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    • Édition


    Impression du texte

    Mindszenty Josef

    Archevêque d'Esztergom et primat de Hongrie, il fut victime de la persécution communiste (condamnation en 1948 aux travaux forcés à perpétuité puis forcé à l'exil).

    Biographie

    Le cardinal Mindszenty était né le 29 mars 1892 dans une famille de paysans de Mindszent, aux confins de l'Autriche. Ordonné prêtre en juin 1915, il enseignait la religion et écrivait dans des journaux. Et il fut emprisonné quelques mois par des rebelles communistes dès 1919. Par la suite il exerça différents ministères, et en mars 1944, il fut nommé évêque de Veszprém. Il fut fait prisonnier pendant l'occupation nazie, de novembre 1944 à avril 1945. Puis c'est l'entrée des troupes soviétiques. Or, en 1945, Pie XII le nomme archevêque d'Esztergom, faisant ainsi de lui le primat de Hongrie, avant de le créer cardinal en 1946.

    Deux ans plus tard, le régime communiste décida d'exproprier les écoles, y compris les institutions catholiques, malgré la ferme opposition du cardinal. Il fut arrêté le 26 décembre de la même année. Pendant 33 jours et 33 nuits il fut torturé, humilié et interrogé. L'épreuve avait duré trop longtemps, et ses tortionnaires lui arrachèrent la signature de ce qu'ils appelaient une "confession complète" de crimes qu'il n'a jamais commis. À côté de sa signature, il ajouta les initiales "C.F.", ce qui signifie "coactus feci", autrement dit, "J'ai signé sous la contrainte". Lucide, il avait écrit à ses confrères évêques, six jours avant son arrestation, le 20 décembre, qu'il considérait comme nulle et invalide toute déclaration faite à la suite d'une incarcération. (...)

    Après un procès monté de toutes pièces, et qui ne dura que 3 jours, du 3 au 5 février 1949, il fut condamné, le 8 février, aux travaux forcés à perpétuité, pour "haute trahison, espionnage, menace pour la sécurité de l'État et trafic de devises". Il fut détenu en différents lieux jusqu'au soulèvement hongrois contre l'occupation soviétique, en octobre 1956. Mais sa liberté ne dura que 4 jours, la révolte étant écrasée dans le sang dès le 4 novembre, par l'intervention des chars soviétiques. C'est alors qu'il demanda l'asile politique à l'ambassade des États-Unis à Budapest, et il y demeura jusqu'au 28 septembre 1971. Il eut alors la douleur de devoir quitter sa patrie et son diocèse.

    Après un court séjour à Rome, il s'établit à Vienne, pour être moins loin de son peuple. En septembre de la même année, Paul VI lui-même, au cours du synode des évêques, le présentait comme un "exemple d'une fermeté intrépide dans la foi et d'un infatigable service de l'Église".

    En 1974, le cardinal Mindszenty publia ses "Mémoires". Il y répond à toutes les fausses accusations du régime communiste hongrois. À l'époque de son refuge à l'ambassade américaine, en effet, il avait refusé l'amnistie que le gouvernement lui offrait: cela aurait signifié se reconnaître coupable des crimes qui lui étaient reprochés. En revanche, il demanda l'annulation de sa condamnation et sa réhabilitation. Il s'éteignit en 1975, à Vienne, sans l'avoir obtenue. Elle ne surviendra qu'en 1990.

    source: Josef Mindszenty, cardinal intrépide (Zenit.org, 10 février 1999)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01

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