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    Pleyel Ignace

    Ignace Pleyel, compositeur et facteur d'instruments, naquit en juillet 1756* à Ruppersthal, près de Vienne en Autriche. Il était le vingt-quatrième enfant du mariage de Martin Pleyel, organiste et maître d'école de ce bourg, avec la fille aînée du comte de Schallenberg. Après avoir étudié cinq ans à Vienne, sous le célèbre Haydn (...), dont il fut un des élèves les plus distingués, il alla, en 1783, s'établir à Strasbourg, puis il fit, en 1786, un voyage en Italie, où le succès de ses premières oeuvres l'avait mis en réputation, et il y reçut l'accueil le plus flatteur. Il ne fut pas moins favorablement traité à Paris pendant le court séjour qu'il y fit. Il retourna à Strasbourg, où il venait d'être nommé, en 1787, maître de chapelle de la cathédrale, aux appointements de quatre mille francs, et il y composa trois ou quatre messes, dont les manuscrits ont péri dans un incendie. Ayant perdu cette place en 1792, par suite de la révolution qui avait entraîné la clôture des églises, Pleyel revint à Paris, où, pour sauver sa tête, il composa un ouvrage lyrique sur la journée du Dix-Août, et un Hymne à la liberté, qui ne lui valurent que de vains éloges. Il partit pour Londres en 1793, y retrouva son maître Haydn, et y donna plusieurs concerts. De retour à Paris en 1796, il figura parmi les compositeurs qui contribuèrent par leurs talents à la solennité des fêtes nationales. Vers la fin du 18e siècle il y fonda une maison de commerce pour la musique, à laquelle il joignit bientôt des ateliers pour la fabrication des pianos et autres instruments de musique. Pleyel entreprit, en 1802, la publication d'une Bibliothèque musicale, qui contenait les chefs-d'oeuvre des principaux compositeurs italiens, allemands et français. Il est auteur d'un grand nombre de compositions musicales, quatuors pour violons, alto et basse; quintetti, septuor, duos, trios, sonates, symphonies, sérénades, concertos, tant pour orchestre et pour violon, alto, basse, que pour instruments à vent et clavecin, le tout formant cinquante-six oeuvres, la plupart gravés à Offenbach, de 1785 à 1790; ils se distinguent tous par un chant frais, gracieux, expressif et léger, principalement ses douze quatuors dédiés au roi de Prusse. Les oeuvres qu'il a publiées depuis sont bien moins nombreuses et n'ont pas eu autant de succès. Quant à sa musique de chant, elle est moins connue et en général n'a pas été gravée, excepté quelques romances, entre autres celle: O toi qui m'es chère, sur l'air d'un andante à variations de l'un de ses quatuors. On peut citer aussi son opéra italien, Ifigenia, composé en Italie, traduit en allemand, et pour lequel il a fait une musique charmante, restée manuscrite, à l'exception d'un rondeau, avec récitatif, gravé dans la collection de chansons qu'a publiée le maître de chapelle André, éditeur de la plupart des oeuvres de Pleyel, notamment de plusieurs quatuors arrangés pour le piano, et insérés dans son Journal de musique pour les dames. Parmi ses musiques manuscrites, on vante deux oeuvres de quatuors dont le style est plus ferme et l'harmonie plus nourrie que dans les anciens. Pleyel avait abandonné la composition dans sa vieillesse. Il est mort à Paris, le 14 novembre 1831. (Louis-Gabriel Michaud (dir.), Biographie universelle ancienne et moderne, Paris, A. Thoisnier, Michaud, [18..?], tome trente-troisième, p. 518)

    * On s'entend aujourd'hui sur la date du 18 juin 1757 comme jour de sa naissance.

    Voir cette biographie récente d'Ignace Pleyel
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01


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