman, Archives de philosophie, Bulletin de philosophie médiévale VII, 2003
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2013-04-16
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    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    France
    Naissance
    1090
    Déces
    1153
    Documents Associés
    Jules Michelet
    Monachisme, papauté, christianisme médiéval
    Jacques Voragine
    Vie légendaire de saint Bernard
    E.-H. Vollet
    Monachisme, cistercien, croisade, Pierre Abélard, saint, Moyen Âge, foi
    Raccourcis

    2%
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