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    Laforgue Jules

    Poète français.

    «Pendant une période de vie très modeste dans sa famille, vie devenue dure avec les soucis d'argent, Jules Laforgue, né à Montevideo, en 1860, sentit s'éveiller son esprit aux chefs-d'œuvres des Musées de Paris et aux longues lectures dans le jardin du Luxembourg; il aima d'abord Taine, Renan, Huysmans, puis alla vers Bourget, dont l'analyse inquiète et naïve l'attirait. Son ambition de la vingtième année était de devenir un historien d'art et un poète philosophe.

    Ayant quitté sa famille à la mort de son père, il tente d'écrire dans la Gazette des Beaux-Arts, lorsque le directeur Charles Ephrussi, sur les conseils de Bourget, lui offrit la place de lecteur de l'Impératrice Augusta. Il vécut donc à Berlin pendant plusieurs années, préparant les lectures de l'Impératrice, fréquentant l'Opéra et les music-halls, voyageant avec la cour, étudiant les richesses artistiques des Musées, enfin devenant amoureux.

    C'est la passion qui va élargir son art et transformer la vague mystique du Sanglot de la Terre en un « bouddhisme modernisé », dans Les Complaintes, où le poète, s'inspirant de la chanson populaire, note, en une langue plus souple, les détails de la vie éphémère et exprime la joie ou la douleur humaines. C'est là qu'il trouve son style personnel, lyrique à la fois et éloquent, aux notations aiguës, qui traduit ce qu'on peut appeler « le lyrisme de la vie moderne ». Mais, tandis que dans Les Complaintes la jeune fille ne se matérialise à aucun moment, dans L'Imitation de Notre-Dame-la-Lune, la petite Salammbô est un aspect d'Antigone, de la jeune fille de tous les temps, qui vit dans de beaux décors lunaires, si familiers au noctambule de Paris; et de la contemplation de cette lune morte naît en Laforgue la préoccupation des réalités vivantes qui sont pour lui à la fois la connaissance et la chimère.

    La pensée des Complaintes revit dans Le Concile féerique, dans Les Fleurs de bonne volonté, qui furent réunies après sa mort, dans les Derniers vers, dont les poèmes sont de strictes notations, débarrassées de tout artifice littéraire. Quant aux Moralités légendaires, c'est là que Laforgue « s'hamlétise », et qu'apparaissent à la fois le poète lui-même et l'idée de Miss Léa Lee, qui fut sa femme et mourut presque immédiatement après lui: sous les personnages de Lohengrin, de Gaspard, on sent Jules Laforgue, de même que Salomé, Andromède, la Syrinx sont des aspect de Miss Léa Lee. Ce livre peut-être considéré comme un des chefs-d'œuvre de la période initiale du symbolisme, mais il faut bien noter que dans ce mouvement littéraire, Laforgue était vraiment à part, avec son esprit si original. Les études triées dans ses papiers, et son projet d'un poème L'Ile, font regretter plus encore sa mort prématurée à 28 ans; c'est 'un printemps qui s'est fané avant de s'épanouir en magnifique été!"»

    Gustave Kahn, Mercure de France, 1er décembre 1922. – Source: Chronique des lettres françaises, no 2, mars-avril 1923, p. 227-228 (publication du domaine public)

    Oeuvres


    Oeuvres complètes de Jules Laforgue 1. Les complaintes, Paris, Mercure de France, 1922. Partie du tome 1 du document original contenant 202 p. (Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode texte, format html)

    Oeuvres complètes de Jules Laforgue 1. Imitation Notre-Dame la Lune, Paris, Mercure de France, 1922. Partie du tome 1 du document original contenant 275 p. (Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode texte, format html)

    Oeuvres complètes de Jules Laforgue. Mélanges posthumes. Suivis d'un portrait de Jules Laforgue par Théo Van Rysselberghe. Paris, Mercure de France, 1903, 341 p.-[1] f. de pl. 1 portr. Comprend: Pensées et paradoxes; Pierrot fumiste; Notes sur la femme (Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode image, format PDF)

    Documentation

    Escoube, Paul. "Jules Laforgue, chevalier du Graal", dans l'ouvrage du même auteur: Préférences: Charles Guérin, Rémy de Gourmont, Stéphane Mallarmé, Jules Laforgue, Paul Verlaine. Paris, Mercure de France, 1913, 358-8 p.: p. 175 et suivantes (Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode image, format PDF)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    France
    Naissance
    1860, Montevideo
    Déces
    1887
    Documents Associés
    Chronique des lettres françaises
    Remy de Gourmont
    Chronique des lettres françaises
    poésie française, timidité, angoisse métaphysique, ironie, sentimentalisme, critique d'art

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