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    Impression du texte

    Rilke Rainer Maria

    Écrivain autrichien.

    Le portrait tracé par un contemporain
    «La première fois que je le rencontrai je me souviens combien son apparence me déconcerta. Petit, maigre, chétif, avec un visage osseux et singulièrement étroit, un grand front admirable, un long nez pointu, des moustaches chinoises, un menton presque absent, et ces beaux yeux verts, singuliers, qui illuminaient toute sa physionomie. Il était d’une politesse cérémonieuse et raffinée… Mais cette politesse dissimulait mal une sorte de gêne… La solitude était sa plus grande passion. Il habitait une petite tour en ruine, au-dessus de Sierre, qui domine la vallée du Rhône, dans le Valais…

    Quand on lui parlait, on voyait combien les Cahiers de Malte Laurids Brigge, ce livre admirable, étaient vraiment sortis de lui. J’ai entendu tomber de sa bouche vingt ou trente récits absolument pareils à ceux que l’on trouve dans son volume… Quand il parlait ainsi, il se soulevait à demi sur sa chaise, comme si un souffle léger l’emportait. Sa main faisait un geste de cadence et toute sa physionomie se modifiait… Son regard s’illuminait tout à coup et transformait cette mélancolie qu’on lui voyait généralement en une véritable exaltation lyrique.

    Né à Prague d’une ancienne famille d’origine carinthienne, élevé en Allemagne, écrivain de langue allemande, ayant habité successivement l’Italie, la Russie, l’Espagne, le Danemark, la France, la Suisse, ces derniers temps, écrivain de langue française, il était tout naturellement un Européen et il n’avait aucun effort à faire pour le devenir… Ne demandant rien au monde des faits, il pouvait se concentrer entièrement sur cette vie intérieure, poussée chez lui à un tel degré que, sitôt qu’on l’approchait réellement ou par ses livres, la vôtre en était enrichie. La poésie était chez lui le suprême affleurement de cette vie intérieure.

    Une idée capitale, pour Rilke, c’était que chacun devait avoir sa propre mort, une mort en quelque sorte autonome, qui fût à la fois la conclusion logique de la vie et le germe d’un développement nouveau. L’idée principale de sa poésie est résumée dans les lignes suivantes :
    Ainsi la vie n’est que le rêve d’un rêve,
    Mais l’état de veille est ailleurs.
    Rien de la matière universelle ne lui était indifférent. Il y avait quelque chose de l’animisme des peuplades les plus primitives chez ce raffiné. Quand on étudiera l’espèce de système philosophique diffus dans son œuvre on y verra la part qu’il y a faite au mysticisme, au panthéisme, au quiétisme. […] On a relevé dans les […] Cahiers le culte qu’il avait pour les objets. Il en parlait lui-même avec un singulier attachement, et la moindre chose touchée devenait entre ses mains un talisman, une manière de correspondre avec quelque chose d’invisible, l’âme cachée de la matière.»

    Extraits d’un texte d’Edmond Jaloux rapportés dans «Hommage à Rainer Maria Rilke», Chronique des lettres françaises, 5e année, no 25, janvier-février 1927, p. 122-123.

    Rainer Maria Rilke. Photo en date du 18 septembre 1900. Auteur non précisé.

    Source en ligne : Wikimedia Commons

     

    Oeuvres


    En allemand:

    Roman

    Die Aufzeichnungen des Malte Laurids Brigge (Les cahiers de Malte Laurids Brigge)

    Poésie

    Duineser Elegien (Élégies de Duino) (1912-1922)
    Die Erste Elegie
    Die Zweite Elegie
    Die Dritte Elegie
    Die Vierte Elegie
    Die Fünfte Elegie
    Die Sechste Elegie
    Die Siebente Elegie
    Die Achte Elegie
    Die Neunte Elegie
    Die Zehnte Elegie

    Sonette an Orpheus (Sonnets à Orphée)
    Erster Teil
    Zweiter Teil

    Autres oeuvres poétiques en ligne

    Correspondance

    Sélection de lettres

    En français:

    Poésie

    Vergers
    Les Quatrains Valaisans
    Les Quatrains Valaisans
    Les Quatrains Valaisans
    Tendres Impôts à la France
    Exercises et Évidences
    Poèmes et Dédicaces
    Ébauches et Fragments

    Huitième Elégie (traduction de François-René Daillie parue dans la collection de poche Orphée/La Différence)

    "Le livre de la pauvreté et de la mort (fragment)". Texte original et traduction par Arthur Adamov et Denis de Rougemont. Esprit, 1ère année, no 3, décembre 1932, p. 388-395 (Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode image, format PDF)

    Journal de Westerwede et de Paris. Traduit, présenté et annoté par Pierre Deshusses, Payot. Recension de Wilfred Schiltknecht: "Les désarrois du jeune Rilke", Le Temps, 22 septembre 2001

    En anglais:

    The Sonnets to Orpheus (par Howard A. Landman); autre traduction, par J. B. Leishmann (parties I et II)

    Documentation

    Jugements, souvenirs

    « Le tout jeune Reiner étonnait par la qualité de ce qu’il avait déjà écrit et publié, mais l’impression dominante qui émanait de sa personne ne venait pas du grand poète plein d’avenir qu’il allait être plus tard mais de sa façon particulière d’être homme. (...) Il n’y avait alors dans la nature intime de Reiner rien de cette attente à la fois féminine et enfantine, mais déjà une virilité qui lui était propre, une délicatesse aristocratique et quasi sacrée ».

    LOU ANDREAS SALOMÉ, Ma vie (1931)


    Publications

    Rilke-Bibliographie (en allemand)

    Ralph Freedman, Life of a Poet. Rainer Maria Rilke, "Chapter one", Farrar Straus Giroux, 1996. Compte rendu de cet ouvrage: Devil or Angel, par Michael Dirda
    (
    Washington Post, 31 mars 1996)

    Die Weise von Liebe und Tod des Cornets Christoph Rilke - Buchkult und Kultbuch in den Weltkriegen, par Bettina Krüger (Parapluie)

    Le Testament de Rilke, par Jean-Michel Maulpoix (La Quinzaine littéraire, 16 juin 1983;

    Everything is Trying to Hide Us: Rilke's Poetics of Mimicry, par David Lavery, English Department, Middle Tennessee State University (publié initialement dans The Journal of Evolutionary Psychology, vol. 5, no 1, 1987, p. 63-78)

    Souvenirs de Rainer Maria Rilke, de Carl Jacob Burckhardt. Brève présentation de l'ouvrage (Le Matricule des Anges, no 7, avril-juin 1994)

    To Work Is to Live Without Dying, par Lee Siegel (The Atlantic Monthly, vol. 277, no 4, avril 1996, p. 112-118 - à propos d'une biographie de Rilke par Ralph Freedman)

    Curiosités et Traduction....Traduire selon l'esprit ou selon la lettre?, par Anne Salem-Marin (Cultur@actif, avril 1998) Comparaison de traductions de la huitième élégie de Rilke

    Des «fictions calculées». Quelques éclaircissements tirés de Rilke et de Heidegger sur les technologies de la simulation, par Jean-Philippe Milet, ancien directeur de programme au Collège International de Philosophie (Res Publica, n° 18, juin 1998)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2014-02-11
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    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    Tchécoslovaquie
    Naissance
    04 / 12 / 1875, Prague, République tchèque (alors dans l'empire austro-hongrois)
    Déces
    29 / 12 / 1926
    Documents Associés
    Rainer Maria Rilke
    Rainer Maria Rilke
    excellence, perfection, sculpture, corps
    Raccourcis

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