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    Impression du texte

    Hugo Jean

    Ci-contre, le Phare de l'ïle Wrach, sur la commune de Plouguernau en Bretagne.
    Jean Hugo, cet arrière-petit-fils de Victor Hugo fut aussi modeste en tant que peintre qu'il le fut en tant que soldat pendant la guerre de 1914-1918. Sans doute avait-il trouvé bien lourde la gloire rattachée à son nom.

    Il avait vingt ans quand la guerre éclata. Il y fut blessé, témoin de scènes atroces, il fut même chargé de réprimer une mutinerie. Ce qui  ne l'empêcha pas de faire l'apprentissage de son art entre deux rendez-vous avec la mort. «Dans les tranchées creusées à proximité du village de La Targette, l’artiste et les hommes qui sont sous ses ordres sont bientôt confrontés eux-mêmes à l’horreur. Un obus atteint la troupe, projetant Hugo au sol et faisant un mort. Le dessin au crayon noir, intitulé Maison en ruine à La Targette, semble montrer beaucoup de retenue : le dépouillement des lignes et la simplicité de la technique utilisée le placent aux antipodes de la grandiloquence généralement de mise lorsqu’il s’agit de montrer les destructions et de dénoncer la barbarie de l’ennemi. L’économie de moyens est d’autant plus remarquable que le graphisme indique que l’œuvre a été retravaillée ultérieurement (sans doute en 1919)» (Hervé CULTRU, Le musée national de la Coopération franco-américaine, au château de Blérancourt).

    Il montrera aussi beaucoup de retenue dans le Paris des arts et des lettres où il retrouva ses amis une fois son service militaire terminé, en 1919. « Jean Hugo, dira Jean Cocteau, a mêlé son calme presque monstrueux au tumulte des entreprises de notre jeunesse.»  Radiguet, Max Jacob, Picasso, Paul Morand, Valentine Gross, Georges Auric, Proust fréquentaient aussi ce milieu. À l'influence de tous ces amis, Jean Hugo préféra celle de Jacques et Raïssa Maritain, lesquels furent à l'origine de sa conversion au catholicisme, aussi modeste et discrète que l'avaient été et le seraient tous les autres moments importants de sa vie. Il est mu par une foi naïve qui contrastait fort avec un cynisme qui semblait aller de soi dans cette France brisée d'avoir payé si cher sa victoire. 

    À partir de 1931, il vivra au mas de Fourques hérité de sa grand-mère, à Lunel, entre Nîmes et Montpellier. Il broiera lui-même ses couleurs en travaillant à partir de l'oeuf, comme avant Van Eyck. Est-ce le procédé qui produit cet effet? Ses couleurs ont une telle identité qu'on reconnaîtrait un tableau de Jean Hugo d'où toute forme aurait disparu, qui n'aurait conservé que ses couleurs. Certains ont qualifié son art de naïf et l'ont comparé à celui du douanier Rousseau. Ce n'est pas un affront, mais quand on parcourt la liste des peintres, des écrivains, des critiques qu'il a fréquentés, on l'imagine plus facilement au-dessus des écoles par un choix éclairé, qu'en marge d'elles par ignorance. Cocteau, celui qui reconnut Picasso, voyait en lui  un enlumineur, chez qui la vérité quotidienne l'emporte sur les grâces décoratives [...] un paysan subtil, moine médiéval, qui  chasse l'ange du bizarre à force de connaître ses ruses par coeur.» Paul Morand ajoutait: «Le tempérament artistique de Jean Hugo se tient en dehors de toutes les modes. Son oeuvre fait songer aux merveilleux résultats que produirait le délassement de quelque prince des temps anciens, tel qu'on en trouve dans les Contes des Mille et une Nuits.»

    Délassement d'un prince, expression jolie et juste, qui rend parfaitement compte du rapport de Jean Hugo, aristocrate paysan, avec l'art. Sa carrière commença pendant la guerre par le délassement d'un guerrier. Un prince ne monnaie pas son délassement. «Si, dira Gustave Thibon, il n'avait pas trouvé des gens qui s'occupent de sa publicité, il n'aurait jamais vendu un seul tableau.» Picasso, qui était son bon ami, lui disait: « Tu ne fais rien pour ta gloire. » Il ne faisait rien, en effet – il se laissait faire.


    Cette passivité, on la retrouve dans son rapport au monde et à Dieu, sous la forme de l'abandon. Il ne dessine pas un paysage...  il laisse le paysage se faire en lui au sein de cette lumière venue d'ailleurs qu'il ne quitte jamais des yeux. Et il nous offre sous la forme d'un tableau... ou d'une carte de Noël le produit de cet enfantement. Un de ses admirateurs a placé cette pensée de Paul Valéry sous son tableau intitulé L'imposteur:

    «La peinture permet de regarder les choses en tant qu'elles ont été une fois contemplées avec amour.» Provenance du tableau: ARTactif

     

     

     

     


    Page couverture du catalogue de l'exposition Jean Hugo organisée par la ville de Lunel à l'occasion du centenaire du  peintre.

     

    Biographie

    Voici les premières pages de Avant d'oublier, les mémoires de Jean Hugo portant sur  la période 1918-1931. Elles nous permettent de découvrir à la fois le style de Jean Hugo écrivain et le milieu dans lequel son art s'est formé. Valentine Gross, elle-même peintre, deviendra pour un temps Valentine Hugo.

    On lira ensuite un témoignage du Père Bruckberger paru au début du catalogue que la ville de Lunel a publié en 1994, à l'occasion du Centenaire de Jean Hugo.

     Paris 1918

    «Le soir de l'armistice, à Chaumont, je dînai seul et mélan­colique au milieu de la joie générale. Toute la nuit, de ma chambre d'hôtel, j'entendis hurler les soldats ivres. Le lende­main, on m'envoya en Lorraine suivre des cours d'anglais. Rien dans mon souvenir n'égale en tristesse ces premiers jours de paix.
    Novembre était déjà presque écoulé quand je pus aller à Paris retrouver mes amis.

    Je connaissais depuis toujours Cyprien Godebski, appelé Cypa, frère de cette Misia, alors Mme Edwards, qui tenait une si grande place dans le Paris de ce temps. Cypa et sa femme étaient des amis de ma famille. Ils recevaient le dimanche soir dans leur appartement de la rue d'Athènes. Des toiles de Vuillard, de Bonnard et de Vallotton couvraient les murs du salon. Un grand balcon donnait sur les toits de la gare Saint-Lazare, la gare, peinte par Monet, où les impressionnistes s'embarquaient pour Argenteuil, Chatou, Vétheuil ou Giverny. En bas, à quelques pas, en descendant la rue d'Amsterdam, le bar Fox avait tenu lieu d'un voyage à Londres à Des Esseintes.

    Jean Hugo, Valentine Gross, Paul Morand

    Depuis les années d'avant la guerre, j'allais le dimanche soir rue d'Athènes. Ravel, aux cravates couleur d'orange ou d'opale, et Vinès, dont on comparait les moustaches à des clefs de sol, se mettaient souvent au piano. Alexis Léger, déjà Saint-Léger mais pas encore Saint-John Perse, racontait avec son accent créole l'histoire de L'As de Cœur noir. Gide se taisait, Fargue, la cigarette pendue au milieu des lèvres, faisait des contrepèteries.

    Un dimanche soir du mois de mars 1917, au cours d'une permission, j'étais retourné rue d'Athènes. Sur le canapé de cuir de la salle à manger, sous le portrait du sculpteur Godebski, père de Cypa, était assise une jeune femme au long cou, vêtue de taffetas noir et de piqué blanc. C'était Valentine Gross. Je connaissais ses peintures des Ballets russes, mais je ne l'avais jamais vue.

    Pendant une autre permission, un autre dimanche, je la revis, toujours rue d'Athènes. Elle m'envoya ensuite des livres et nous échangeâmes quelques lettres. Quand je pouvais m'échapper du quartier général américain où je servais alors, je lui rendais visite rue de Montpensier, au Palais-Royal, dans l'appar­tement où elle venait de s'installer. Paul Morand habitait au même étage de la maison voisine. Il lui téléphonait : « Regardez par la fenêtre, je vous envoie un nuage. » Un soir de la fin de cet été de 1917, je me trouvai chez elle avec quelques amis. Elle portait une jupe très ample ; son cou de cygne sortait d'une collerette plissée ; ses cheveux coiffés en bandeaux s'enroulaient par-derrière en un chignon presque aussi gros que sa tête ; ses yeux perçants, mobiles, inquiets par­fois, ne semblaient jamais rêver.

    Les murs de la salle à manger où elle nous recevait étaient couverts d'un papier goudronné qui luisait comme du charbon derrière son léger treillage de ficelle. Autour de la table peinte en rouge, les sièges de rotin avaient des coussins étoiles ou rayés, taillés dans un drapeau américain. Des rubans de bonnets de matelot pendaient aux murs, évoquant en lettres d'or des personnages de la fable — sous-marin Atalante, sous-marin Daphné, sous-marin Amazone. Dans une grande boîte à papil­lons, le portrait de Cocteau par Thévenaz vous dévisageait.

    Ce soir-là, le poète n'était pas là lui-même. C'est Fargue qui menait la conversation, entouré par Morand, Jacques Porel, Louis Gautier-Vignal et Charles Daudet. Les fenêtres étaient ouvertes sur le jardin du Palais-Royal. Le jet d'eau, dans la nuit chaude, ne parvenait pas à donner une illusion de fraîcheur.


    Tard dans la soirée, Marcel Proust apparut. Frileusement enveloppé dans un paletot noir, il s'assit sur un petit divan recouvert de tussor. Sur le mur ténébreux auquel il s'appuyait, seul se détachait le peu de son visage, pâle comme l'étoffe du divan, que ne cachaient pas les franges noires de ses cheveux et de ses moustaches. La voix plaintive ne s'arrêtait jamais, les beaux yeux battus semblaient parfois implorer, mais bientôt fusait le rire, étouffé par la main gantée de noir.

    Quelques jours plus tard, le 24 septembre, Marcel Proust écrivit à Valentine Gross : « L'autre jour, les grand noms de Hugo et de Daudet ne m'ont pas suffi pour identifier exacte­ment vos deux amis. J'ai un grand regret de n'avoir su qu'après coup que M. Daudet était le fils d'un grand ami à moi et M. Hugo le fils d'un homme que j'ai moins connu, mais pour qui j'ai toujours eu la plus vive sympathie. J'aurais été si heureux de leur dire cela lundi, de parler avec eux de leurs pères et d'un passé que je me rappelle naturellement mieux qu'eux, alors au berceau. »

    L'année suivante, le 20 juin, en déclinant une nouvelle invi­tation, il lui écrit : « Je vous remercie infiniment de ce que vous me dites à propos de M. Hugo. Cela me touche beaucoup parce que je trouve très gentil, dans le sens le plus noble et le plus délicat du mot, qu'on soit attentif à ces indications d'un désir exprimé dans la conversation et qu'on s'en souvienne. Mais pour le cas particulier de M. Hugo, je vous avouerai qu'il n'est pour moi, dans la réunion de demain qui m'attire tant, qu'un élément insignifiant, pour la raison que je ne me le rappelle pas, que je ne lui ai jamais parlé. Il me représente plutôt le fils d'un homme que j'ai un peu connu autrefois, le frère de son gentil frère vu chez les Daudet, et, il me semble, un beau visage ardent et noir (mais je confonds peut-être). » Il confondait sans doute.


    Ci-contre, Valentine Gross


    Depuis trois ans, la guerre avait été toute ma vie. A l'armée, on ne parlait que de choses martiales, de combats, de citations, de galons, de femmes «délassement du guerrier», de maladies vénériennes. Mon père, ma mère, mes grand-mères, ma sœur ambulancière, mon cousin Charles Daudet, qui m'écrivaient et que je voyais pendant mes congés, avaient tous, bien que cha­cun d'une manière différente, la guerre au centre de leurs pen­sées. Autour de Valentine, un autre aspect de la France m'apparut, qui n'était pas du tout militaire. Elle et ses amis parlaient d'autre chose. Cocteau découvrait Rimbaud et Picasso ; il écrivait Le Cap. Parade importait plus que Verdun. On disait que Cendrars se sentait comme un « nuage de mains » ; on ne disait pas que son bras était resté à la ferme de Navarin, en Champagne. Gallimard et les comédiens du Vieux-Colombier partaient sans remords pour l'Amérique. Fargue, avec l'aide d'un adjudant du Val-de-Grâce, faisait réformer ses amis : on en parlait sans honte. J'étais ébloui : je rougissais d'avoir ri si longtemps aux gaillardises de nos tables d'officiers.

    Quittant le lac impressionniste, où d'ailleurs elle n'avait pris qu'un peu de brume bleue ou verte pour colorier son dessin venu plutôt de Chassériau et de Beardsley, le Cygne de Boulogne — c'est ainsi que Cocteau nommait Valentine Gross — se laissait porter par le courant vers des eaux plus vives. Depuis plus d'un an déjà, elle avait abandonné l'île Saint-Louis et s'était installée sur la rive droite, loin du Mercure de France — et loin de la Nouvelle Revue Française —, Mélisande, Violaine et Nathanaël s'évanouissaient dans le crépuscule. Depuis Parade, Valentine croyait à l'étoile de Jean Cocteau.
    Vers l'an 1912, dans les couloirs du théâtre des Arts, aux Batignolles, Charles Daudet, son ancien condisciple chez M. Dietz, le M. Berlin du Grand Ecart, m'avait présenté au « prince frivole ». En habit noir et cravate blanche, portant à la boutonnière le gardénia qu'il recevait, disait-on, chaque jour.»

     ***

    Témoignage du R.P Bruckberger

     L'imitation de Jésus-Christ, traduite par Lamennais,
    avec quarante gouaches de Jean Hugo.

    Jean Hugo que nous avons tous connu comme un Lunellois parmi tant d'autres, a été aussi un poète, mais il a choisi un autre mode d'expression que les mots : la peinture. Au lieu de l'écraser, le poids de son nom le porta à la modestie artisanale du labeur quotidien. Très jeune, il a su que pour se montrer digne de son illustre patrimoine, il lui fallait se glisser silencieusement, comme la main dans le gant, dans ce nom qui était le sien. Pour porter ce nom, qui, avec celui de Napoléon, a rempli son siècle du bruit de sa gloire, Jean Hugo a choisi un art du silence.

    Comment a-t-il commencé à peindre ? En ouvrant tout grands les yeux, en dévorant du regard ce qu'il voyait autour de lui, en décrivant les travaux et les jours de cette campagne Lunelloise où i l a vécu toute sa vie, le geste de la vigne, de la taille à la vendange, les ciels vastes, la transfiguration d'un cabanon, illuminé tout à coup par le coucher du soleil sur les étangs. Entre Nîmes, la ville impériale, et Montpellier, la ville royale, son regard et son pinceau ont fait de Lunel, avec ses lagunes, une Venise humble et rustique dont la vraie gloire est la lumière. Mieux que quiconque, il  a su, selon le vers de l'aïeul :

    "Compléter ce qu'on voit par ce que l'on devine".


    Que devinait-il ? L'indicible que, comme tout artiste, il s'est acharné à vouloir dire. Devenu très vieux, approchant du terme, Dieu lui a fait cette grâce de ne plus exprimer que la lumière. Comme pour Verdi, comme pour le Titien, comme pour Turner, ses oeuvres les plus fulgurantes et les plus chargées de mystère sont celles de l'extrême vieillesse, où il ne voyait plus qu'une clarté habitée par la Gloire, ainsi que ce buisson ardent dans le désert, où jadis, Dieu parla à un pauvre berger. Ici, à Lunel, il est impossible de parler de Jean Hugo sans évoquer le grand vieillard qui, à l'heure où la ville s'éveille, rangeait sa vieille voiture devant l'église et venait communier au corps et au sang de Jésus-Christ. Puis, comme un mendiant son quignon de pain, Jean Hugo emportait Dieu dans son atelier. A propos des
    "Contemplations", Victor Hugo avait dit : "Dieu dictait.  J'écrivais". Jean Hugo peignait.

    Quand Cézanne est mort dans sa mansarde, Aix-en-Provence a ignoré qu'elle avait enfanté le plus grand peintre du siècle et qu'il venait de la quitter. Lunel sait et reconnaît aujourd'hui qu'elle est la patrie d'un autre grand peintre, q u' il s'appelait Hugo, qui était la descendance charnelle et spirituelle de notre plus grand poète, celui qui a écrit :

    "Mourir n'est pas finir. C'est le matin suprême."

    R.P BRUCKBERGER
    de l'Institut.

    Oeuvres

    Tableaux


    Quelques tableaux
    LA PLAINE DE VILLETELLE, 1951, Huile /toile 64 x 79, Collection Famille Hugo. Exposée à Paris Musée d' Art Moderne 1976.

    GARRIGUE À LA FEMME EN BLEU 1975 Huile /toile 90 x 125, Collection Famille Hugo.

    LES CARRIÈRES DE JUNAS 1970 Huile / toile 60 x 92, Collection Famille Hugo.
    Exposée au Ueno Royal Museum de Tokyo 1977.

    LE MARCHÉ DE CADAQUES 1953 Huile /toile 78 x 63, Collection Famille Hugo.

    NATURE MORTE AU PLAT HISPANO-MAURESQUE 1979, Huile /toile 45 x 64, Collection Famille Hugo. Exposée à Béziers 1985 Musée Fayet.

    NATURE MORTE AUX CHARDONS,1982, Huile / toile 50 x 65, Collection Famille Hugo. Exposée à Béziers 1985 Musée Fayet.

    Livres
    Avant d'oublier, Paris, Fayard, 1973

    Le regard de la mémoire, Actes Sud 1993.

    Voyage à Moscou et Léningrad, gouaches et textes de Jean Hugo, Actes Sud.

    Documentation

    Jean Hugo, Actes Sud, 1993.
    «L'année 1994 marque le centenaire de la naissance de Jean Hugo, arrière-petit-fils de Victor Hugo. Jean Hugo est mobilisé le 4 septembre 1914. Blessé en 1915, il repart peu après pour le front jusqu'en 1917. Il est alors envoyé à Gondrecourt, en Lorraine, comme aide de camp et interprète. Il sera démobilisé en septembre 1919. Le musée national de la Coopération franco-américaine, au château de Blérancourt (Aisne), consacre une exposition aux dessins et aux carnets que Jean Hugo réalisa au cours et au lendemain de la Grande guerre. Ces oeuvres, qui n'ont jamais été exposées, et les documents et photographies qui les accompagnent, permettent de découvrir ou de mieux connaître une personnalité artistique peu commune. Elles invitent aussi à lire ou relire les mémoires de Jean Hugo (Le Regard de la mémoire, 1983, aux éditions Actes Sud) qu'elles complètent admirablement pour toute la période 1915-1919.»

    ***


    Avec Jean Hugo, Robert Faure, Les presses du Languedoc. (Année de publication non indiquée sur le site.)

    Après ses années parisiennes au cours desquelles il participe activement à la vie culturelle et artistique de la capitale, Jean Hugo
    se retire au mas de Fourques, à deux pas de Lunel. Qui ne connaît Jean Hugo, arrière- petit-fils de l’illustre poète, l’un des peintres marquants du XXe siècle, proche de Cocteau et de Picasso ? Mais connaît-t-on sa réalité intime ? Ses secrets, ses mystères ? Toutes choses que Robert Faure qui, tout jeune, fut amené à fréquenter les enfants de Jean, devait approfondir. Ami de Charles Hugo, le fils aîné, l’auteur se souvient de la vie du mas dans les années 1950. Dans ce décor d’un autre temps où les activités agricoles le disputaient aux activités artistiques, il a participé à la vie quotidienne de la famille Hugo, aux repas, aux discussions, aux promenades en Camargue, à Montaud, Ambrussum, en Cévennes ou en Aveyron.
    Au mas, il a côtoyé peintres, acteurs et musiciens, qu’il décrit avec humour et pittoresque : Jean Cocteau, Christian Bérard, Darius Milhaud, Marie Bell, Louise de Vilmorin, Boris Kochno, Richard Buckle… Il nous montre enfin, en admirateur passionné, le travail de Jean Hugo aux prises avec la toile, il évoque ses goûts et ses curiosités, relate leurs discussions, et il retrace la vie de la tribu que devait interrompre la disparition du peintre, le 21 juin 1984. Une évocation pleine d’émotion, illustrée de photos inédites et de reproductions des œuvres de l'artiste.

    Né à Lunel, Robert Faure, peintre et photographe, amoureux de la Nature, a beaucoup appris de sa longue fréquentation de Jean Hugo.

    En 1ère de couverture : Centaure gardian, 1979
    Huile sur toile, 36 x 21
    Coll. Particulière.

     

     

     

     

     Jean Hugo, poète et peintre, par Pierre Caizergues

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    SDM
    Reproduction de 160 dessins et aquarelles de Jean Hugo; quelques pages sur l'homme, sa carrière militaire et artistique. --
    Services Documentaires Multimédia.

    Expositions

    En 1973, exposition à l'Ontario Art Gellery de Toronto. L'exposition est organisée le conservateur du Musée à ce moment,

    Richard Wattenmaker, lequel a consacré un livre à Jean Hugo: The Art of Jean Hugo.

     

     

     

     

    Jean Hugo, Jean Hugo et al., Réunion des Musées nationaux, Musée Fabre 1995. 152 tableaux du peintre.

    La Bretagne et la mer
    Musée des Jacobins de Morlaix, du 23 juin au 5 novembre 2001.
    Dès lors, la Bretagne devient sa seconde patrie et une terre d’inspiration. « Il s’est toujours senti plus proche de notre univers que du Midi, où il a passé une bonne partie de sa vie » explique Patrick Jourdan.
    L’exposition du Musée témoigne largement de cet attachement. De Douarnenez à l’Aber-Idult, de l’Aber Wrac’h au Mont Saint-Michel, plusieurs œuvres sont d’inspiration bretonne. La mer, l’eau, les bateaux, sont les prétextes d’une sereine et mystérieuse poésie picturale. D’autres toiles, miniatures ou encore peintures sur galets nous permettent de voyager sur les côtes méditerranéennes, en Espagne, et surtout dans les îles anglo-normandes, où le peintre passa une partie de son enfance, dans le manoir familial de Guernesey.

    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    France
    Naissance
    19/11/1894, Paris
    Déces
    21/6/1984
    Raccourcis

    Référence


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