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    Bourget Ignace Mgr

    "Prêtre, évêque de Telmesse et coadjuteur, deuxième titulaire de l'évêché de Montréal, archevêque de Marcianopolis, en Mésie inférieure.

    Son ancêtre, nommé Claude, était fils de Jean et de Marie Gobillon, originaire de la paroisse Saint-Sauveur de Blois, en Loir-et-Cher. Né en 1653, il vint en Nouvelle-France avec son frère Pierre; il épousa à Québec, le 28 juin 1683, Marie, fille de Guillaume Couture et veuve de François Vézier, qui fut mère de treize ans. L’un, nommé Pierre, marié en 1722 à Marie-Françoise Guay, eut pour fils Jean-François, qui épousa Ursule Samson : leur fils cadet, Pierre, né le 13 septembre 1756, se maria à Thérèse Paradis, père et mère d’Étienne, d’Angélique et d’Ignace.

    Ignace naquit le 28 octobre 1799 à la Pointe-Lévis. Son frère entra au petit séminaire de Québec et devint prêtre plus tard; le cadet le suivit. À dix-neuf ans, il opta pour les autels et fut admis au séminaire; mais bientôt il est dirigé en qualité de professeur au séminaire de Nicolet, en 1818. Il y enseignait et étudiait depuis trois ans, lorsque Mgr Plessis le nomma secrétaire de Mgr Lartigue. Celui-ci, le 30 novembre 1822, lui conféra la prêtrise à l’Hôtel-Dieu et en fit son directeur jusqu’à sa mort.

    Le 10 mars 1837, l’abbé Bourget était préconisé évêque titulaire de Telmesse et coadjuteur avec future succession et sacré le 25 juillet suivant. Trois ans après, il succéda au titulaire décédé, le 19 avril 1840.

    Dès lors, l’œuvre pastorale de l’évêque allait prendre un essor immense, relativement au clergé, aux religieux, aux religieuses, aux fidèles. Pendant qu’il érigeait canoniquement le chapitre de sa cathédrale, les Sulpiciens ouvraient le grand séminaire, dont l’enseignement demeura sous la juridiction de l’ordinaire, qui y introduisit la liturgie romaine.

    Un souffle d’incrédulité et de dénigrement avait passé sur les hautes classes sociales. Le fléau de l’intempérance exerçait des ravades. Les bals et les divertissements donnaient naissance à des abus qui blessaient les mœurs antiques. Le pasteur veillait, élevait la voix pour corriger et punir. Sous son instigation, Mgr de Forbin-Janson prêcha la croisade de tempérance avec succès.

    Dans ses voyages à Rome, Mgr Bourget s’étudia à faire un accès facile aux Ordres et aux Instituts d’hommes : les Oblats de Marie-Immaculée, les Jésuites, les Clercs paroissiaux de Saint-Viateur, les Pères et Frères de Sainte-Croix, … Au Canada, naissaient sur son initiative et son approbation les Congrégations de femmes, tant pour l’enseignement que pour l’hospitalisation : Sœurs de la Providence, des Saints-Noms de Jésus et de Marie, de Sainte-Anne de Lachine, de la Miséricorde, des Petites Filles de Saint-Joseph, sans compter l’accueil paternel qu’il fit à d’autres venues de France, comme les Religieuses du Sacré-Cœur de Jésus, du Bon Pasteur d’Angers, de Sainte-Croix et des Sept-Douleurs, des Carmélites.

    En 1855, une conflagration dévora le palais épiscopal, la cathédrale, environ 1100 maisons. L’évêque conçut le projet de rebâtir sur le plan de Saint-Pierre de Rome : c’est la cathédrale actuelle. Il venait de présider, en 1852, à l’érection d’un évêché à Saint-Hyacinthe. Il s’intéressa aux zouaves pontificaux au Canada et en Italie. Il travailla à la fondation d’une succursale de l’Université Laval à Montréal.

    Le 1er avril 1873, Rome lui assignait pour coadjuteur l’abbé Édouard-Charles Fabre. Mgr Bourget démissionna le 11 mai 1876 et, en juillet, il fut nommé archevêque titulaire de Marcianopolis. Il coula ses dernières années dans la retraite de Saint-Janvier, au Sault-au-Récollet, où il décéda le 8 juin 1885.

    Auteur de : Appel à l’ancienne France (1855); Le cérémonial des évêques (1856); Vie de Saint-Viateur (1897)"

    Louis Le Jeune, article "Bourget" du Dictionnaire général de biographie, histoire, littérature, agriculture, commerce, industrie et des arts, sciences, moeurs, coutumes, institutions politiques et religieuses du Canada, Ottawa, Université d'Ottawa, 1931, vol. 1, p.230-231

    Biographie

    Extrait de Le Québec de 1850 en lettres détachées, de Léo-Paul Hébert :

    «Mgr Ignace Bourget (1799-1885) naquit à Lauzon (Québec). Après des études secondaires au petit Séminaire de Québec, il étudia la théologie au Séminaire de Nicolet tout en enseignant.

    II devint ensuite secrétaire de Mgr Lartigue à Montréal, fut ordonné prêtre en 1822 et collabora étroitement avec son évêque, dont il partageait les idées ultramontaines.
    En 1837, il fut nommé évêque coadjuteur de Montréal avec droit de succession. Il s'initia à l'administration de l'immense diocèse de Montréal et en devint l'évêque en titre à la mort de Mgr Lartigue en 1840.

    Il se mit aussitôt à l'œuvre et entreprit la christianisation en profondeur de son diocèse. Mgr Bourget voulait implanter un christianisme théocratique en étroite dépendance de Rome. Ses initiatives dans le domaine religieux et dans le domaine social furent innombrables.

    Il assura une meilleure formation de son clergé en confiant son grand séminaire aux Sulpiciens. Il profita de la prédication«à grand déploiement» de Mgr Forbin-Janson de 1840 à 1842; il généralisa les retraites sacerdotales, encouragea les campagnes de tempérance et combattit le prosélytisme des protestants suisses.

    Sur le modèle romain, il réforma la liturgie, les cérémonies religieuses, l'enseignement de la théologie et du catéchisme et même le costume ecclésiastique. La reconstruction de sa cathédrale sur le plan de Saint-Pierre de Rome et l'envoi de zouaves pour défendre le pape Pie IX furent des manifestations de son ultramontanisme.

    Dans le domaine social, il fut aussi actif: il ouvrit un hôpital à Saint-Hyacinthe, secourut les pauvres en faisant fonder partout des sociétés de Saint-Vincent-de-Paul, créa un enseignement pour les sourds-muets, encouragea la colonisation des Cantons de l'Est et, pour appuyer et défendre ses entreprises, il fonda un journal, Les Mélanges religieux. Il fit venir de France de nombreuses communautés religieuses d'hommes et de femmes et en fonda plusieurs autres au pays. Ces religieux et ces religieuses encadraient la population catholique et prenaient en mains de nombreuses oeuvres de charité et l'enseignement primaire - l'enseignement secondaire étant réservé aux collèges classiques.

    L'influence de Mgr Bourget se fit sentir autant à l'extérieur de son diocèse. II fut le principal promoteur de la province ecclésiastique de Québec et l'évêque de Québec lui dut son élévation au titre d'archevêque. C'est également à lui que revint l'initiative de la fondation de l'Université Laval. II participa activement à l'organisation des diocèses de Toronto, de Kingston et de Bytown (Ottawa), auxquels il fournit généreusement des prêtres et des communautés religieuses.

    L'ultramontanisme de Mgr Bourget eut des répercussions graves dans le domaine politique. Il ne croyait pas à la séparation de l'Église et de l'État. Pour lui, la primauté du pape, de l'Église, de l'évêque et du clergé, allait de soi. Il combattit avec acharnement l'Institut canadien, les «rouges» et leurs journaux, L'Avenir et Le Pays. «L'affaire Guibord», qui en fut le prolongement, ternit quelque peu l'image du «saint» évêque de Montréal.

    D'autres déboires l'attendaient. Le démembrement de la paroisse Notre-Dame de Montréal l'entraîna dans de pénibles contestations avec les Sulpiciens. De plus, le besoin d'une université catholique à Montréal même l'opposa une fois de plus à l'archevêque de Québec. Pour défendre ses points de vue et ses intérêts, il dut faire plusieurs voyages à Rome; ces tracas l'épuisèrent. En 1876, après 36 années d'épiscopat, il démissionna.

    Mgr Bourget a laissé le souvenir d'un homme controversé. Son intransigeance et parfois son intolérance ont pu rejeter au second plan son dévouement inlassable et une oeuvre dont l'actif est pourtant impressionnant; son épiscopat a marqué profondément l'Église et la société québécoises du XIXe siècle. À la demande de Barthélemy Joliette, Mgr Bourget avait rencontré le P. Louis Querbes, supérieur-fondateur des Clercs de Saint-Viateur, à Lyon en 1841, afin de l'inviter à fonder un établissement à L'Industrie. Son Grand Vicaire, Hyacinthe Hudon, était à Vourles en 1844 et poursuivait les démarches déjà commencées. Entre-temps, une importante correspondance échangée entre Mgr Bourget et le P. Querbes nous permet de suivre l'évolution du projet, qui se réalisera au printemps de 1847.

    Mgr Bourget a joué un rôle de premier plan dans le gouvernement des Clercs de Saint-Viateur au Canada et à Joliette. Le P. Querbes était trop loin pour pouvoir diriger sa communauté d'une façon efficace. Aussi s'en remettait-il presque complètement à l'évêque de Montréal, qui fut en fait le véritable supérieur des viateurs. Le P. Querbes se contentait le plus souvent d'approuver après coup les décisions prises par Mgr Bourget et le P. Champagneur. D'où l'importance des lettres de Mgr Bourget, pleines de renseignements sur l'installation des Clercs de Saint-Viateur à L'Industrie et au Québec.»

    Source: Le Québec de 1850 en lettres détachées, de Léo-Paul Hébert, collection Civilisation, éd. Ministère des affaires culturelles du Québec, 1985, p. 13-14. Reproduit avec l'autorisation de l'auteur.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    Québec
    Naissance
    1799
    Déces
    1885

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