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    Impression du texte

    Truffaut François

    Cinéaste et critique français de la Nouvelle Vague.

    Biographie

    François Truffaut naît le 6 février 1932 à Paris. Son père, Roland Truffaut, est architecte et Janine de Monferrand, sa mère, est secrétaire au magazine L’Illustration. Le jeune François, que l'on confie à ses grands-parents, connaît une enfance solitaire ponctuée d’échecs académiques, de fugues et de petits larcins.

    Il trouve refuge dans la littérature et dans le cinéma et c’est, de son aveu même, ce qui l’empêchera «de devenir un voyou de Pigalle». Ses fugues et ses journées d’école buissonnière le mènent plus souvent qu’autrement dans les cinémas de Paris où il se découvre une véritable passion. À 14 ans, il s’endette pour fonder un ciné-club, le Cercle Cinémane, qui ne survit pas à la première séance. En 1946, suite à une nouvelle fugue, il se retrouve au Centre d’observation pour mineurs délinquants de Villejuif.

    Fuyant une peine d'amour, il se porte volontaire, en 1950, au sein de l'armée française. Passage remarqué, mais dont on ne peut dire qu'il fût remarquable. Après avoir passé quelque temps en prison pour désertion, Truffaut, aidé d’André Bazin rencontré quelques années auparavant, est réformé pour cause d’«instabilité caractérielle». Bazin, que Truffaut considère comme un père, l’accueille sous son toit et l’encourage à poursuivre ses écrits sur le cinéma qu’il avait entrepris avant son entrée dans l’armée.

    Truffaut collabore à diverses revues, dont
    Elle et La Gazette du Cinéma, et, en 1953, fait son entrée aux Cahiers du cinéma. Il se fait rapidement connaître par ses opinions tranchées et ses critiques acerbes. En 1954, il publie dans les Cahiers un article intitulé «Une certaine tendance du cinéma français», violente mise en accusation de l’école du réalisme psychologique dont il dénonce les pratiques et l’attachement à une certaine «tradition de la qualité». Il affirme également l’importance du metteur en scène en tant que véritable auteur d’un film. Cet article est considéré par plusieurs comme l’acte de naissance du mouvement de la «Nouvelle Vague». Dans la revue Arts, où il tient la chronique Cinéma et dans les Cahiers, avec les autres rédacteurs Jacques Rivette, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol et Eric Rohmer, il élabore et défend cette vision qui marquera le monde cinématographique.

    En 1957, il épouse Madeleine Morgenstern, fille d’un distributeur très respecté dans le milieu. La même année, Truffaut troque la plume pour la caméra. Il tourne
    Les Mistons, d’après une nouvelle de Maurice Pons, un court-métrage avec Gérard Blain et Bernadette Lafont qui raconte les méfaits d’une bande de jeunes garçons. Pour faire ce film, Truffaut fonde, avec l’aide de son beau-père, sa propre maison de production, Les Films du Carrosse, nommé ainsi en hommage à Jean Renoir (Le Carrosse d’or, 1953)

    C’est toutefois avec les
    Quatre Cents Coups, dont le début du tournage en novembre 1958 est marqué par la mort d’André Bazin, que Truffaut fait sa marque. L’histoire scénarisée par Truffaut est en partie autobiographique. Elle raconte la vie mouvementée d’un jeune adolescent parisien, Antoine Doinel, interprété par Jean-Pierre Léaud. Ce film vaut à Truffaut le prix de la meilleure mise en scène au Festival de Cannes en 1959. Il marque également le début d’une longue et fructueuse collaboration avec Léaud qui reprendra à quatre reprises (Antoine et Colette en 1961, Baisers volés en 1968, Domicile conjugal en 1970 et L’amour en fuite en 1978) le rôle d’Antoine Doinel, constituant ainsi une série remarquable et unique dans l’histoire du cinéma où l’évolution d’un personnage est étroitement liée à celle d’un comédien.

    Après
    Tirez sur le pianiste où Charles Aznavour tient le dangereux rôle titre, Truffaut tourne, en 1961, Jules et Jim dans lequel il raconte l’histoire d’un triangle amoureux entre une femme (Jeanne Moreau) et deux hommes (Henri Serre et Oskar Werner).

    Avec
    Fahrenheit 451 (1966), Truffaut fait une de ses rares incursions dans le monde de la science-fiction (on le verra également interprétant un scientifique français dans le film Rencontre du troisième type de Steven Spielberg). Ce film marie ses deux grandes passions: la littérature et le cinéma. Truffaut y décrit un monde où les livres sont interdits et brûlés par les pompiers.

    En marge de son travail cinématographique, Truffaut poursuit l'écriture. Il publie en 1966, un ouvrage marquant sur
    Alfred Hitchcock qu'il estime l'un des plus grands maîtres du septième art. Le Cinéma selon Hitchcock demeure encore aujourd’hui un des incontournables de la littérature sur le cinéma.

    Au début de 1968, suite à l’éviction, par
    André Malraux, d’Henri Langlois de la Cinémathèque française, Truffaut, alors en plein tournage de Baisers volés, prend activement la défense du fondateur de cette institution. «L’affaire Langlois» suscite de vives réactions qui vont jusqu’au boycott du Festival de Cannes. Les protestations entourant cette affaire sont le prologue des événements de Mai 68. Après plusieurs semaines, le gouvernement cède finalement et Langlois est réintégré dans ses fonctions.

    Jusqu’en 1982, Truffaut tournera pratiquement un film par année signant, entre autres,
    L’Enfant sauvage (1969) dans lequel il tient un des rôles principaux, Deux anglaises et le continent (1971), La nuit américaine (1973), un film sur le cinéma qui lui vaudra l'Oscar du meilleur film étranger, L’histoire d’Adèle H. (1975) avec Isabelle Adjani dans le rôle de l’une des filles de Victor Hugo, L’Homme qui aimait les femmes (1977), Le dernier métro (1980) où il réunit Catherine Deneuve et Gérard Depardieu, La femme d’à côté (1981) avec Depardieu et Fanny Ardant que Truffaut épouse la même année, et Vivement dimanche ! (1982), son dernier film, mettant en vedette Fanny Ardant et Jean-Louis Trintignant.

    À l’été 1983, après avoir travaillé à l’édition définitive de son livre sur Hitchcock, Truffaut est victime d’une hémorragie cérébrale. Malgré une opération au cerveau, François Truffaut s’éteint un an plus tard, le 21 octobre 1984. Il laisse une œuvre importante: 21 films, 3 courts-métrages, 10 livres et des centaines d’articles.

    En 1988, Claude Miller, qui fut directeur de production sur beaucoup des films de Truffaut, porte à l’écran
    La petite voleuse, dernier scénario auquel Truffaut ait travaillé.

    Oeuvres

    Filmographie
    Vivement dimanche! (1983)
    La Femme d'à côté (1981)
    Le Dernier métro (1980)
    L'Amour en fuite (1979)
    La Chambre verte (1978)
    L'Homme qui aimait les femmes (1977)
    L'Argent de poche (1976)
    L'Histoire d'Adèle H. (1975)
    La Nuit américaine (1973)
    Une belle fille comme moi (1972)
    Les Deux anglaises et le continent (1971)
    Domicile conjugal (1970)
    L'Enfant sauvage (1969)
    La Sirène du Mississippi (1969)
    Baisers volés (1968)
    La Mariée était en noir (1968)
    Fahrenheit 451 (1966)
    La Peau douce (1964)
    "Antoine et Collette" dans
    L'Amour à vingt ans (1962)
    Jules et Jim (1962)
    Tire au flanc (1961)
    Une histoire d'eau (1961)
    Tirez sur le pianiste (1960)
    Les Quatre cents coups (1959)
    Les Mistons (1957)

    Filmographie (Internet Movie Database)

    Bibliographie
    Les aventures d'Antoine Doinel, Paris, Mercure de France, 1970.
    La nuit américaine: scénario du film suivi de "Journal de tournage de Fahrenheit 451", Paris, Seghers, 1974.
    Le Cinéma, art et industrie, Paris, R. Laffont, 1975.
    Les films de ma vie, Paris, Flammarion, 1975.
    L'argent de poche, cinéroman, Paris, Flammarion, 1976.
    L'Homme qui aimait les femmes, cinéroman, Paris, Flammarion, 1977.
    Hitchcock/Truffaut: Édition définitive, avec la collaboration de Helen Scott, Paris, Ramsay, 1983.
    Truffaut par Truffaut, Paris, Chêne, 1985.
    Le plaisir des yeux, Recueil de textes extraits de diverses revues et publications, 1950-1984, Paris, Cahiers du cinéma, 1987.
    Correspondance; lettres recueillies par Gilles Jacob et Claude de Givray; notes de Gilles Jacob; avant-propos de Jean-Luc Godard, Paris, 5 Continents, Hatier, 1988.

    L'article fondateur de la Nouvelle Vague "Une certaine tendance du cinéma français" et une analyse de cet article.

    Documentation

    François Truffaut: A Bibliography of Materials in the UC Berkeley Library (ouvrages et articles en langue anglaise)

    "Encountering Directors": entretien de François Truffaut avec Charles Thomas Samuels. Paris, 1 et 3 septembre 1970 (Euroscreen)

    Charles Taylor, Tout Truffaut (Salon.com)

    David Walsh, The Films of François Truffaut (World Socialist Web Site, 25 octobre 1999)

    P. J. O'Hara, Life, Art and Honesty: François Truffaut
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2013-03-14
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    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    France
    Naissance
    06 / 02 / 1932, Paris, Fr.
    Déces
    21 / 10 / 1984
    Raccourcis
    Hommage à François Truffaut (Fluctuat.net)
    Brève biographie (Écran Noir)
    Notice de l'Encyclopédie Hachette (Yahoo! France)
    Courte biographie (Collège François Truffaut, Fr.)
    Fiche Personnalité (Allo Ciné)
    Notice en langue anglaise: WorldFilms.com, ForeignFilms.com
    Un site personnel consacré à Truffaut
    La Nouvelle Vague (La République des lettres, 1998)
    François Truffaut au Festival de Cannes
    Truffaut, disciple d'Alfred Hitchcock
    François Truffaut (site personnel)

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