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    Impression du texte

    Nightingale Florence

    La légende qui entoure cette femme ne doit pas nous faire oublier qu'elle a joué un rôle déterminant dans la lutte contre les maladies infectieuses, au même titre que Semmelweis, John Snow et Pasteur.
    Source: Thoemmes Press Portrait Gallery

    Biographie

    On trouvera une biographie détaillée de Florence Nightingale dans un document associé à ce dossier sous le titre de La vie de Florence Nightingale.

    Nous mettons ici en relief sa contribution à la victoire contre les maladies infectieuses, à la réforme des hôpitaux et à la formation des infirmières.

    À cause principalement de l'impuissance de la médecine contre les maladies infectieuses, les hôpitaux - l'histoire de Semmelweis le montre très bien - furent jusqu'au début du XIXe siècle des refuges inhospitaliers plutôt que des hôpitaux au sens que nous donnons aujourd'hui à ce mot.

    «Tu me réduis à l'hôpital», dit une héroïne de Molière pour invectiver son mari alcoolique. Aller à l'hôpital, surtout pour y accoucher, était le dernier des malheurs. On opérait encore à la maison au début du XXe siècle. Dans les hôpitaux, la mortalité en chirurgie pouvait atteindre le taux de neuf sur dix.

    Le médecin anglais Joseph Lister, un admirateur de Pasteur, introduisit l'asepsie dans les salles de chirurgie à la fin du XIXe siècle. A la même époque, en Allemagne, on adjoignait des laboratoires aux hôpitaux et certains de ces derniers étaient rattachés à une faculté de médecine. Ce fut la naissance de l'hôpital moderne.

    Ce système sera importé aux États-Unis pour donner naissance à l'hôpital John's Hopkins de Baltimore, lequel fut à l'origine d'une grande réforme qui fit passer les hôpitaux américains au premier rang dans le monde.

    Plusieurs décennies auparavant une infirmière, Florence Nightingale, avait toutefois devancé ce mouvement en gagnant contre l'infection une victoire aussi importante par ses conséquences que les victoires de Pasteur.

    C'est la guerre de Crimée qui fut l'occasion de cette victoire. En 1856, dans un grand hôpital militaire de Scutari, en banlieue de Constantinople, Florence Nightingale fit passer le taux de mortalité en moins d'un an de 42 pour cent à 22 pour mille, grâce à des soins infirmiers efficaces et intelligents, grâce aussi, il faut le dire, à une personnalité très forte qui lui permit d'en imposer aux militaires qui dirigeaient l'hôpital.

    Il faut souligner ici une chose capitale: Florence Nightingale mit beaucoup de temps à ajouter foi aux idées de Pasteur sur les microbes. À Scutari, elle n'appliquait pas des théories élaborées loin des malades, dans des laboratoires. Elle était inspirée par son amour des malades blessés, son bon sens, de même que par le souvenir qu'elle conservait de ses visites dans les plus grands hôpitaux européens. Elle était aussi, bien entendu, soumise à l'esprit de son temps, qui était tourné vers la propreté, surtout en Angleterre.

    Elle veillait donc à ce que le linge mis à la disposition des soldats soit nettoyé. C'est à l'air toutefois qu'elle attachait le plus d'importance. Il faut dire que l'hôpital de Scutari, sans fenêtres et sans corridors, était construit au-dessus d'un égoût ouvert. Le premier souci de Florence Nightingale fut d'y faire pénétrer l'air pur. L'architecture des hôpitaux sera à jamais marquée par cette initiative.

    En 1856, le télégraphe venait d'être inventé. La guerre de Crimée fut le premier grand événement couvert en direct par les journaux. Les succès de Florence Nightingale et ses appels à l'aide firent souvent les manchettes.

    Une gloire telle l'avait précédée en Angleterre qu'elle put imposer ses volontés à toute l'armée anglaise. Aucun hôpital militaire n'allait désormais être construit sans qu'elle n'en ait approuvé les plans. Par la suite, on vint du monde entier la consulter sur la façon de concevoir et d'administrer les hôpitaux, civils ou militaires.

    D'autre part, elle fonda en 1860, à l'hôpital Saint-Thomas de Londres, la première véritable école d'infirmières: The Nightingale training school for nurses.

    «Une infirmière, disait-elle, ne devrait rien faire d'autre que soigner. Si vous voulez des femmes de ménage engagez-en. Les soins infirmiers sont une spécialité».

    Soigner, elle l'avait elle-même démontré à Scutari, cela ne signifiait pas exclusivement assister le médecin détenteur du savoir scientifique, cela signifiait aussi veiller avec bon sens et compétence sur la qualité de la vie des malades, faire en sorte que l'hôpital, par son aménité, devienne un remède. Florence Nightingale établissait ainsi la spécificité de la profession d'infirmière.

    Les origines de la profession d'infirmière.

    Florence Nightingale était profondément religieuse, comme toutes les infirmières qui l'avaient précédée. Si la médecine a ses origines dans le génie grec, il ne fait aucun doute que la profession d'infirmière s'enracine dans le christianisme.

    L'histoire de cette profession est celle du lent passage d'une charité, où les soins et les services les plus humbles prenaient beaucoup de place, à ce qu'on pourrait appeler une charité compétente et de plus en plus axée sur les soins aux malades, plutôt que sur les tâches ménagères.

    Au XVIIe siècle, saint Vincent de Paul se fit l'apôtre de l'assistance éclairée. C'est lui qui confia à sainte Louise de Marillac la création du premier programme d'éducation systématique en soins infirmiers.

    Oeuvres

    Ouvrages de Florence Nightingale

    * 1851. The Institution of Kaiserswerth on the Rhine, for the practical training of deaconesses, under the direction of the Rev. Pastor Fliedner, embracing the support and care of a hospital, infant and industrial schools, and a female penitentiary [L'institution de Kaiserswerth-sur-le-Rhin, destinée à la formation pratique des diaconnesses, sous la direction du pasteur Fliedner, comprenant le soin et l'entretien d'un hôpital, d'écoles enfantines et industrielles et d'une institution pénitentiaire pour femmes]. Londres, Colonial Ragged Training School. 32 p.
    * 1858a. Notes on matters affecting the health, efficiency and hospital administration of the British army founded chiefly on the experience of the late war. Presented by request to the Secretary of State for War [Notes sur des sujets se rapportant à l'efficacité dans les soins de santé et dans l'administration hospitalière et fondées principalement sur l'expérience acquise pendant la dernière guerre. Présenté à la demande au Secrétariat d'État à la guerre]. Londres, Harrison et Sons. 567 p.
    * 1858b. Subsidiary notes as to the introduction of female nursing into military hospitals in peace and in war. Presented by request to the Secretary of State for War [Notes supplémentaires quant à l'introduction des soins infirmiers donnés par des femmes dans les hôpitaux militaires en temps de paix et en temps de guerre. Présenté à la demande du Secrétariat d'État à la guerre]. Londres, Harrison et Sons. 133 p.
    * 1859. Notes on hospitals : being two papers read before the National Association for the Promotion of Social Science, at Liverpool, in October 1858. With evidence given to the Royal Commissioners on the State of the Army in 1857 [Notes sur les hôpitaux : consistant en deux textes lus devant l'association nationale pour le développement de la science sociale, à Liverpool, en octobre 1858. À l'aide de la démonstration faite devant les commissaires royaux délégués à l'état de l'armée en 1857]. Londres, John W. Parker et Sons. 108 p.
    * 1860a. Notes on nursing: what it is and what it is not [Notes sur les soins infirmiers: ce qu'ils sont et ce qu'ils ne sont pas]. Londres, Harrison. 70 p.
    * 1860b. Suggestions for thought for searchers after religious truth [Sujets de réflexion destinés à ceux qui cherchent la vérité dans la religion]. 3 vols. Londres, Eyre et Spottiswoode (Impression privée).
    * 1863a. How people may live and not die in India [Comment les populations peuvent vivre plutôt que mourir en Inde]. Londres, Emily Faithfull. 11 p.
    * 1863b. Notes on hospitals [Notes sur les hôpitaux]. Troisième édition. Londres, Longmans. 187 p.
    * 1863c. Sanitary statistics of native and colonial schools and hospitals
    [Statistiques sanitaires des écoles et des hôpitaux nationaux et coloniaux]. Londres. 67 p.
    * 1865. The organisation of nursing in a large town (an account of the Liverpool nurses' training school). With an introduction by Florence Nightingale [De l'organisation des soins infirmiers dans une métropole. Une description de l'école de formation des infirmières de Liverpool. Introduction de Florence Nightingale]. Liverpool. 103 p.
    * 1867. « Suggestions on the subject of providing, training, and organizing nurses for the sick poor in workhouse infirmaries » [Propositions visant à améliorer les services infirmiers dans les hôpitaux et traitant des méthodes utilisées dans la formation des infirmières spécialisées dans les soins aux nécessiteux]. Dans: Report of the committee on cubic space of metropolitan workhouses with papers submitted to the committee. Parliamentary Blue Book, p. 64-79.
    * 1871. Introductory notes on lying-in institutions. together with a proposal for organising an institution for training midwives and midwifery nurses. By Florence Nightingale [Notes d'introduction au sujet des maternités: avec une proposition quant à l'organisation d'une institution destinée à former des sages-femmes et des infirmières-obstétriciennes. Par Florence Nightingale]. Londres, Longmans, Green et Co. 110 p.
    * 1873a. A « Note » of interrogation [Un point d'interrogation]. Frasers magazine. Mai, p. 567-77.
    * 1873b. « A sub-`Note' of interrogation. What will our religion be in 1999 ? » [Un point d'interrogation supplémentaire... Que sera notre religion en 1999 ?]. Frasers magazine, p. 25-36.
    * 1874a. Life or death in India. A paper read at the meeting of the National Association for the Promotion of Social Science, Norwich, October, 1873. With an appendix « life or death by irrigation » [Vivre ou mourir en Inde: un texte lu à la rencontre organisée par l'Association nationale pour le développement de la science sociale, Norwich, octobre 1873. En appendice: l'irrigation: une
    question de vie ou de mort]. Londres, Harrison and Sons. 63 p.
    * 1874b. Suggestions for improving the nursing services of hospitals and on the method of training nurses for the sick poor [Propositions visant à améliorer les services infirmiers dans les hôpitaux et traitant des méthodes utilisées dans la formation des infirmières spécialisées dans les soins aux nécessiteux]. 18 p.
    * 1876. Metropolitan and National Association for providing trained nursing for the sick poor. On trained nursing for the sick poor [Association métropolitaine et nationale pour la promotion des soins aux nécessiteux par des infirmières qualifiées. Sur le sujet de la qualification des infirmières spécialisées dans les soins aux nécessiteux]. Londres, Spottiswoode et Co. 12 p.
    * 1879. « A missionary health officer in India » [Un missionnaire, officier de la santé en Inde]. Dans: Good words. (trois articles) juillet, août et septembre 1879, p. 492-96, p. 565-71, p. 635-40.
    * 1882. « Nurses, training of » and « Nursing the sick »[Infirmières, formation des] et [Des soins aux malades]. Dans: Quain's dictionary of medicine, p. 1038-43 ; p. 1043-49.
    * 1892. « Three letters »[Trois lettres]. Dans: Report of the training of rural health missioners and of their village lecturing and visiting under the Bucks County Council: 1891 92. Winslow, Royaume-Uni, E. J. French. 50 p.
    * 1893. « Sick-nursing and health-nursing »[Soins aux malades et soins de santé]. Dans: Woman's mission: a series of congress papers on the philanthropic work of women by eminent writers. Londres, Sampson
    Low, Marston and Co., p. 184-99.
    * 1894. Health teaching in towns and villages. Rural hygiene [De l'enseignement des soins de santé dans les villes et les villages. L'hygiène rurale]. Londres, Spottiswoode and Co., 27 p.
    * Bio-bibliography, de Bishop et Goldie, reste à ce jour le meilleur inventaire des 200 livres, rapports, articles et brochures rédigés par Florence Nightingale. Seules les deux nouvelles éditions importantes parues en anglais depuis la publication de Bio-bibliography sont mentionnées ci-après:
    Bishop, W.J.; Goldie, S. 1962. A Bio-bibliography of Florence Nightingale. Londres, Dawson's of Pall Mall.
    Nightingale, F. 1991. Cassandra and other selections from suggestions for thought. (Sous la direction de M. A. Poovey.) Londres, Pickering and Chatto.
    Skretkowicz, V. (dir. publ.). 1992. Florence Nightingale's notes on nursing (révisé avec des ajouts) [Florence Nightingale : notes sur le sujet des soins infirmiers]. Londres, Scutari Press.

    Source de la bibliographie: Alex Attewell, "Florence Nightingale (1820-1910)", Perspectives: revue trimestrielle d'éducation comparée (Paris, UNESCO: Bureau international d'éducation), vol. XXVIII, n° 1, mars 1998, p. 173-189.

    Documents disponibles en ligne:

    Choix de lettres (Clendening History of Medicine Library, University of Kansas Medical Center; en anglais).

    Notes on Nursing: What It Is, and What It Is Not (New York: D. Appleton, 1860) (Celebration of Women Writers).

    Modern History Sourcebook: Florence Nightingale: Rural Hygiene. Extrait de: Selected Writings of Florence Nightingale, ed. Lucy Ridgely Seymer (New York: The Macmillan Co. 1954).

    Documentation


    Ouvrages sur Florence Nightingale

    E. T. Cook, The life of Florence Nightingale [La vie de Florence Nightingale]. 2 vol. Londres, Macmillan, 1913.
    I. B. O'Malley, Florence Nightingale, 1820-1856. Londres, Thornton Butterworth, 1930, 416 p.
    C. Woodham-Smith, Florence Nightingale. Londres, Constable, 1992.

    Sally Lipsey, Mathematical Education in the Life of Florence Nightingale, Newsletter of the Association for Women in Mathematics, vol. 23, no 4, juillet/août 1993, p. 11-12.
    Lynn McDonald, Florence Nightingale and the Foundations of Public Health Care, as seen through her Collected Works, Dalhousie Health Sciences, 17 février 2000 (il s'agit d'un document de travail à ne pas utiliser pour fins de citations, dixit l'auteur)

    Helen Epstein, The Mysterious Miss Nightingale, The New York Review of Books, 8 mars 2001
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    Angleterre
    Naissance
    12 / 05 / 1820, Florence
    Déces
    13 / 08 / 1910
    Documents Associés
    Raccourcis

    Référence


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