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    Ver à soie

    Enjeux

    "L'élevage des vers à soie était à cette époque (Pasteur) une industrie assez importante en France et en Italie, mais était menacé par une maladie d’origine inconnue. Jean-Baptiste Dumas avait demandé à Pasteur de s’attaquer à ce problème tout en sachant que celui-ci n'avait aucune connaissance théorique ou expérience pratique en la matière. Pasteur avait accepté, en partie par reconnaissance envers Dumas, qui avait été son professeur, et aussi sans doute parce qu'il pensait que l’étude des maladies des vers à soie pourrait lui servir d'initiation à l’étude des maladies de l'homme et des animaux. Il réussit en quelques années à mettre au
    point une méthode pratique pour 1’élimination de la maladie mais je ne retiendrai que deux faits des complexes études qui aboutirent à cette méthode.

    Pendant les deux premières années du programme sur les vers à soie, Pasteur s’était refusé à admettre la nature parasitaire de la maladie, bien que ses collaborateurs l’avaient reconnue et lui en apportaient des preuves presque convaincantes. Ce n’était pas par entêtement ou aveuglement qu’il rejetait l’étiologie parasitaire, mais pour de bonnes raisons scientifiques. Il avait remarqué que la maladie était la plus sévère là où les conditions d’élevage étaient les plus mauvaises -- par exemple quand la densité de population des vers était trop élevée, leur nourriture inadéquate, l’aération insuffisante. Il en avait tiré la conclusion que l'environnement était la cause première de la maladie et que « la contagion aurait d'autant moins de prise et de rapidité dans ses effets que les vers seraient plus robustes. » Il se rendit finalement compte que la maladie était vraiment de nature parasitaire mais il resta convaincu qu'un des facteurs en était l’affaiblissement de la résistance des vers par les mauvaises conditions de milieu.

    La croyance en l’effet du terrain sur la santé des vers à soie n’est pas un épisode isolé dans la vie scientifique de Pasteur. Quelques exemples suffiront pour illustrer qu'il a constamment attaché égale importance au terrain et aux microbes dans toutes ses études sur les fermentations et les maladies."

    Source: René Dubos, Les microbes et le terrain
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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