Sans cohérence, point de convictions, sans convictions, point d'esprit critique devant l'oppression et point d'engagement durable pour lutter contre elle. Le devoir de cohérence... et de jugement est d'autant plus impérieux que le savoir est plus éclaté.
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Steinbeck John

Écrivain américain (1902-1968).

« Parce qu’il reçut le prix Nobel de littérature en 1962, la critique tient aujourd’hui John Steinbeck en plus haute estime à l’étranger qu’aux États-Unis. Dans son cas, comme dans celui de Sinclair Lewis, le comité Nobel porta son choix sur des écrivains américains de gauche, remarqués pour le regard critique qu’ils jetaient sur la société.

Le Californien Steinbeck situe nombre de ses œuvres dans la vallée de Salinas, près de San Francisco. Son roman le plus célèbre, Les Raisins de la colère (1939), relate les épreuves d’une famille pauvre de l’Oklahoma qui perd sa ferme pendant la crise économique et part chercher du travail en Californie. Tous subissent une oppression quasi féodale de la part des riches propriétaires terriens. Parmi les autres romans de Steinbeck qui se déroulent en Californie, citons Tortilla Flat (1935), Des souris et des hommes (1937), Rue de la Sardine (1945) et À l’est d’Eden (1952).

Steinbeck allie le réalisme à un primitivisme romanesque qui trouve de la vertu chez les paysans pauvres vivant près de la glèbe. Ses romans montrent la vulnérabilité de ces gens, car une sécheresse suffit à bouleverser leur existence et ils sont les premiers à souffrir dans les périodes de troubles politiques et de crise économique. »

source : Katharyn VanSpanckeren, Esquisse de la littérature américaine, p. 74. Publié par l'Agence d'information des Etats-Unis (document du domaine public).

Oeuvres

Voici comment John Steinbeck conclut son discours lors du prix Nobel qui lui fut attribué en 1962. Ses propos sont impressionnants par leur actualité:

«Moins de cinquante ans après la mort de Nobel, la porte de la nature a été déverrouillée et le redoutable poids du libre choix nous a été offert. Nous avons usurpé un grand nombre des pouvoirs que nous avions jadis attribués à Dieu. Effrayés, nous avons reçu sans y être préparés le pouvoir de vie et de mort sur la totalité des êtres vivants. Le danger et la gloire de ce choix reposent en définitive sur l’homme. Établir la preuve de sa perfectibilité est à portée de sa main.

«Possesseurs d’un pouvoir semblable à celui de Dieu, nous devons trouver en nous-mêmes la responsabilité et la sagesse que notre prière attribuait à quelque divinité. L’homme lui-même est devenu notre plus grand danger et notre seul espoir. De telle sorte que de nos jours nous pourrions paraphraser l’apôtre Jean : "À la fin est la parole, et la parole est homme, et la parole est avec l’homme".» Source: The Portable Steinbeck, Edited by Pascal Covici Junior, Penguin Books, 1976, New York, USA.

Date de création:2002-03-26 | Date de modification:2006-11-02
Informations
Raccourcis
John Steinbeck Centennial Celebration (site du centenaire de sa naissance en 2002)
Corresponding with John Steinbeck: Words Written from the Soul (exposition en ligne organisée par le Harry Ransom Humanities Research Center, University of Texas at Austin, É.-U.)
    Données biographiques
    Nationalité
    États-Unis
    Naissance
    27 février 1902, Salinas (Californie)
    Déces
    20 décembre 1968
    Données d'édition
    Date de création:
    2002-03-26
    Dernière modification:
    2006-11-02