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Adulation

Il y a une basse flatterie, c'est la flagornerie. Il y a une haute flatterie, c'est l'adulation. (J.D.) «Adulation, précise Littré, diffère de flatterie, parce que le premier appartient au langage relevé et le second est de l'usage commun.» Langage relevé peut-être mais pour désigner une chose que le Trésor de la langue française associe à la bassesse et à l'avilisssement. : «adulation, employé concurremment avec flatterie (ex. 3), entre dans le champ de tout ce qui est bas et faux : avilissement (ex. 1), lâcheté (ex. 2), servitude (ex. 4); »

«Cependant, d'une manière générale, ce nom est donné à tous ceux qui dépassent la juste mesure par des paroles ou des actes de complaisance dans la vie de société. »

THOMAS D'AQUIN, Somme Théologique, Question 15.

Essentiel

«Nous avons dit que l'affabilité, bien que son principal objet soit de faire plaisir à ceux qui vivent avec nous, ne craint pas cependant de leur faire de la peine, quand cela est nécessaire pour procurer un bien ou écarter un mal. Dès lors, chercher à toujours faire plaisir, c'est dépasser la mesure et pécher par excès. Celui qui n'a en cela d'autre intention que de plaire, Aristote l'appelle "complaisant" ; celui qui a l'intention d'y trouver son avantage est à proprement parler "flatteur" ou "adulateur". Cependant, d'une manière générale, ce nom est donné à tous ceux qui dépassent la juste mesure par des paroles ou des actes de complaisance dans la vie de société. »

THOMAS D'AQUIN, Somme théologique, Question 15.

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